Au Luxembourg

02 avril 2020 10:23; Act: 02.04.2020 11:23 Print

À la mosquée, la prière se fait aussi sur «FaceTime»

LUXEMBOURG - À l'image des autres cultes dans le pays, les musulmans ont recours aux vidéoconférences pour pratiquer leur religion en pleine épidémie de coronavirus.

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Les rassemblement sont désormais interdits pour les communautés religieuses.

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Le confinement a changé bien des habitudes pour les résidents du pays, et les croyants ont également dû s'adapter à une situation inédite en pleine épidémie de coronavirus. Les rassemblements religieux se prêtant mécaniquement à une diffusion large du virus comme le montre l'exemple de Mulhouse, les cultes ont dû s'adapter et fermer leurs lieux de prière.

Comme les églises, les mosquées du Luxembourg ont pris toutes les disposions. Les prières du vendredi et les cours d'éducation sont annulés depuis le 12 mars, et les associations islamiques ont finalement fermé leurs portes le 15 mars. «Nous suivons et appliquons toutes les recommandations du gouvernement», explique à L'essentiel Faruk Licina, président de la Shoura.

Le ramadan en plein confinement?

L'incitation aux fidèles à «restez chez eux» est même largement abordée dans les prêches du chef du culte musulman au Luxembourg sur le site de la Shoura, qui appelle également les fidèles à «ne pas propager des rumeurs et des fake-news», à rester «sereins et optimistes» et à se montrer «solidaires des plus fragiles».

Des vœux pieux transmis par écrit, comme pour combler les réunions de croyants devenues impossibles. «Sur le plan pratique, nos imams se tiennent régulièrement en contact avec les fidèles par vidéoconférences ou par des communications écrites», détaille Faruk Licina.

C'est dans ce contexte très particulier que la dizaine de milliers de musulmans se prépare au mois de ramadan, qui doit commencer autour du 23 avril. Le ramadan en plein confinement? Tout dépendra de l'évolution de l'épidémie et d'une éventuelle prolongation du confinement. Mais ce scénario semble aujourd'hui plus que probable...

(Thomas Holzer/L'essentiel)