Au Luxembourg

02 juillet 2019 15:39; Act: 02.07.2019 16:48 Print

L'OGBL s'attaque à la politique du logement

ESCH-SUR-ALZETTE - Le syndicat indépendant s'inquiète de plus en plus de la flambée de l'immobilier. Il dénonce la «passivité politique» et souhaite davantage de logements sociaux.

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L'OGBL et son président, André Roeltgen, proposent plusieurs pistes aux politiques pour contrer la flambée de l'immobilier. (photo: Editpress/Isabella Finzi)

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Le président de l'OGBL, André Roeltgen, faisait le point, ce mardi après-midi, après une réunion du comité national du syndicat dans la matinée. Le principal syndicat du pays s'est lancé en croisade contre la hausse des prix de l'immobilier. Face à la «passivité politique», le président du syndicat a rappelé certains chiffres dramatiques de la hausse des tarifs. «En moyenne, selon des chiffres de l'Observatoire de l'habitat que nous avons comparés, le prix d'achat d'un appartement a augmenté de 65,5% entre 2005 et 2016, pendant que le salaire moyen augmentait, lui, de 33,6% dans la même période», a-t-il souligné.

En se basant sur un taux d'endettement de 33% des revenus, l'OGBL a dressé un tableau exhaustif des capacités de financement des différentes cellules familiales. Quand il faudrait un peu moins de 14 ans à un couple adulte sans enfant gagnant le salaire médian pour s'acheter un appartement avec une chambre, il faut presque le double pour un couple travaillant au salaire minimum pour se payer le même bien.

«Ce paradis des spéculateurs doit être supprimé»

Dans le même ordre d'idées, un parent avec trois enfants à charge et ne percevant que le salaire minimum aurait besoin de 79 ans pour s'offrir une maison avec trois chambres! Pas mieux au niveau de la location, où le même parent avec ses trois enfants, pour la même maison, doit payer 121,4% de ses revenus pour pouvoir se loger!

Pour contrer le renchérissement du logement, l'OGBL propose plusieurs pistes aux politiques. «Une augmentation de l'offre de logements à elle seule ne suffira pas. Il faut que l'impôt foncier devienne progressif, une taxe nationale sur la rétention de terrains, un plafonnement des prix des terrains et des loyers et surtout l'offre de logements sociaux doit être considérablement augmentée, entre autres mesures», a insisté, mardi, le président de l'OGBL.

André Roeltgen a aussi pointé du doigt les Fonds d'investissement spécialisés en investissement immobilier, «un produit financier qui rend les riches plus riches et fait grimper le prix des logements. Ce paradis des spéculateurs doit être supprimé», a-t-il insisté.

(Patrick Théry/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • vera le 02.07.2019 18:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ca ce parle trop mais on change rien

  • Angelo51 le 02.07.2019 17:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quand grâce à l’Europe les intérêts de l’épargne sont à zéro depuis plus de 10 ans le seul investissement valable est l’immobilier et les syndicats ne pourront rien y changer. Qu’ils pensent plutôt à former les ouvriers pour les préparer à l’arrivée des nouvelles technologies d’intelligence artificielle pour donner à leurs adhérents une chance d’échapper au massacre.

  • Opinion le 02.07.2019 16:14 Report dénoncer ce commentaire

    sauf ce que Monsieur Roeltgen (qui cherche désespérement un espace pour exister après avoir perdu les élections) oublie est que c'est la classe moyenne qui ne peut plus se payer certaines communes. Dans ma commune de Bertrange il n'y a plus que les "très aisés" et les "très aidés" qui peuvent y vivre. Si vous gagnez dans les alentours de 60 à 80 k par an vous n'êtes pas éligibles au logements sociaux et vous ne pouvez vous payez les 1,5 millions (prix de départ) que coûtent les maisons neuves. Du coup vous avez deux groupes qui ne se mélangent pas car ils sortent de deux mondes différents.

Les derniers commentaires

  • Jean le 02.07.2019 19:10 Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi ne pas limiter le nombre de biens immobiliers par personne ? Ex.: un bien par nombre de personne composant le ménage. Cela ne suffirait-il pas à mettre sa famille à l'abri du besoin pour les années futures ?

    • Gégé le 02.07.2019 23:37 Report dénoncer ce commentaire

      Certaines personnes possèdent des dizaines de biens immobiliers au Luxembourg. S'il n'en avait que la moitié mangeraient-ils 2 fois moins souvent ? Achèteraient-ils 2 fois moins de voitures ? Iraient-ils 2 fois moins souvent en vacances ? Seul le gouvernement pourra limiter cette spéculation qui ne devrait pas être financière puisqu'elle concerne un bien vital. Je suis d'accord Jean, il est temps de réguler la propriété immobilière intelligemment.

    • Paul Marx le 04.07.2019 08:03 Report dénoncer ce commentaire

      Je cite Laurent MOSAR: L.M.: "Dans une ville comme Luxembourg, on a une petite douzaine de propriétaires qui possèdent presque toute la ville. Si on veut acheter, on est ainsi confronté à des gens qui ne sont même pas intéressés par l’idée de vendre." Comme à Londres... Grâce à leur puissance financière, cette douzaine de propriétaire finira sans doute par posséder presque tout le Luxembourg.

  • speculator le 02.07.2019 19:02 Report dénoncer ce commentaire

    La hausse des prix causée par la demande nettement supérieure à l'offre a mis l'eau à la bouche des fonds d'investissement immobiliers. L'arrivée de ces fonds spéculatifs renforce la flambée des prix, tout en ne faisant rien pour construire des logements supplémentaires. Il est effectivement grand temps de faire quelque chose contre cette spéculation pure et simple, sous peine de perdre complètement le contrôle de la situation.

  • vera le 02.07.2019 18:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ca ce parle trop mais on change rien

  • Angelo51 le 02.07.2019 17:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quand grâce à l’Europe les intérêts de l’épargne sont à zéro depuis plus de 10 ans le seul investissement valable est l’immobilier et les syndicats ne pourront rien y changer. Qu’ils pensent plutôt à former les ouvriers pour les préparer à l’arrivée des nouvelles technologies d’intelligence artificielle pour donner à leurs adhérents une chance d’échapper au massacre.

  • hypo le 02.07.2019 17:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    la démocratie du logement marque la fin de la tranquillité du pays.