Au Luxembourg

24 février 2020 07:59; Act: 24.02.2020 09:37 Print

Les auteurs de violences de plus en plus expulsés

LUXEMBOURG - 265 expulsions d'auteurs de coups ont été prononcées en 2019. C'est 30 de plus qu'en 2018. Et pourtant, parfois, elles ne mettent pas fin aux violences.

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L'expulsion de l'agresseur prend fin après trois mois seulement.

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«C’est une tragédie, malheureusement, on en rencontre très souvent», admet une collaboratrice de l’ASBL Femmes en détresse (FED). Pour fuir son compagnon violent, une femme a sauté du 2e étage, à Mersch, lundi, se blessant grièvement. L'auteur présumé des coups a été placé, jeudi dernier, en détention provisoire.

Au total, 265 cas de violence conjugale ont mené à une expulsion en 2019, d’après les chiffres de l’association. C’est 30 de plus qu’en 2018. Malheureusement, ce n'est parfois pas la fin du calvaire pour les victimes, car la période d'expulsion peut aller de 14 jours à seulement trois mois.

Un suivi primordial

Une «solution» malheureusement temporaire, puisqu’une fois l’expulsion expirée, c’est aux partenaires de faire les démarches «s'ils arrivent à se concilier», détaille Henri Eippers, porte-parole de l’administration judiciaire. Plainte, divorce, et/ou déménagements peuvent ensuite intervenir. Dans certains cas, la victime devra quitter le domicile et retrouver un logement, ce qui s’annonce «très compliqué pour une personne seule», étant donné la crise du logement au Grand-Duché, insiste l'association.

C'est seulement en cas de récidive et selon les circonstances que le parquet pourra décider d’une poursuite de l’auteur. En attendant, la FED entre alors en jeu pour assister les victimes, avec un foyer d'urgence, mais aussi avec «un travail psychologique tout aussi important. «On va encadrer les victimes pour qu’elles puissent redevenir autonomes, explique l'employée de l'ASBL, car elles sont souvent dépendantes de leurs compagnes/compagnons et ainsi, les réintégrer dans le monde du travail». Un problème reste en suspens, note le parquet: «Il n'existe aucune prise en charge des enfants, témoins de violences conjugales au Luxembourg», constate Henri Eippers.

(Marine Meunier/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • MarcVandamme le 24.02.2020 08:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et pourquoi on ne parle jamais de la violence conjugale sur les hommes?

  • Samuel le 24.02.2020 15:57 Report dénoncer ce commentaire

    Le couple sur la photo d'illustration est de race blanche. J'aimerais une étude sur les statistiques ethniques sur ces violences.

  • Victimisation à la mode le 24.02.2020 09:14 Report dénoncer ce commentaire

    Et pour ne pas changer les bonnes vieilles habitudes, pas un mot à propos des violences psychologiques, arme de prédilection des femmes. A force de mauvaise foi, vous perdez des alliés potentiels qui en ont marre d'entendre rabacher non stop que tous les hommes sont des bourreaux/violeurs/etc...

Les derniers commentaires

  • Mimi le 27.02.2020 09:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bien dit

  • le canard enchaîné le 24.02.2020 18:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    tres juste voir les 2 côtés des choses

  • Léon le 24.02.2020 16:55 Report dénoncer ce commentaire

    Mettez leurs nom et photos dans les journaux de ces triste individu et ça va calmer les autres salauds

  • denispa1 le 24.02.2020 16:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les hommes comme les femmes sont victimes de violences conjugales, et ces violences concernent plus souvent des femmes. Toutes les victimes doivent être encadrées, aidées, accompagnées

  • lux le 24.02.2020 16:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Un grand pas vers la vraie punition !!