Université de la Grande Région

15 janvier 2019 13:58; Act: 15.01.2019 19:24 Print

L'UniGR a des visées européennes

ESCH-BELVAL - La remise du prix de la recherche a été l’occasion de faire le point sur l'université de la Grande Région.

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Une équipe des universités de Lorraine, de la Sarre et de Kaiserslautern a décroché le premier prix interrégional de la recherche de la Grande Région. (photo: L'essentiel)

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«Imaginez, vous visez un diplôme en physique. Vous étudiez au Luxembourg, en France, en Allemagne, et faites votre stage en Belgique. L'Université de la Grande Région (UniGR), c'est cela: une expérience fantastique et une employabilité sans pareil. On s'arrache nos étudiants», s'enthousiasmait mardi matin, Pierre Mutzenhardt, président de l'UniGR.

Lors de la remise du Prix interrégional de la recherche de la Grande Région, les ministres de l'Enseignement supérieur, Claude Meisch, et à la Grande Région, Corinne Cahen, ont évoqué les défis futurs de l'UniGR. Celle-ci va déposer sa candidature pour le projet-pilote d'Université européenne porté par la Commission européenne. Pierre Mutzenhardt reste assez secret sur la proposition que l'UniGR fera en février. «Mais l'université européenne doit être un modèle transposable à différents endroits dans L'Union», précise-t-il.

«Préparer la révolution numérique»

Actuellement, l'UniGR regroupe les universités de Trèves, de Liège, de Lorraine, de la Sarre, de Kaiserslautern et du Luxembourg. Elle compte 135 000 étudiants, 7 000 doctorants, et 10 000 enseignants-chercheurs. Chaque partenaire consacre un budget de 35 000 euros par an à l'UniGR, auxquels s'ajoutent des financements européens de 170 000 à 300 000 euros selon ce que l'UniGR parvient à décrocher.

«L'UniGR facilite la mobilité des étudiants mais permet aussi de se préparer à la révolution numérique sur le marché du travail et de renforcer la recherche dans des domaines stratégique comme biomédecine, la science des matériaux et les études des frontières», souligne Corinne Cahen. C'est dans cette idée de stimuler l'excellence scientifique, que le groupe de travail Enseignement supérieur et recherche de la Grande Région est attribué à des réseaux de chercheurs.

La second prix, doté de 10 000 euros, est allé à une équipe des universités du Luxembourg et de la Sarre qui travaille sur des biomarqueurs pour des diagnostics précoces de la maladie de Parkinson. Le premier prix doté de 35 000 euros a été décroché par une équipe des universités de Lorraine, de la Sarre et de Kaiserslautern, pour leur réseau de magnétisme. «Les matériaux magnétiques ont des applications dans de nombreux domaines, explique Thomas Hauet, un des porteurs du projet. Ils sont par exemple utilisés dans les capteurs des voitures».

Les partenaires ont par ailleurs annoncé la création d’un nouveau dispositif financier de soutien à la recherche transfrontalière, mais n'ont pas encore détaillé les modalités de ce soutien.

(Séverine Goffin/L'essentiel)