Crise au Luxembourg

30 juin 2021 07:59; Act: 30.06.2021 10:12 Print

«Des logements maintenant, pas dans dix ans»

LUXEMBOURG - La crise du logement s’est invitée en débat à la Chambre mardi. La députée Déi Lenk Nathalie Oberweis a mis des solutions sur la table.

storybild

Pour la députée Nathalie Oberweis, un cadre politique doit être créé et il est nécessaire de mieux utiliser les leviers existants.

op Däitsch
Une faute?

Le Grand-Duché traverse une crise du logement et les conséquences sur les résidents sont de plus en plus difficiles à vivre. Les prix s'envolent et réduisent les possibilités pour un grand nombre de personnes. Le sujet est désormais connu de tous et s’est invité mardi en débat à la Chambre. Le parti Déi Lenk, et en particulier la députée Nathalie Oberweis, a estimé que les efforts du gouvernement ne suffisent pas. «Nous avons besoin de logements maintenant, pas dans dix ans».

«Beaucoup vivent dans un état d'urgence et pas seulement depuis la pandémie», a lancé Nathalie Oberweis. Selon elle, un cadre politique doit être créé et il est nécessaire de mieux employer les leviers existants. Concrètement, il s'agirait d'utiliser les appartements vacants et les espaces entre les bâtiments, et d'inciter les propriétaires à les vendre ou à les louer par le biais d'une fiscalité plus élevée. L’intérêt de conserver un bien non utilisé doit devenir moins fort.

«Beaucoup vivent dans une situation d'urgence»

Toutefois, pour pouvoir mettre en œuvre cette mesure, il faudrait d'abord déterminer où se trouvent ces propriétés. Qui habite où? Qu’est-ce qui est vacant? «Cela nécessite une étroite collaboration entre les différents départements ministériels, les communes et les associations», a admis Henri Kox, ministre du Logement.

Les députés ont notamment pointé du doigt les logements vacants qui appartiennent à l'État: «Le gouvernement se doit de montrer l'exemple», estime Marc Lies, du CSV. La ministre de l'Intérieur, Taina Bofferding (LSAP), et le député DP Max Hahn, ont pour leur part indiqué que les terrains à bâtir seront mieux encadrés pour permettre d’optimiser leur exploitation.

«Une solution au niveau national, pas local»

Le débat a mis, aussi, l'accent sur l’impôt foncier. Les députés Déi Lénk défendent l’idée d'une taxe obligatoire pour les propriétaires sur les logements vacants et les terrains. «Nous avons besoin d'une solution au niveau national, pas au niveau communal».

Le ministre du Logement et la ministre de l'Intérieur font appel à la patience des parlementaires et annoncent travailler sur une réforme, d'où l'importance des données actuelles. «Je sais que ça ne va pas assez vite pour certains, mais il est important de prendre le temps» explique Taina Bofferding, tandis qu'Henri Kox rappelle que le problème du logement implique un grand nombre d'acteurs qui doivent travailler main dans la main afin de trouver des solutions.

(lm/L'essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Le golfeur le 30.06.2021 08:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bla bla bla tant que le gâteau sera partagé par 6 ou 7 famille il n’y aura pas de changement. Ce n’est pas le gouvernement qui fait le marché Immo mais elles. Ils sont riches ils sont puisants ils font la pluie et le beau temps ils ne s’intéressent pas aux plus démunis. C’est comme ça et même si de plus en plus les gens partent habiter aux frontières. Plus les pauvres partiront plus ces riches serons contents

  • Pix le 30.06.2021 08:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Que des paroles. Des années que ce problème existe. Et changera jamais.

  • David le 30.06.2021 08:42 Report dénoncer ce commentaire

    La blague, les politiques n'ont aucun intérêt à obliger leurs électeurs de vendre leurs terrains maintenant. C'est du cynisme politique et tant que les jeunes ne bougent pas ca ne changera pas car les électeurs eux sont content de voir le prix de leurs biens augmenter chaque année.

Les derniers commentaires

  • Jimmy le 01.07.2021 14:52 Report dénoncer ce commentaire

    C'est juste inadmissible se qui ce passe...

  • la verité le 01.07.2021 09:32 Report dénoncer ce commentaire

    les ministres et députés eux ils n ont pas de problémes de logement quand on verra un ministre habiter a la frontiere alors c est que la situation est grave

  • Goldorak le 01.07.2021 09:23 Report dénoncer ce commentaire

    il y a 20 ans: bla bla bla aujourd'hui: bla bla bla dans 20 ans: ... ... ... ???

  • Vrais problèmes ? le 01.07.2021 08:22 Report dénoncer ce commentaire

    C'est quand même curieux que les promoteurs ne soient jamais incriminés dans tous ces discours politiques. Pas un mot, dans cet article ! Sont-ils forcés de construire uniquement des logements luxueux ?

  • grande cause nationale le 01.07.2021 08:14 Report dénoncer ce commentaire

    AVEC le teletravail les immeubles de bureau vont etre transforme en appartements évidenment avec l aide des contribuables , car ce sera une cause nationale