Trois projets de loi et sept règlements grand-ducaux. Voilà à quoi ont mené les négociations depuis un an et demi et qui ont abouti au projet de réforme de la police grand-ducale. Et le temps des discussions avec les partenaires sociaux est bel et bien révolu. Vendredi, le gouvernement devrait donner son accord au lancement de la procédure législative de la réforme de la police.
Dès cet automne, les premières fusions de bureaux de police débuteront, «car il n’y a pas besoin de loi pour cela», a souligné, jeudi, le ministre de la Sécurité intérieure, Étienne Schneider. Objectif visé: parvenir à la réorganisation complète des commissariats avec des plages horaires plus larges et une présence accrue des policiers sur le terrain d’ici la fin de l’année.
Plus de moyens d'action
Que se cache-t-il dans les trois projets de loi et les règlements grand-ducaux? D’abord, il n’y aura plus que quatre régions de police, dont une sera consacrée à la seule capitale, Luxembourg-Ville. La police judiciaire aura plus de flexibilité et travaillera en collaboration très étroite avec le procureur général pour établir ses priorités de fonctionnement. Les sections de recherche et d’enquête criminelle disséminées à travers le pays seront quant à elle centralisées. Seules trois antennes (Esch, Diekirch et Grevenmacher) subsisteront.
Du côté de la police administrative, de nouveaux moyens légaux seront donnés aux agents de terrain pour leur permettre de maintenir l’ordre public. Ils seront ainsi autorisés à réaliser des contrôles d’identité ponctuels, des fouilles de voiture ou encore d’établir un périmètre de sécurité. Autant d’actions qui ne figurent actuellement pas explicitement dans les attributions des policiers.
La police des polices aura plus de pouvoirs
Concernant les primes et les carrières des agents de police, le ministre de la Fonction publique, Dan Kersch, s’est voulu très clair. «Il n’y aura pas de restrictions de primes, bien au contraire. Par ailleurs, la carrière de policier avec l’introduction d’une carrière moyenne va aussi être l’une des plus attractives de la fonction publique», s’est-il félicité.
Enfin, l’Inspection générale de la police (IGP) qui correspond à la police des polices aura aussi de nouvelles responsabilités. Elle pourra initier des enquêtes pénales contre des policiers, mais elle aura aussi un rôle de médiateur et d’observateur. «Le ministère sera informé du fonctionnement de la police grâce à un rapport annuel qui lui sera remis», a souligné, jeudi, la secrétaire d’État à la Sécurité intérieure, Francine Closener.
(Patrick Théry/L'essentiel)
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Plus des policiers sur le terrain , plus de contrôles = moins des voyous et donc plus de liberté de vivre .
Avec des vrais flingues ?
Personnellement je ne veux pas voir de police sur les routes. Qu'elle fasse son boulot discrètement. Quand la police est plus visible sur le terrain, le sentiment d'insécurité augmente. L'étape suivante déjà vue, c'est le soldat douanier à la mitraillette qui passe dans les cafés. Cela me rappelle l'Espagne après la mort de Franco. Toujours cette même manie de gouvernements de rappeler sournoisement par la peur que son l'interventionnisme progressif est justifié. Et pour une fois, on n'utilise pas le réflexe du terrorisme, car cette peur là est déjà bien implantée dans le subconscient de gens.
Et oui, cela devient un état policier.
Des fouilles de voiture? À moins de presenter un argument valide et un mandat, pas sur ma voiture. Il manquait plus que des cowboys à Lux Town. Qu'ils commencent déjà par attraper tous ces voyous qui trainent coté gare.