Naufrages en méditerranée

20 avril 2015 13:49; Act: 20.04.2015 18:24 Print

«Le moment est venu de ne plus débattre»

LUXEMBOURG - Suite aux naufrages répétés de migrants en Méditerranée, les ministres européens, dont Jean Asselborn, évoquent lundi au Grand-Duché l’assistance que doit fournir l’UE.

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La réunion conjointe des ministres européens de l'Intérieur et des Affaires étrangères, convoquée d'urgence ce lundi à Luxembourg par l'Union européenne, doit débuter à 15h. Il s'agira notamment de préparer une nouvelle «stratégie» sur l'immigration pour l'UE, qui doit être présentée au mois de mai. L'Union européenne est pointée du doigt pour sa passivité alors que les drames se succèdent en Méditerranée, où des centaines de migrants ont encore perdu la vie ces dernières heures. «Les ministres évoqueront en outre l’assistance que pourrait fournir l’UE afin d’endiguer le flot de migrants et enrayer ces situations dramatiques» souligne le gouvernement luxembourgeois.

Jean Asselborn, ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes, participe à cette réunion d'urgence. «Le moment est venu de ne plus débattre mais prendre des actions, a-t-il déclaré à son arrivée à la réunion du Conseil européen. Il faut aujourd'hui que l'on donne des solutions concrètes.» Parmi lesquelles une aide financière et en équipement pour l'Italie. «Il faut donner plus de moyens pour que l'UE soit capable de sauver ces vies perdues de façon atroce. L'Europe n'est pas équipée pour résoudre le problème à la racine, tous les conflits du monde arabe et africain, mais nous avons une responsabilité dans cette mer méditerranée qui est une mer européenne», a ajouté le ministre.

«Nous n'avons plus d'alibi», a martelé de son côté la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, «les tragédies de ces derniers jours, de ces derniers mois, de ces dernières années, c'en est trop». La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est dit «bouleversée», affirmant que l'Europe devait «trouver des réponses». «La réputation de l'Union européenne est en jeu», a jugé le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni.

(NC/L'essentiel/AFP)