Au Luxembourg
20 novembre 2017 17:15; Act: 20.11.2017 19:19 Print
Le centre de rétention a fait face à 17 évasions
LUXEMBOURG - Depuis son ouverture en 2011, 2070 personnes sont passés par le centre de rétention au Findel, dans l'attente de leur retour vers leur pays d'origine.

Le centre de rétention du Findel comprend 60 chambres, dont 46 pour les hommes et 14 pour les femmes et familles. (photo: Editpress)
Entre son ouverture en septembre 2011 et le 1er juillet 2017, 2070 personnes ont été retenues au centre de rétention du Findel, selon un rapport présenté ce lundi en commission parlementaire. Ils sont restés, en moyenne, 59 jours dans le centre. Mais tous ne sont pas restés attendre l'avion qui devait les ramener dans leur pays d'origine. 17 retenus se sont évadés, dont seulement 7 ont été repris. Toutefois, plus aucune tentative d'évasion n'a été signalée depuis un renforcement des installations de sécurité en 2015.
Quant aux mineurs, ils sont restés en moyenne 3,16 jours au centre de rétention. La prolongation de la durée de rétention de 72 heures à sept jours avait été critiquée. Les responsables du centre ont souligné «l'approche humaine» du centre, qui se vante d'un encadrement psycho-social et individuel pour les retenus en situation irrégulière au Luxembourg qui attendent le retour dans leur pays. En six ans, 70 sanctions disciplinaires ont été prononcées, dont aucune n'a fait l'objet d'une contestation, selon le rapport.
40 retenus en moyenne
En moyenne, 40 migrants se trouvent en même temps en rétention. Ils sont encadrés par un personnel composé de 42 personnes. Le centre dispose de 46 chambre pour hommes, ces derniers étant largement majoritaires, et de 14 chambres pour femmes et familles.
Le personnel de garde se compose de 42 personnes qui encadrait en moyenne environ 40 retenus. Suite à une réorganisation interne, la capacité d’accueil du Centre de détention est jugée suffisante par les responsables : il dispose de 46 chambres pour hommes – la population des retenus se compose avant tout de jeunes hommes – et de 14 chambres pour femmes et familles. Environ 80% des retenus ont un passé criminel.
Les députés se sont renseignés sur la durée réelle des personnes ou familles accompagnées de mineurs : il est de 3,16 jours. La durée de rétention avait été prolongée de 72 heures à sept jours.
Quant à la structure d’hébergement d’urgence Kirchberg (SHUK), alternative à la rétention qui propose un régime de semi-liberté, elle a hébergé 529 personnes (exclusivement des hommes ou des couples) dont 292 ont disparus.
(L'essentiel)

Consultez nos annonces immobilières sur le site de L'essentiel










