Au Luxembourg

26 novembre 2018 06:49; Act: 26.11.2018 09:11 Print

Des initiatives pour limiter l'usage des pesticides

LUXEMBOURG - Des produits phytosanitaires, qui font partie des pesticides, sont utilisés par les agriculteurs et par les particuliers, même si les autorités tentent de les limiter.

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Les agriculteurs sont invités à utiliser moins de produits phytosanitaires. (photo: AFP)

op Däitsch
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S’ils font de plus en plus débat, les pesticides restent largement utilisés en agriculture. En 2016, quelque 177 tonnes de produits phytosanitaires (l’une des deux branches des pesticides avec les biocides) ont été déversées au Luxembourg, contre 151 tonnes l’année précédente, d’après les données de l’Administration des services techniques de l’agriculture (ASTA). «Les quantités peuvent énormément varier d’une année à l’autre, car les besoins fluctuent au gré des conditions météo», explique Jacques Engel, du service de la protection des végétaux à l’ASTA.

Si les quantités ont eu tendance à augmenter ces dernières années, le gouvernement a lancé, fin 2017, un plan visant à réduire de 50% les tonnages d’ici 2030. Cela passe par l’interdiction de certains produits, pour les professionnels mais aussi les particuliers, mais également par des campagnes de sensibilisation. «Plus de 60% des pollutions sont ponctuelles, c’est-à-dire liées à une mauvaise gestion des produits, par exemple au moment du lavage ou du stockage», détaille Pascal Pelt, ingénieur à l’ASTA, au service agri-environnement.

Des expériences de recherche

Un système d’aides modulables, l’éco-conditionnalité, incite les agriculteurs à limiter l’usage de produits phytosanitaires. «Les primes impliquent des obligations légales, sur les quantités de produits utilisées, mais aussi le stockage ou encore le recyclage, reprend Pascal Pelt. Or, elles sont minorées si les obligations ne sont pas respectées». Les exploitants doivent documenter leur travail pour chaque parcelle, factures à l’appui, et des contrôles sur le matériel et les produits sont «régulièrement effectués».

Des projets-pilotes sont aussi mis en place au Luxembourg. «Le but est d’accélérer les expériences de recherche sur le terrain», selon Pascal Pelt. Ainsi, deux projets visant à trouver des alternatives au controversé glyphosate et à accélérer la rotation des cultures seront mis en place prochainement.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • L'impossible aveu le 26.11.2018 07:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Donc, après avoir vilipendé pendant des années les États-Unis pour l'usage inconsidéré d'OGM et de pesticides, en quelques discrètes lignes on finit par apprendre que, "ah oui, on avait omis un petit détail, chez nous ce n'est pas formellement interdit en fait, enfin... comment vous expliquer...". Alors qu'en Californie par exemple l'interdiction de l'usage de pesticides, colorants, antibiotiques, OGM, nitrates et autres calamités artificielles en tous genres est écrite noir sur blanc sur l'emballage et dans les rayons. Je ne suis pas sûr du tout que nos petits enfants ici en Europe auront un jour ce privilège.

  • Clopinette le 26.11.2018 09:18 Report dénoncer ce commentaire

    C'est à l'agriculture bio qu'il faut donner des subsides. Récompenser les agriculteurs qui nous empoisonnent, c'est les encourager à continuer à détruire la biodiversité et l'humanité.

  • gege57 le 26.11.2018 07:46 Report dénoncer ce commentaire

    pourquoi limiter ????il faut interdire tout simplement car cela est dangereux pour la santé et provoque des cancers ....... que fait l Europe pour ça ??????? RIEN RIEN RIEN

Les derniers commentaires

  • TontonBeber le 26.11.2018 20:29 Report dénoncer ce commentaire

    Dans mon pays l'URSS/Russie on utilise pas tout ça !!!

  • lacoco le 26.11.2018 19:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi mettre une limite ! !!! stopper ce poison... bientôt plus d'insectes . favoriser le biographie!

  • moge le 26.11.2018 15:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On "vise à réduire le tonnage de 50% d'ici 2030". au rythme où les superficies agricoles sont réduites, ce ne sera pas un exploit!

  • luxo le 26.11.2018 15:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C’est bien plus qu’un problème écologique, c’est un problème de santé public et une question de survie ! Que ce soit pour la qualité de l’air ( SUV diesel en ville) de l’eau (contaminé au nitrates, même celle en bouteille des sources du pays) ou de la nourriture. Le GDL préfère penser à la santé financière des exploitants agricole, de l industrie automobile ou de la chimie plutôt que celle du pauvre résidant

    • Jeans le 27.11.2018 09:27 Report dénoncer ce commentaire

      Tout à fait d'accord avec Luxo

  • nickname le 26.11.2018 15:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Agriculture bio? Rien de pire pour la terre que la bouillie bordelaise utilisée pour le vin bio, très toxique

    • luxo le 26.11.2018 17:15 Report dénoncer ce commentaire

      Donc pour vous c'est mieux de rajouter une trentaine de traitements chimiques aux 3 à 5 traitements avec du cuivre, utiliser en cas de besoin.

    • Jeans le 27.11.2018 09:31 Report dénoncer ce commentaire

      Nickname :Préférez-vous un verre de vin Bio ou un verre de glyphosate ? A la vôtre !