Emploi au Luxembourg

17 février 2017 14:13; Act: 17.02.2017 14:22 Print

Un chômeur sur cinq a fait des études supérieures

LUXEMBOURG – Être au chômage malgré un diplôme universitaire est la dure réalité pour de plus en plus de personnes, même au Luxembourg.

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De plus en plus de diplômés universitaires peinent à trouver du travail. (photo: Editpress)

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D'abord le baccalauréat, puis les études universitaires et ensuite démarrer un travail bien payé. De nos jours, ce n'est plus vraiment la réalité pour la plupart des étudiants. Au contraire. Comme le montrent les chiffres de l'Adem, le pourcentage de chômeurs ayant un diplôme d'études supérieures est passé de 13% à 20%, entre octobre 2009 et octobre 2016. Le nombre de diplômés parmi la population active s'est envolé (de 32% à 45%), ce qui signifie plus de concurrence sur le marché du travail.

Les étudiants en sciences économiques (voie choisie par un étudiant sur cinq) sont particulièrement touchés. Ils représentent 28% des chômeurs diplômés. Leur nombre a triplé, de 302 en 2008 à 940 en octobre 2016. Comme l'explique l'Adem à L'essentiel, «même si le marché n'est pas saturé, il semble que beaucoup de diplômés en économie ne possèdent pas la bonne spécialisation pour un futur emploi».

Trop d'étudiants dans certains cursus

La Fédération des Industriels Luxembourgeois (Fedil) indique également que beaucoup de postes restent vacants dans le milieu économique, à cause de qualifications insuffisantes ou inadaptées. Elle mise donc sur des initiatives comme la campagne Hello Future, pour assurer une meilleure orientation des étudiants.

La Fedil met par contre en garde contre un risque élevé de chômage dans les secteurs des sciences sociales et éducatives. «Dans ce secteur, l'offre d'emplois sera largement inférieure au nombre d'étudiants suivant actuellement ce cursus», déclare-t-elle à L'essentiel. De son côté, l'Université n'est pas d'accord et veut rester optimiste: «Comparé à d'autres pays de l'Union européenne, le Luxembourg est très bien placé. Nous ne vivons pas une situation comme en France ou en Espagne». Selon Eurostat, dans ces deux pays, 30% à 50% des diplômés de 20 à 34 ans sont à la recherche d'un emploi.

(Jessica Oé /L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Soyons lucides le 17.02.2017 15:48 Report dénoncer ce commentaire

    J'ai quitté l'école à 15 ans pour des raisons médicales. Plus tard, j'ai commencé à travailler, tout en étudiant régulièrement, afin de rester instruit. J'ai toujours trouvé du travail, car je suis passionné par ce que je fais. Un diplôme n'est pas une garantie d'avoir un travail, la motivation de la personne joue beaucoup. Trop de personnes pensent que le diplôme est un but, mais un patron ne va pas vous payer juste pour ce papier.

  • Head of Department le 17.02.2017 18:30 Report dénoncer ce commentaire

    Je ne suis pas un adepte des candidats surdiplômés, d'ailleurs je l'ai mentionné à maintes reprises! J'insiste encore une fois: Je recherche des candidats hypermotivés, flexibles, ambitieux...Pour ma part une embauche réussie ne se résume pas à un vulgaire papier. Si le candidat postule en sein de mon département, il devra me convaincre et ce ne sont pas les HR qui vont venir me troubler dans mon département. Dois-je le rappeler que ce ne sont pas les bacheliers ni les détenteurs de masters les plus brillants!! Signé Head of Department.

  • FullmétalJF le 17.02.2017 17:12 Report dénoncer ce commentaire

    Les pays développés produisent trop de diplômés universitaires, spécialement dans certaines branches qui mènent rarement à un emploi en rapport avec le diplôme obtenu dans les années qui suivent immédiatement la réussite des études. D'où le chômage et la dévalorisation de certains diplômes. En fait, la sélection ne se fait plus en cours d'études sur base des aptitudes intellectuelles, mais bien après et sur d'autres critères dictés par le monde du travail, ce qui n'est pas sain. Une solution serait d'imposer des examens d'entrée exigeants dans les filières où il y a pléthore de diplômés.

Les derniers commentaires

  • Aristoteavéraisin le 18.02.2017 13:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @soyons lucides Bravo j'aurai pas dit mieux Ce que vous écrivez est criant de vérité

  • blablabla le 18.02.2017 13:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @head : Pour une fois vous dites des choses sensées et je suis d'accord avec vous. La motivation est bien plus importantes que des diplômes qui ne font que mettre en exergue des connaissances académiques...

  • Emile le 17.02.2017 21:21 Report dénoncer ce commentaire

    Il y a 20 ans, quand j'étais à l'université, il y avait 300 inscrits en fac d'ingénieur contre plus de 600 inscrits en psychologie...

  • keename le 17.02.2017 20:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Merci pour votre avis éclairé. Que ferions-nous sans vous ?

  • Head of Department le 17.02.2017 18:30 Report dénoncer ce commentaire

    Je ne suis pas un adepte des candidats surdiplômés, d'ailleurs je l'ai mentionné à maintes reprises! J'insiste encore une fois: Je recherche des candidats hypermotivés, flexibles, ambitieux...Pour ma part une embauche réussie ne se résume pas à un vulgaire papier. Si le candidat postule en sein de mon département, il devra me convaincre et ce ne sont pas les HR qui vont venir me troubler dans mon département. Dois-je le rappeler que ce ne sont pas les bacheliers ni les détenteurs de masters les plus brillants!! Signé Head of Department.

    • HarleyGirl le 18.02.2017 12:10 Report dénoncer ce commentaire

      Certes le diplôme ne fait pas tout mais c'est tout de même par là que ça commence ! Dans les offres d'emploi d'aujourd'hui c'est limite si on ne demande pas un BAC+5 pour mettre des marchandises en rayon et ceux qui n'ont pas ou peu de diplômes sont souvent cantonnés à des boulots subalternes assez mal payés, donc à choisir...