«Nous voulons aider les enfants qui n’ont pas la chance de grandir dans un cadre familial stable». Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, Claude Meisch (DP), a présenté lundi la campagne «Gitt Fleegefamill». Elle vise à «inciter le plus de familles possible à devenir familles d’accueil».
La campagne, qui passe notamment par un numéro gratuit (8002 4848), un site Internet dédié et des sessions d’informations, a pour but que chaque enfant puisse se développer sereinement. Pendant qu’ils sont en famille d’accueil, les enfants ne rompent pas le lien avec leurs parents biologiques. Ces derniers ont «la possibilité de travailler sur leurs compétences parentales» et un juge peut décider à tout moment de confier de nouveau les mineurs à leurs parents biologiques. «Le placement n’est pas une adoption», a insisté le ministre.
Réduire le temps de formation?
Toutes les familles, y compris monoparentales, peuvent accueillir un enfant, bien que des critères stricts aient été établis. Les parents doivent notamment parler au moins l’une des trois langues officielles du Luxembourg et offrir des conditions de vie appropriées. Surtout, le dispositif prévoit un processus de sélection de 30 heures, puis une formation de base de 100 heures, avant une formation continue de 20 heures par an. «Ce sont plutôt des échanges non formels que des cours magistraux, mais c’est vrai que cela peut en décourager certains, reconnaît Jeff Weitzel, directeur de l’Office national de l’Enfance (ONE). Il y a moyen de réduire le temps de formation. Un règlement grand-ducal en ce sens est en cours de rédaction».
Le Luxembourg a plutôt du mal à trouver des familles volontaires. Seulement 34% des enfants placés se trouvent dans une famille, les autres allant dans une institution. C’est moins qu’en Allemagne (44%), en France (53%) ou encore au Royaume-Uni (80%). Actuellement, 1 300 mineurs sont placés, dont 501 répartis au sein de 378 familles. À noter que les familles d’accueil perçoivent une rémunération de l'ONE. Par exemple, pour l’accueil d’un enfant de 8 ans, elles reçoivent 1 752 euros par mois non imposables.
(Joseph Gaulier/L'essentiel)
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Pleinement adopter serait la meilleure solution. Imaginez simplement d'éduquer et aimer un enfant pendant 3,4 ans et brusquement devoir le retourner dans sa famille biologique. Quelle déception ...
"elles reçoivent 1 752 euros par mois non imposables." cette phrase est déplacée. Cela représente le salaire minimum qui risque d'être perçu comme un moyen d'affronter la crise plutôt que d'être la cerise et un remboursemnet des frais de familles dévouées
Le montant n est pas le meme pour tout age , il s agit d un salaire et une part d entretient! Ce n est pas un profit et on fait ca pour aider des enfants qui si non seraient dans un foyer! Certes il y a une remuneration , mais si on cherche a le faire que pour ca, l'ONE donne pas d agreement ! Les gens qui ralent sont jaloux!
@Emiro: Le but d'accueillir un enfant est de l'encadrer et de lui offrir ce qu'il n'a pas eu chez lui. C'est souvent des enfants à besoins spécifiques et les parents d'accueil doivent être disponibles pour emmener les enfants aux des droits de visites avec les parents d'origine et pour les nombreux rendez vous médicaux tout comme pour la collaboration avec les professionnels qui entourent l'enfant (notamment le tribunal de la jeunesse). Donc avoir deux parents qui travaillent à plein temps n'est pas envisageable quand on veut être famille d'accueil. Par contre il n'est pas demandé que les parents d'accueil cesse leur activité professionnelle mais il est recommandé de la diminuer.
Je voulais applaudir Meisch, ayant connu les calvaires judiciaires et administratifs pour accueillir un enfant délaissé souffrant de faim. Mais à la fin, je me dis que ce parvenu n'a aucun scrupule. D'accord pour de vraies charges extraordinaires à déduire des impôts, mais une valeur pécuniaire fixe sur la tête d'un enfant, 1752, plus que la plupart des parents peuvent donner pour leurs enfants, j'espère une faute de frappe. Ou un froid calcul du coût d'un placement en institution. Comment un enfant peut-il se développer dans un cadre familial stable, s'il a été l'objet d'un calcul profitable?