Faillite au Luxembourg

03 octobre 2018 08:00; Act: 03.10.2018 09:43 Print

L’aventure de Tavola se termine en eau de boudin

CAPELLEN - Après des mois et des mois d’incertitudes, les 170 salariés de l’usine Tavola sont fixés. Le site n’a pas trouvé preneur et la faillite est prononcée.

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Les salariés du site de production de l’usine Tavola SA, groupe CookUp Solutions, à Capellen ont produit leur dernière barquette de lasagnes, samedi dernier, à 6 h. «La liquidation a été prononcée au tribunal de Strasbourg, avec une poursuite d’activité de Tavola SA jusqu’au 10 octobre, le temps de faire l’aveu de faillite et qu’il soit validé par le tribunal luxembourgeois», expliquait hier le directeur de l’usine, Frédéric Villain.

Après plusieurs mois d’attente, le couperet a fini par tomber. Le site de production luxembourgeois de CookUp Solutions ne sera pas repris. «Jusqu’au 10 octobre, le personnel de Tavola SA s’appliquera à exécuter sa dernière mission qui consiste au rangement et au nettoyage du site pour permettre la meilleure vente possible», regrette le directeur, tout en saluant le professionnalisme de toutes ses équipes.

Multiplier les contacts

Grâce à un travail acharné et malgré des conditions plus que difficiles, l’ensemble des salariés est parvenu à produire suffisamment pour honorer les commandes en cours de sorte que l’ensemble des salaires du mois de septembre ont pu être versés.

De son côté, Frédéric Villain affirme encore multiplier les contacts dans l’industrie agroalimentaire luxembourgeoise pour replacer son personnel. «Je suis entré en contact avec une grande partie des entreprises agroalimentaires. Bon nombre de personnes ont d’ores et déjà retrouvé du travail. Il reste encore des personnes en recherche active, tant en production que dans les services qualité, R&D, etc.».

(Patrick Théry/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • UnPeuDeSagessesvp le 03.10.2018 12:37 Report dénoncer ce commentaire

    C'est incroyable le nombre d'âneries que l'on peut lire dans les commentaires... L'usine Tavola est liée au scandale des lasagnes à la viande de cheval entraînant dont la perte de confiance des clients. Le prix au mètre carré du terrain est monté de prix ok, mais aucune relocalisation du site n'est prévue, ni vente, ni démolition, ni reprise. Où est la plus-value dans ce cas? On ne construit pas un bâtiment comme ça d'un claquement de doigts! Pourquoi les employés auraient-ils droit à un boulot de fonntionnaires ? Ceux-ci sont réservés aux Luxembourgeois, point. il y a d'autres emplois vacants

  • Tavola : un gâchi évitable !!! le 03.10.2018 19:41 Report dénoncer ce commentaire

    Il faut savoir que Tavola, détenue par Comigel lequel appartenait au groupe Unigrains, a perdu la confiance de ses clients à cause du cheval dans les lasagnes. La viande de boeuf lui était fournie par Spanghero, lequel apparatenait à Lur Beri qui était détenu par Unigrains. Entre temps, les cartes ont été rebattues et d'autres sociétés ont repris Tavola, Comigel, Spanghero. Seule Spanghero en a fait les frais au sens judiciaire. Il y avait pourtant une solution pour éviter cela à Tavola, mais personne n'a voulu bouger alors que cela aurait redonné une top qualité produit à Tavola.

  • Moije le 03.10.2018 08:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    dans ce contexte, regardez le film "en guerre" avec Lindon. la vous constaterez les effets pervers du capitalisme

Les derniers commentaires

  • zorro le 04.10.2018 01:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    prioritaire pour trouver un poste de fonctionnaire...la bonne blague. et il vont faire quoi comme travail de fonctionnaire. il faut un minimum de compétence pour être fonctionnaire. déjà parler le luxembourgeois. et je pense que peu de luxembourgeois travaillent dans cette entreprise

  • Tavola : un gâchi évitable !!! le 03.10.2018 19:41 Report dénoncer ce commentaire

    Il faut savoir que Tavola, détenue par Comigel lequel appartenait au groupe Unigrains, a perdu la confiance de ses clients à cause du cheval dans les lasagnes. La viande de boeuf lui était fournie par Spanghero, lequel apparatenait à Lur Beri qui était détenu par Unigrains. Entre temps, les cartes ont été rebattues et d'autres sociétés ont repris Tavola, Comigel, Spanghero. Seule Spanghero en a fait les frais au sens judiciaire. Il y avait pourtant une solution pour éviter cela à Tavola, mais personne n'a voulu bouger alors que cela aurait redonné une top qualité produit à Tavola.

  • UnPeuDeSagessesvp le 03.10.2018 12:37 Report dénoncer ce commentaire

    C'est incroyable le nombre d'âneries que l'on peut lire dans les commentaires... L'usine Tavola est liée au scandale des lasagnes à la viande de cheval entraînant dont la perte de confiance des clients. Le prix au mètre carré du terrain est monté de prix ok, mais aucune relocalisation du site n'est prévue, ni vente, ni démolition, ni reprise. Où est la plus-value dans ce cas? On ne construit pas un bâtiment comme ça d'un claquement de doigts! Pourquoi les employés auraient-ils droit à un boulot de fonntionnaires ? Ceux-ci sont réservés aux Luxembourgeois, point. il y a d'autres emplois vacants

    • Raison le 04.10.2018 09:45 Report dénoncer ce commentaire

      Au moins un commentaire sensé dans ce post.

  • Alfred Segré-Schmitt le 03.10.2018 11:33 Report dénoncer ce commentaire

    Il est de plus en plus difficile pour les entreprises luxembourgeoises de dégager des bénéfices suffisants. La main d'oeuvre locale non qualifiée ou peu qualifiée est devenue bien trop chère. Ce genre d'entreprise pour survivre doit être délocalisée vers des pays plus adaptés tels que la Roumanie.

    • SalariéLux le 04.10.2018 09:50 Report dénoncer ce commentaire

      Désolé, mais que de inepties... La main d'oeuvre locale n'est pas trop chère face à un savoir-faire. La qualité est toujours reconnue, tôt ou tard. Un salaire chargé au Luxembourg est compétitif et le personnel souvent compétent et motivé pour garder son boulot. Au bémol de la maladie, le système Luxembourgeois est trop tolèrent et certaines personnes jouent avec le système qui pénalise les collègues qui eux viennent et ont plus de boulot !

  • Luxo le 03.10.2018 10:46 Report dénoncer ce commentaire

    J'espère que tous les employés vont retrouver un emploi bien mieux payé. Ils devraient même être prioritaires pour obtenir des postes de fonctionnaires. Par contre je me réjouis lorsqu'une unsine de (mal) bouffe ferme ses portes. Toute cette alimentation transformée par l'industrie nous rend malade. La production de ces 170 ouvriers peut être remplacé par plus de 1700 emplois de paysans maraicher et éleveurs d'animaux à condition qu'il produisent des légumes et de la viande sans utiliser du pétrol et des tracteurs.

    • Nomi le 03.10.2018 11:23 Report dénoncer ce commentaire

      Par contre je me réjouis lorsqu'une unsine de (mal) bouffe ferme ses portes. Toute cette alimentation transformée par l'industrie nous rend malade.

    • Contribuable. le 03.10.2018 11:28 Report dénoncer ce commentaire

      Je leur souhaite au contraire de trouver un vrai travail honête et justement rémunéré dans le privé, ou pour cesux qui s'en sentent capables de pouvoir se lancer dans l'auto-entrepreneuriat.