Au Luxembourg

19 juin 2017 12:32; Act: 19.06.2017 14:45 Print

«Sensibiliser pour réduire les risques au travail»

LUXEMBOURG - Des professionnels du monde du travail et le ministre Nicolas Schmit ont présenté le programme Vision Zéro, qui vise à lutter contre les accidents du travail.

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Nicolas Schmit (au premier plan) a évoqué les accidents du travail, notamment dans le secteur de la construction. (photo: L'essentiel/JG)

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op Däitsch
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Le travail sur les chantiers peut être très dangereux, comme l’a hélas rappelé un incident tragique le week-end dernier, lorsqu’un ouvrier s’est tué en faisant une chute de 10 mètres. C’est pour lutter contre les accidents du travail que des professionnels du monde du travail ont présenté lundi le nouveau programme Vision Zéro (zéro risque, zéro accident, zéro morts), en présence du ministre du Travail, Nicolas Schmit (LSAP).

Réunis sur un chantier de la route d’Arlon, où se construisent trois étages de bureau et trois étages de logements, tous ont insisté sur l’importance de la prévention, à l’image de Nicolas Schmit: «Il faut sensibiliser, prévenir et former le personnel, de sorte que nous arrivions à réduire le nombre d’accidents, notamment dans la construction». Ce dernier secteur est le plus exposé «du fait des zones de risques», a insisté le ministre.

Le manque de contrôle

Marco Boly, inspecteur en chef à l’inspection du Travail et des Mines (ITM), dresse un diagnostic similaire: «La Vision Zéro est d’abord la sensibilisation des personnes concernées. Cela doit permettre de réduire les accidents du travail, mais également les maladies professionnelles». Bruno Renders, administrateur à l’Institut de formation sectoriel du bâtiment (IFSB), a expliqué que la formation en sécurité était «un investissement rentable pour les entreprises», dans la mesure où elle permet de meilleures conditions de travail.

Environ 20 000 accidents du travail sont déplorés chaque année au Luxembourg, allant de l’accident de circulation à la chute sur le lieu du travail. L’an dernier, huit personnes ont été tuées dans l’un de ces accidents et déjà quatre sont mortes en 2017. La pression à laquelle sont soumis les travailleurs, notamment sur les chantiers, peut expliquer certains accidents. «Le dumping social au niveau européen, qui met les salariés européens en concurrence donc sous pression, ne contribue pas à ce que le monde du travail devienne meilleur», reprend Marco Boly.

Le manque de contrôle sur les chantiers est bien sûr une problématique importante, mais ne constitue pas le cœur du problème, selon les différents acteurs du secteur. «Les contrôles, on peut toujours les augmenter, explique Nicolas Schmit. Nous avons d’ailleurs une politique de renforcement du nombre d’inspecteurs de l’ITM. Mais avant le contrôle, il y a la sensibilisation et la responsabilisation».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Helmutheimat le 19.06.2017 13:07 Report dénoncer ce commentaire

    Il faudrait d'abord éduquer les patrons sur le problème avant même que de sensibiliser les ouvriers qui sont bien conscients du danger mais à qui on met la "carotte". Déjà obliger les sociétés qui font du bénéfice à injecter un % dans l'amélioration de l'outil de travail ainsi que les conditions de travail. Il n'y a qu'en se sentant bien au travail qu'on peut être performant et travailler de façon plus sûre. Faire crever l'ouvrier sous le boulot pour gagner du temps sur un chantier ou un dossier etc..., le stresse, le fatigue et le rendent donc plus inattentif.

  • Constat Ici le 19.06.2017 12:55 Report dénoncer ce commentaire

    Il y a bcp trop de morts sur les chantiers au Luxembourg! C'est un fait!

  • ivan le 19.06.2017 17:14 Report dénoncer ce commentaire

    Faudrait peut être arrêter de tout mettre sur le dos des patrons. J’avais une entreprise de construction il y a quelques années déjà, et je fournissais, a tout le monde, et chaque année tout le nécessaire pour la sécurité ( chaussures, bottes, casques, masques, veste de pluie etc. ). Personne, et je dis personne, ne respectaient les consignes. J’avais beau gueuler, ils sen foutaient royalement.

Les derniers commentaires

  • zan le 20.06.2017 18:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Dans chaque entreprise il devrait y avoir là boîte à idées, pour y introduire les mal fonctionnements. Mais si un patron (ou ex patron) dit à un de ses ouvriers de mettre, des chaussures (ou bien autre chose) de sécurité et il ne respecte pas le dit du patron, qui est fautif? Là le travailleur est aussi en faute, mais dans ce cas le patron doit prendre des autres sanctions et le mettre devant un fait accompli, pour se protéger.

  • Hofcat le 20.06.2017 09:50 Report dénoncer ce commentaire

    A savoir également... Dans les bureaux, les écrans LED détruisent à la longue la rétine des employés. Dans quelques années nous aurons une masse énorme de personnes avec de graves troubles visuels. Il suffirait de mettre des filtres ou des lunettes adaptées (+/- 50 euros par employé). Si les patrons et les administrations refusent de traiter le problème, il faut informer les gens afin qu'ils puissent se protéger eux-mêmes...

  • Expatlulu le 20.06.2017 07:08 Report dénoncer ce commentaire

    Monsieur Schmidt vous commencez à vous mettre en scène pour 2018, entre les chômage de longue durée et les accidents du travail . Pourtant le constat est simple. Les employeurs sont attirés par l'argent et le bénéfice et la sécurité ils ne la voient pas directement comme source de plus value . Donc c'est simple il faut sanctionner les patrons avec des amendes,mais en même temps il faudrait protéger ces accidentés du travail car le patron aura tendance à les licencier suite à un accident. Il faudra modifier la loi pour que le salarié puisse engagé facilement une poursuite contre son patron.

  • Alainmg° le 19.06.2017 21:50 Report dénoncer ce commentaire

    En 1991, suite à un accident de travail auquel je suis resté handicapé d' un genou, j' ai été licencié au bout d' un an avec l' accord de tous les syndicats du Luxembourg . Heureusement que les lois ont changées en 1998 en faveur des ouvriers.

    • Expatlulu le 20.06.2017 07:09 Report dénoncer ce commentaire

      non pas grand chose a changé,le salarié peut toujours être licencié voir même pour faute grave, si le patron peut prouver que l'ouvrier n'a pas respecté les consignes

  • Greg le 19.06.2017 17:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On a beau former les gens, expliquer les risques, une erreur d'inattention ou un mauvais geste peut se payer très cher sur un chantier, le travail peut être très fatiguant surtout par temps très chaud ou froid. Beaucoup d'ouvriers travaillent les samedis pour le financier mais c'est fatiguant... Après il y a aussi des gens qui provoquent le risque par manque de sérieux sur la sécurité, là doit intervenir le chef effectivement et sanctionner si besoin et pour couvrir tout le monde. C'est un tout, pas de cause unique et pas de solution unique non plus.