Écoutes du SREL

25 octobre 2017 08:51; Act: 25.10.2017 17:05 Print

Procès «Frisbee»: Juncker appelé à témoigner

LUXEMBOURG – Le président de la Commission européenne devrait être entendu dans le cadre du procès de trois anciens collaborateurs du SREL, qui débute le 29 novembre.

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L'affaire des écoutes poursuit l'ancien Premier ministre. (photo: DPA)

op Däitsch
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Le 11 juillet 2013, Jean-Claude Juncker, lâché par ses alliés socialistes, démissionnait de son poste de Premier ministre. La faute à des mois de tensions autour de la gestion des services de renseignements de l’État (SREL). Une affaire qui poursuit encore aujourd’hui le désormais président de la Commission européenne. Il devra en effet témoigner dans le procès de l’affaire dite «Frisbee» qui débutera probablement le 29 novembre, a appris L’essentiel auprès de sources judiciaires. Contactée, la porte-parole du président de la Commission européenne a indiqué qu'il «sera, bien sûr, à la disposition de la justice en tant que témoin». Le directeur de l’enquête de l’époque, Fernand Rupert, sera également cité comme témoin.

En juillet dernier, la chambre du conseil de la cour d’appel a estimé qu’il existait des «charges suffisantes de culpabilité pour ordonner le renvoi des trois anciens collaborateurs du SREL, devant une chambre correctionnelle du tribunal d’arrondissement de Luxembourg». Marco Mille (ancien directeur du SREL), André Kemmer et Frank Schneider (tous les deux anciens collaborateurs) devront répondre d'infractions commises à propos des lois sur la protection de la vie privée et des données à caractère personnel.

Les trois hommes sont accusés d’avoir placé sur écoute l'électronicien Loris Mariotto en 2007 alors qu’ils cherchaient à déchiffrer le contenu d'un CD crypté contenant une discussion entre le Grand-Duc Henri et le Premier ministre, Jean-Claude Juncker, concernant l’affaire dite du «Bommeleeër».

(Philip Weber/MC/L'essentiel)