Famille homoparentale

04 juillet 2014 10:00; Act: 04.07.2014 11:04 Print

«L'important, c'est que l'enfant ait deux parents»

LUXEMBOURG - Les couples lesbiens ont eux aussi la possibilité de concevoir un enfant avec une aide médicale.

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Le Dr Schilling, chef de service au CHL, siège du laboratoire de PMA. (photo: Editpress)

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C'était en vigueur avant le vote de la loi sur le mariage pour tous, ça le reste après. Au Luxembourg, les couples lesbiens sont éligibles au même titre que les couples hétérosexuels à la procréation médicalement assistée (PMA), sous réserve du feu vert d'un médecin psychologue. Les hétéros sont eux aussi orientés vers un psy, mais la consultation n'est pas obligatoire. «Auparavant, les dossiers des couples lesbiens étaient également visés par un conseil scientifique, mais ça n'est plus le cas. Seuls les dossiers des femmes célibataires sont étudiés», informe le Dr Caroline Schilling, chef de service au CHL, siège du laboratoire national de PMA.

Plus de 500 ponctions folliculaires ont été pratiquées en 2013 dans le cadre d'une fécondation in vitro au Luxembourg. Parallèlement, le CHL a réalisé près de 400 inséminations artificielles, à ajouter à celles de la clinique Bohler, l'autre établissement à exercer ce type d'intervention. «Les couples lesbiens représentent une proportion négligeable» parmi la patientèle du Dr Schilling et, «généralement, ils se présentent avec un très bon niveau d'informations». «Leur décision a été mûrement réfléchie, cela se ressent», poursuit le médecin, au côté de qui le couple doit se prononcer sur la nature du don de sperme, sachant qu'est proscrit le don de paillettes connues (effectué par un proche par exemple).

En clair, le couple dit s'il souhaite un don anonyme ou non anonyme, ce dernier cas permettant à l'enfant à naître de connaître l'identité de son père à sa majorité. La banque du sperme sollicitée est au Danemark. Dans l'esprit du Dr Schilling, en tout cas, la question de la PMA accessible aux lesbiennes n'autorise aucun dilemme: «Le genre importe peu. L'important, c'est que l'enfant ait deux parents».

Pierre Théobald