Luxembourg/Bruxelles

07 mai 2019 16:19; Act: 24.06.2019 17:45 Print

Juncker admet une «grave erreur» sur LuxLeaks

LUXEMBOURG/BRUXELLES - Le président luxembourgeois de la Commission européenne, qui a fait le bilan de son mandat ce mardi, a fait son mea culpa sur l'affaire LuxLeaks.

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Jean-Claude Juncker regrette également être resté silencieux lors de la campagne du référendum sur le Brexit. (photo: AFP/Eric Vidal)

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Près de cinq ans après le déclenchement du scandale des LuxLeaks, Jean-Claude Juncker, a reconnu ce mardi avoir commis une «grave erreur». «J'ai attendu trop longtemps avant de réagir, [...] j'ai trop tardé à répondre», a estimé le président luxembourgeois de la Commission européenne, qui effectuait ce mardi le bilan de son mandat (il s'achèvera fin octobre). Pour rappel, l'affaire LuxLeaks a mis au jour les accords passés au Luxembourg par les entreprises avec l'administration du pays pour payer moins d'impôts. Cette affaire avait éclaté en novembre 2014, grâce aux révélations de lanceurs d'alerte, qui ont ensuite subi des poursuites judiciaires.

Une autre erreur reconnue mardi, par Jean-Claude Juncker, concerne sa décision de ne pas intervenir lors des débats enflammés qui ont marqué la campagne du référendum au Royaume-Uni en 2016, menant à la décision du Brexit. «J'ai écouté le gouvernement britannique, j'ai écouté M. Cameron (NDLR: David Cameron était alors le Premier ministre conservateur britannique) parce ce qu'il m'avait dit de ne pas intervenir dans la campagne du Brexit», a dit Jean-Claude Juncker.

«Nous aurions été les seuls à contredire les mensonges»

Le responsable européen regrette aujourd'hui ce choix, car «nous aurions été les seuls à contredire les mensonges proférés» lors de cette campagne, qui s'est soldée par une victoire des partisans du divorce. Trois ans après ce référendum, le Brexit, prévu initialement le 29 mars 2019, n'a toutefois toujours pas eu lieu. L'UE a accepté de repousser la date butoir au 31 octobre, pour laisser le temps à la classe politique britannique de se mettre d'accord sur les modalités du retrait.

Au delà de ces deux erreurs, le patron de l'exécutif bruxellois a fait un bilan globalement positif de sa présidence, soulignant en particulier la relance des investissements et la baisse du chômage dans l'UE depuis 2014. «Nous avons en Europe de meilleurs droits sociaux, une meilleure protection des consommateurs et des données personnelles en ligne», a-t-il aussi souligné. Jean-Claude Juncker s'est également félicité d'avoir résisté aux «pressions» et «réussi à maintenir la Grèce dans la zone euro» en juillet 2015. À trois semaines du scrutin européen, M. Juncker a appelé les électeurs à se demander «quel sera le visage de l'Europe, demain, si tout le monde vote pour des extrêmes». «Nous devons lutter contre les populistes, contre les extrémistes, pas avec des mots mais avec des actions», a-t-il plaidé.

(L'essentiel/afp)

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