Cinéma au Luxembourg

13 octobre 2021 14:49; Act: 13.10.2021 14:55 Print

«Le but est de se confronter au regard des autres»

LUXEMBOURG - Avec «Io Sto Bene», le réalisateur luxembourgeois, Donato Rotunno, propose un voyage rempli d’humanité, porté par d’excellents acteurs.

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L’essentiel: Quelle a été la genèse du film?

Donato Rotunno: C’est un peu le résultat naturel du documentaire que j’ai fait en 2012, «Terra Mia, Terra Nostra», qui retraçait sur douze années des questionnements sur l’identité et sur l’appartenance. Passer du documentaire à la fiction prend du temps d’écriture, de finalisation. Il a fallu six ou sept ans de travail pour arriver à «Io Sto Bene» aujourd’hui.

Quand le tournage s’est-il achevé?

Heureusement, le tournage a été bouclé avant le Covid. En revanche, une partie de la post-production était pendant le confinement, ce qui a rendu les choses compliquées au niveau de la musique. Le compositeur Massimo Zamboni était en Italie et nous avons beaucoup travaillé à distance. Nous attendions les ouvertures pour le travail en physique, nous avons été impactés comme tout le monde.

D’autant que le film se déroule entre différents pays.

Effectivement, il y avait trois pays pour le tournage, Belgique, Luxembourg et Italie. Il fallait trouver ou construire les bons décors pour raconter cette histoire. Ils ne devaient pas prendre le dessus sur la narration, ni les décors, ni les costumes, ni les voitures, ni les différents artifices du cinéma. Cela devait rester au service des comédiens et de l’histoire. Il y a eu un long travail de préparation et de repérage, pour coordonner tout ça sur 35 jours de tournage.

Donato Rotunno sur le tournage

Comment s’est passé le casting?

J’avais deux comédiens en tête dès le départ: Marie Jung, qui joue Mady, et Renato Carpentieri pour Antonio plus âgé. Les autres se sont agrégés au fur et à mesure que le casting, que l’on a fait à Rome, réussissait à les convaincre de la justesse du projet. La direction d’acteur et le travail avec les comédiens ont été le cœur de cette aventure humaine et cinématographique. C’était un vrai challenge: plusieurs langues, des cultures qui se confrontent, différentes époques et deux comédiens qui jouent un seul et même personnage.

La langue joue un rôle central dans le film.

Nous avons au Luxembourg la maîtrise de plusieurs langues, mais nous n’avons qu’une langue maternelle. Et quand il s’agit de parler des émotions, quand on franchit les barrières du contrôlable, on y revient. J’ai essayé de retranscrire un quotidien dans le film, auquel les comédiens se sont prêtés.

L’exil est également au cœur.

L’humain est amené à se mouvoir. À partir d’un point, la naissance, vers un autre. La raison est souvent liée à une difficulté, un questionnement, la famine, la guerre, la dictature, le conflit intérieur ou avec la famille. Cette migration, c’est l’histoire de l’humanité.

Dans quels festivals le film sera-t-il présenté?

Depuis le festival de Rome il y a un an, nous avons enfin repris la tournée des festivals. Il y a eu Mons en juillet pour la première en Belgique, on va faire un festival en Allemagne fin octobre, le festival de Villerupt.

Un soulagement de pouvoir enfin le présenter?

Le but, c’est de se confronter au regard des autres. C’est un film qui va à l’essentiel, aux émotions. Les retours que j’ai eus pour l’instant me rassurent. Au-delà de «Io Sto Bene», ce sont des milliers de personnes qui ont vécu ce genre de drames amoureux. Nos vies sont plus chargées de petits drames du quotidien que de grands moments de bonheur. Ces drames font que la vie évolue, le bonheur n’est qu’une parenthèse nécessaire.

(Cédric Botzung/L'essentiel)

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