Au Luxembourg

13 février 2020 11:56; Act: 13.02.2020 12:38 Print

Des problèmes inquiétants au Max Planck

LUXEMBOURG - Des sources confirment «un climat de peur» et «des pressions psychologiques» à l'Institut Max Planck. Le ministère de l'Enseignement supérieur s'y intéresse.

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Le ministère de l'Enseignement supérieur n'était pas au courant de ces problèmes, mais il s'intéresse à l'institut. (photo: Editpress)

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Un article paru le 7 février sur le site d'information Buzzfeed, citant un sondage réalisé par la délégation du personnel de l'Institut Max Planck, à Luxembourg, fait état de harcèlement moral au prestigieux institut. Plusieurs sources ont confirmé à L'essentiel «un climat de peur» et «des pressions psychologiques». Le ministère de l'Enseignement supérieur n'était pas au courant de ces problèmes, mais il s'intéresse à l'institut.

Le récent départ d'une directrice administrative, qui n'était à son poste que six mois, a été confirmé au ministère dans une lettre de la société Max Planck, basée à Munich. Le ministère a confirmé à L'essentiel que cette lettre est prise au sérieux. Une rencontre avec les responsables de la société est prévue en mars.

Une nouvelle convention

Le problème du ministère est qu'il n'a pas d'emprise sur ce qu'il se passe au Max Planck, financé à hauteur de 11 millions d'euros environ par an par l'État. D'où l'idée d'élaborer une nouvelle convention qui doit davantage ancrer la gouvernance au Luxembourg et remplacer la convention de 2009, qui laisse, selon le ministère, beaucoup de liberté à la direction.

Aucun représentant de l'État ne siège dans les instances et l'État ne dispose pas non plus d'un commissaire, comme c'est le cas pour l'Université par exemple, qui veille au respect de la convention. Des discussions sont en cours entre la société Max Planck, et le ministère, depuis environ 18 mois.

(L'essentiel/Maurice Magar)