Reportage au Luxembourg

21 septembre 2020 08:00; Act: 16.10.2020 16:17 Print

En immersion avec les chiens des douanes

LUXEMBOURG - «L’essentiel» a pu suivre le travail de la brigade cynotechnique des douanes. De l'entraînement aux allées de l'aéroport du Findel, reportage.

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Deux millions d'euros découverts, en trois jours, dans les bagages de différents passagers au Findel par les chiens renifleurs des douanes luxembourgeoises. L'information, révélée il y a quelques jours, avait fait sensation et L'essentiel a décidé de s'intéresser de près au travail très particulier de cette brigade cynotechnique. Le rendez-vous nous est donné au Birelerhaff, à Sandweiler. C'est là, entre les vaches et les pistes de l'aéroport, qu'est implantée l'inspection antidrogue et produits sensibles, l'une des divisions de l'Administration des douanes. La brigade canine, créée dans les années 1980, y est rattachée depuis 2011. Et c'est depuis 2011 que ces services sont implantés au Birelerhaff, dans une ferme du XIVe, l'une des plus anciennes du pays, rachetée par l'État. À terme, d'ailleurs, l'ensemble des services des douanes et accises devrait y être centralisé. Voilà pour le contexte.

Au milieu des champs donc, se trouvent les bâtiments où sont interrogés les suspects. Les enquêtes commencent ici, aussi. Et dans le corps de ferme progressivement aménagé, plusieurs espaces permettent aux chiens d'être entraînés. «La brigade compte actuellement neuf chiens, et deux autres vont la rejoindre dans les prochains jours. L'objectif est d'arriver à quinze», explique Paul Felten, responsable de l'inspection antidrogue et produits sensibles. Ces chiens, choisis à l'étranger, arrivent au Luxembourg à l'âge d'un an, ils y sont testés durant un mois avant d'être définitivement achetés. Leur mission? Utiliser leur odorat pour lutter contre le trafic d'argent, de drogues, d'armes.

Un «jeu» pour les chiens, mais pas toujours

Chaque chien appartient à son maître-chien pour une relation privilégiée et peut espérer, en moyenne, une carrière d'une dizaine d'années. «Ils sont entraînés à toutes les situations», glisse Paul Felten. Et pour cause, l'inspection antidrogue et produits sensibles est mobilisable 7j/7 et 24h/24. Dans les trains, lors de contrôles routiers ou même en prison, la brigade cynotechnique intervient partout au quotidien. De façon aléatoire ou sur demande. C'est 30% du travail, le reste étant l'entraînement. «Avec le Covid, l'envoi de courrier express a explosé et les doutes sur certains paquets aussi. Les entreprises nous sollicitent, on intervient pour analyser», poursuit M. Felten. Le risque terroriste, aussi, chamboule les missions. «Nous sommes prêts à faire de la sécurisation de lieux, en soutien des forces de police, pour l'instant ça n'a pas été le cas».

Lors de notre reportage, nous avons pu suivre les équipes de la brigade cynotechnique au cœur de l'aéroport du Findel. Toujours armés et équipés de gilets pare-balle, les maîtres-chiens et leurs fidèles compagnons se relayent pour y assurer la sécurité. D'autres agents évoluent en civil. Ce jour-là, Gwen, berger néerlandais de cinq ans, se faufile et renifle les passagers en zone d'embarquement. «Nos contrôles sont aléatoires ou ciblés en fonction de certaines destinations, glisse un agent. Et c'est le chien qui décide, on ne peut pas dire que nous contrôlons au faciès». Au sous-sol de l'aéroport, un autre chien s'affaire autour des valises. Devant la presse, l'animal ne tombe pas dans le piège et marque un arrêt devant une valise fictive volontairement placée au milieu des autres.

Le nombre de trafics divers augmente avec la croissance de l'aéroport et forcément la brigade s'est adaptée. De l'aveu de Paul Felten, les suspects collaborent et rares sont les situations qui dégénèrent ici. Contrairement à un contrôle routier par exemple mais, on l'a dit, les chiens des douanes sont prêts à réagir. Ils ont l'odorat, mais aussi une puissance qui permet de mettre un terme à une éventuelle fuite. Et s'ils vous sautent dessus, là, ce n'est plus un jeu.

(L'essentiel/Nicolas Chauty)

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