Règles de grammaire

14 décembre 2017 12:17; Act: 14.12.2017 14:35 Print

Le Luxembourg ne veut pas de l’écriture inclusive

LUXEMBOURG – Le ministère de l’Éducation nationale ne va pas demander aux enseignants de modifier l’apprentissage des règles de grammaire et d’orthographe.

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L'écriture inclusive a été adoptée lors de la dernière rentrée par un manuel scolaire. (photo: AFP)

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Le débat s’est animé ces dernières semaines dans le monde francophone autour de l’écriture inclusive. Celle-ci, promue par des mouvements féministes, vise à démasculiniser la langue en supprimant notamment la règle selon laquelle «le masculin l’emporte sur le féminin» en matière d’accords.

Le ministre de l’Éducation nationale, Claude Meisch (DP), a indiqué jeudi qu’il «n’envisageait pas l’introduction de nouvelles règles de grammaire au Luxembourg», dans une réponse à une question du député Gusty Graas (DP) que s'est procurée L'essentiel. Selon le ministre, qui n’a pas donné son opinion personnelle sur la question, «le mouvement pour l’écriture inclusive, même s’il a réussi à capter l’attention des médias, est largement minoritaire au sein de la communauté des enseignants de français (…) et inexistant au Luxembourg».

Écriture jugée trop compliquée voire illisible

Claude Meisch se rallie à l’avis de l’Académie française, qui fait souvent référence en matière linguistique. Or, l’institution a rejeté l’écriture inclusive car son usage aboutirait à «une langue désunie, disparate, créant une confusion qui confine à l’illisibilité».

Cette écriture, intégrée lors de la dernière rentrée scolaire dans un manuel scolaire français, est parfois critiquée car jugée trop compliquée. Afin de ne pas donner plus d’importance au masculin qu’au féminin, elle préconise l’ajout systématique de la forme féminine dans les pluriels mixtes, à l’aide d’un point médian. Par exemple: «Nos ami·e·s sont venu·e·s», ou «les agriculteur·rice·s travaillent la terre». Une autre règle prévoit que l’accord ne se fasse plus au masculin lorsque des hommes et des femmes sont concernés, mais avec l’élément le plus proche du verbe. Par exemple: «Paul et Sophie sont belles». Si elles étaient un jour appliquées, ces règles constitueraient une sacrée révolution pour les francophones!

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Juste mon avis le 14.12.2017 12:50 Report dénoncer ce commentaire

    Une révolution de rien du tout oui! Je continuerai à écrire comme je parle jusqu'à mon denier souffle! C'est du grand n'importe quoi! Le genre en écriture n'a rien à voir avec le genre sexuel, il y a grosse grosse confusion! Tous les grammairiens tirent la sonnette d'alarme! L'écriture va denir incompréhensible pour la prochaine génération à cause de cet amalgame néfaste! Je me vois mal dire "Ce meuble et cette tables sont belles"!!! Jusqu'à preuve du contraire, une table n'a pas de sexe...C'est ridicule! Je ne parle pas ainsi, donc je n'écrirai jamais de la sorte, point à la ligne!

  • JAFO le 14.12.2017 13:04 Report dénoncer ce commentaire

    La France non plus n'en veut pas. Avec tout le respect que j'ai pour la gente féminine, il s'agit juste d'une agitation de 3 ou 4 féministes frustrées en mal de reconnaissance. Je ne pense pas me tromper si je disais que la majorité des femmes étaient contre cette mesure ridicule, n'apportant rien sinon encore une complication à cette langue déjà bien complexe...

  • Bird le 14.12.2017 13:43 Report dénoncer ce commentaire

    Le féminisme est le cancer de notre époque.

Les derniers commentaires

  • Blablabla le 15.12.2017 05:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La langue française qui est belle à la base, se détériore de plus en plus avec des règles et des abréviations à gogo, par exemple : le resto (le restaurant), la coiff (la coiffure), l’info (l’information), etc ...

  • Sosso le 14.12.2017 22:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La langue française est déjà complexe et subtile alors au lieu de s'attacher à ce que nos enfants l'apprennent au mieux, on complique encore les choses.

  • ladeux le 14.12.2017 20:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour une fois qu'une bonne décision est prise. Vu le niveau catastrophique de nos élèves, on allait pas ajouter un handicap supplémentaire.

  • Pedro W. le 14.12.2017 19:42 Report dénoncer ce commentaire

    au lieu de compliquer la vie à tout-e le/la monde, les féministes devraient s'inspirer de l'anglais. P.ex. Pourquoi faire la différence entre "ils" et "elles", on pourrait bien opter pour "illes" à l'instar du "they". Le pluriel serait ni masculin ni féminin. Mais non, mieux vaut essayer de créer quelque chose d'inlisible.

  • fabilux le 14.12.2017 19:13 Report dénoncer ce commentaire

    Je contre mais alors là à 100%, quelle manie de vouloir changer nos règles , de mettre des points etc !!! Mais où va t on ? Les jeunes ont déjà bien du mal comme ça, ils seront encore plus perdus . Ou alors qu'on ne parle plus des difficultés des jeunes d'écrire sans faute!!