Au Luxembourg

20 septembre 2019 07:00; Act: 20.09.2019 09:16 Print

Les écoliers pour le climat, sans les politiques

LUXEMBOURG - Après un imbroglio, jeudi, les élèves pourront finalement quitter les cours pour aller à la marche pour le climat, sur présentation d'un mot des parents.

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Les étudiants ont rendez-vous à la gare centrale ce vendredi, à 10h, pour manifester.

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La nouvelle a fait l'effet d'une bombe jeudi matin: le ministère de l'Éducation nationale a informé toutes les écoles et lycées que les élèves participant à la grève pour le climat ce vendredi, seront officiellement «non excusés». «Une tentative d'intimidation», ont dénoncé sur Facebook les organisateurs de la marche, Youth for Climate Luxembourg, faisant part de leur incompréhension face à cette décision.

En fin d'après-midi, tout bascule. Dans un communiqué de presse, le ministère explique que les mots d'excuse écrits par les parents seront acceptés. Que s'est-il passé? «Nous n'avons pas demandé la permission de manifester au ministère, cette fois. Parce que c'est juste notre droit à la liberté d'expression!», affirme l'une des organisatrice, Zohra Barthelemy.

«Cela nous a choqués»

En outre, les étudiants avaient le sentiment que leur manifestation serait récupérée par les politiciens. «À la première manifestation, ils se sont mélangés parmi nous et se sont placés devant les caméras pour se montrer sur les images de la marche». Et deux mois plus tard, la Chambre des députés a décidé que le Luxembourg ne déclarait pas l'état d'urgence climatique. «Cela nous a choqués. Les émissions de CO2 augmentent et nous ne voyons pas venir assez vite les changements urgents nécessaires», explique Zohra Barthelemy, pour expliquer la décision de faire cavalier seul.

Néanmoins, les organisateurs ont accepté jeudi après-midi l'invitation du ministère à s'asseoir autour de la table pour discuter. «Nous avons expliqué qu'il ne s'agissait pas de désobéissance civile. Après tout, la manifestation est tout à fait conforme», explique Stéphane Pekala Colles, de Youth for Climate. Et, à l'issue de la réunion de jeudi, on leur a expliqué que les autorisations écrites par les parents étaient acceptées. Un retournement que Stéphane Pekala Colles ne peut s'expliquer. «Les politiques vont encore pouvoir se féliciter d'être de notre côté».

(Marlene Brey/Philip Weber/L'essentiel)