Au Luxembourg

11 février 2020 08:00; Act: 11.02.2020 10:09 Print

La mini-​​entreprise, un long chemin de l’idée à l’assiette

LUXEMBOURG - Pour son projet de mini-entreprise, un groupe de jeunes du lycée Robert-Schuman s’est concentré sur les produits locaux.

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Clémentine, Teo, Ivo, Julien et leurs camarades ont commencé en distribuant une quinzaine de box. Ils envisagent de s’élargir.

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Monter sa mini-entreprise, ce n’est pas un jeu et cela demande un certain investissement. D’abord, il faut trouver l’idée réaliste. «On a eu pleins d’idées, comme recycler des mégots», lance Teo, du lycée Schuman, dans la capitale. «On a eu beaucoup d’idées irréalisables», enchaîne sa camarade Clémentine. «Mais on voulait faire quelque chose pour le développement durable». Du coup, avec Ivo et Julien, ils ont initié un projet de distribution de box contenant fruits, légumes et autres produits locaux, la FrëschKëscht. «Il y a beaucoup de produits de qualité, ici. Pourquoi ne pas défendre les producteurs du pays?» explique Teo.

Une fois l’idée trouvée, il faut la concrétiser. Et d’abord trouver les bons producteurs. «On a écrit à beaucoup de producteurs, on a envoyé plus de 150 mails», raconte Clémentine. «On a eu beaucoup de réponses et on est allés les voir, pour choisir ceux avec qui on allait travailler». Les boîtes, elles, sont récupérées auprès d’une entreprise et trouvent une deuxième vie.

Évolutions envisagées

Par la suite, la mini-entreprise a continué à mobiliser le groupe de jeunes. Il fallait concocter le contenu des box, autour de 8 kilos par semaine. «Il y a des légumes, des fruits, du lait et des œufs, et un spécial à chaque fois, du miel par exemple», le tout local, de saison et en fonction des récoltes, et avec une option végane. «C'est le challenge. Tu reçois ta boîte et tu découvres ce qu'il y a dedans. Un site Internet au nom de l’entreprise, pour commander des box, et avec des idées de recettes, «pour les légumes que tu n'as jamais vus», des photos chez les producteurs, est aussi lancé, et alimenté régulièrement, ce qui demande pas mal de boulot aux jeunes.

Pour faire face à l’écueil de la distribution, les jeunes ont commencé, cette semaine, avec un point de collecte tout trouvé: leur lycée, au Limpertsberg. «Mais on a conscience que ce n’est pas forcément pratique pour tout le monde», précise Clémentine. «Pour l’instant, la plupart de nos clients sont des professeurs et des proches, mais on veut s’étendre». Une deuxième phase est en effet déjà en préparation, pour élargir la distribution. «On considère de faire la livraison nous-mêmes, ou de trouver une entreprise qui la fasse», indique Teo. «Ou alors on va garder le principe des points de collecte. Mais c’est vraiment encore en réflexion». Parce que la vie d’une entreprise, même mini, est en perpétuel mouvement.

(jw/L'essentiel)