Au Luxembourg

18 novembre 2019 17:55; Act: 19.11.2019 08:53 Print

Bientôt un bracelet pour les conjoints violents?

LUXEMBOURG - Déjà en place en Espagne et discuté en France, le bracelet antirapprochement pourrait également voir le jour au Luxembourg.

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Le Luxembourg veut également renforcer son arsenal législatif en matière de violences domestiques.

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En pleine prise de conscience sur la récurrence des féminicides, les différents pays européens s'organisent pour lutter contre les violences conjugales. D'où la nécessité d'un arsenal législatif renforcé, notamment pour empêcher les conjoints et ex-conjoints violents de s'approcher de leur victime.

Après avoir fait ses preuves en Espagne, le bracelet électronique antirapprochement pourrait rapidement être mis en place en France. Ce système de géolocalisation permet de garantir le maintien à distance des personnes frappées d'une mesure d'éloignement en les obligeant à respecter un certain périmètre, sous peine d'arrestation.

Une mesure à laquelle le Luxembourg réfléchit également, a indiqué la ministre de la Justice, Sam Tanson, dans une réponse parlementaire lundi. Un groupe de travail interministériel a ainsi été mis en place pour «améliorer le dispositif de protection en matière de violence domestique».

«Un moyen de contrôle additionnel à un arsenal diversifié et efficace»

Dans le cahier des charges figure notamment «l'applicabilité au Luxembourg des mesures préconisées et discutées à l'étranger», comme le bracelet électronique...

Cela constituerait pour la ministre de la Justice «un moyen de contrôle additionnel» aux mesures déjà applicables. Considéré comme «diversifié et efficace» par Sam Tanson, l'arsenal actuel permet notamment au procureur d'État de décider d'une mesure d'expulsion avec interdiction de s'approcher de la victime. Les contrevenants s'exposent à une peine de prison pouvant aller de 15 jours à deux ans, en plus d'une amende.

En 2018 au Luxembourg, la police est intervenue à 739 reprises pour des faits de violences domestiques, ce qui a mené à 231 expulsions prononcées par la justice.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Ermesinde le 18.11.2019 18:29 Report dénoncer ce commentaire

    Très bonne idée

  • cerise le 19.11.2019 08:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Parfait mais aussi pour les conjointes violentes

  • Clement le 19.11.2019 05:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    quid de la violence psychologique / non physique , qui pousse les conjoint a se suicider ?

Les derniers commentaires

  • Unicorn le 19.11.2019 13:52 Report dénoncer ce commentaire

    La violence trouve ses origines dans les premiers contacts. Soyons efficace, que l'Etat interdise toute forme de relation emotionelle non-réciproque entre deux personnes, dès qu'une femme peu attirante se sent attirée, et fait en sorte de se retrouver régulièrement aux endroits que je fréquente, je demande qu'on lui met un bracelet anti-rapprochement.

  • Diukdiuk le 19.11.2019 12:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les violences physiques et morales que font subir un conjoint a l’autre sont inacceptables et la protection de la victimes doit être totale, les enfants sont en plus un critère à prendre en compte

  • Ben-J le 19.11.2019 12:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je pense que c’est la priorité des priorités

  • Maéva T le 19.11.2019 10:44 Report dénoncer ce commentaire

    Le mieux c'est le célibat et l'abstinence.

  • Edith Wolffe le 19.11.2019 10:43 Report dénoncer ce commentaire

    Cela devient une urgence.

    • @@Edith Wolffe le 19.11.2019 11:49 Report dénoncer ce commentaire

      de nous contrôler sans cesse? Et non je ne suis pas violent et je suis célibataire mais marre de ces contrôles sans cesse!

    • denalen le 19.11.2019 12:51 Report dénoncer ce commentaire

      @Edith Wolffe : l'urgence étant de traiter la cause qui déclenche un acte violent. Sans cadre, n'importe quelle cause est permise et peut exciter la violence. Mettre un(e) violent(e) hors d'état de nuire n'empêche pas la personne à l'origine de la cause de recommencer à rendre une autre personne violente.