Au Luxembourg

08 novembre 2019 18:22; Act: 08.11.2019 18:22 Print

Des violences qui passent souvent inaperçues

LUXEMBOURG – Le ministère de la Santé veut davantage sensibiliser les femmes sur les violences obstétricales dont elles pourraient être victimes.

storybild

Selon le ministère de la Santé, les femmes ne savent pas toujours qu'elles subissent des violences obstétricales ou gynécologiques. (photo: Pexels)

Sur ce sujet
Une faute?

Il n'y a pas de statistiques sur les violences obstétricales en tant que telles ni d'enquêtes réalisées auprès des femmes, a expliqué ce vendredi, le ministre LSAP de la Santé, Étienne Schneider. Les femmes ne réaliseraient pas toujours que ce qu'elles subissent constitue une violence obstétricale (pratiques lors de l'accouchement comme l'épisiotomie, la douleur non prise en charge, la compression abdominale, touchers vaginaux excessifs ou lors d'anesthésie, manque d'informations...).

Le registre périnatal recense les taux d'accouchement avec épisiotomie, cause importante de violence obstétricale, a toutefois précisé Étienne Schneider. Au Luxembourg, on dénombre 26% d'épisiotomie lors de l'accouchement en 2014 et 22,5% en 2016. Pour comparaison, en France, le taux d'épisiotomie a reculé de 27% en 2010 à 20% en 2016 avec des disparités importantes selon les maternités.

Sensibiliser plus largement

Concernant l'information des professionnels, cette année, lors de la formation annuelle de la Clinique Bohler, à laquelle tous les gynécologues et sages-femmes du pays ont été invités, le thème était la bientraitance lors des soins. Cela illustre, selon le ministre, une préoccupation plus grande des professionnels de la santé par rapport à la place du patient.

Le ministère de la Santé se dit convaincu de la nécessité de sensibiliser plus largement l'ensemble des professionnels et la population à cette problématique et vient de solliciter un avis auprès du Conseil scientifique dans le domaine de la santé. Les services du ministère sont en train d'évaluer l'opportunité d'intégrer les pratiques gynécologiques et obstétricales dans le cadre de la formation continue.

(mau/L'essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • nature le 08.11.2019 21:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    clopinette, le lait de vache est pour les veaux, le lait maternel pour les bébés. il ne s'agit pas de culpabilisation de la part du personnel soignant, mais plutôt de la promotion pour l'allaitement, alimentation la meilleur pour un bébé, la plus adaptée, la plus naturelle. comment, avec 4 enfants, pouvez-vous avoir de tels propos et une telle méconnaissance de ce sujet? et pour les mamans qui ne peuvent malheureusement pas allaiter, à cause d'une malformation de la poitrine ou d'une maladie (très faible % de maman), il existe des réserves de lait maternel généreusement donné par des mamans qui produisent "trop" de lait ou qui ont perdu leur enfant.

  • Kabrital le 09.11.2019 10:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    J’ai vécu 4 superbes accouchements sans péridurale ni épisiotomie à la maternité de Strassen CHL et les équipes ont toujours été formidables. Aucune violence, aucun forcing, aucun mauvais sentiment ni traumatisme. J’ai par contre eu énormément de retours d’amies et de connaissances qui ont subi des horreurs encore très récemment!

  • Carina le 09.11.2019 09:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Qu’en est-il des décollements très douloureux effectués lors des touchers vaginaux afin de lancer le début du travail chez des femmes en fin de terme? Au lieu de laisser la nature décider quand il n’y a aucun raison de faire vite et surtout sans prévenir la patiente?

Les derniers commentaires

  • Devousàmoi le 10.11.2019 11:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Allaiter ou pas c’est le choix de chacun!! Personne a à critiquer ce choix!! Les enfants non allaités se portent très bien aujourd’hui aussi! Pour ce qui est du congé extra pour l’allaitement c’est d’office les 12 semaines après l’accouchement allaitement ou pas! Et puis comme déjà signalé ici le sujet n’est pas l’allaitement.. bref

  • moi le 09.11.2019 21:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Non ça n existe plus le congé supplémentaire pour l allaitement.

  • cerise le 09.11.2019 20:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    5 acouchements le dernier des jumeaux et aucun des cinq sans peridurales meme les jumeaux et alors c etait magnifique ca fait mal meme tres mal mais ca en vaut la peine merci aux gynecologues et aux sages-femmes

  • cerise le 09.11.2019 20:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C est mieux une episiotomie que de prendre le risque d etre dechiree il me l on faite et c est mieux...

  • quiaide le 09.11.2019 18:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Rectification : r la loi impose une procédure précise : il faut en principe d’abord s’adresser à l’employeur, puis, si rien ne se passe, aux autorités administratives ou judiciaires. Si l’alerte n’est toujours pas traitée dans un délai de trois mois, elle peut être transmise à la société civile.