Accouchement au Luxembourg

03 mai 2018 07:57; Act: 03.05.2018 09:48 Print

Les femmes préfèrent souvent la péridurale

LUXEMBOURG - Au moment d’accoucher, seules 22% des femmes le font sans recourir à l’anesthésie.

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Aujourd’hui, 80% des femmes accouchent sous anesthésie, principalement avec une péridurale. (photo: AFP/Eric Feferberg)

op Däitsch
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«Dès qu’on m’a posé la péridurale, je suis redevenue moi-même, j’ai repris le contrôle, cela m’a permis de profiter et de vivre pleinement mon accouchement»: comme Ana qui a accouché de son premier enfant en 2015, de nombreuses femmes font aujourd’hui appel à cette anesthésie locale pour faire diminuer la douleur lors du jour J. Selon un rapport de la CNS, en 2015, seules 22% des femmes n'ont eu aucune prise en charge anesthésique (péridurale ou autre anesthésie).

Aujourd’hui, quelque 70% des femmes qui accouchent par voies basses bénéficient d’une péridurale, «contre 30 et 40% il y a 40 ans», explique Robert Lemmer, président de la Société luxembourgeoise de gynécologie et d'obstétrique (SLGO). À la fin des années 70, «la péridurale n’était pas dans les mœurs, les anesthésistes n’étaient pas intéressés, les médecins étaient réticents, même moi, je considérais que la douleur faisait partie de l’accouchement et puis j’ai changé d’avis quand j’ai vu les bienfaits de l’anesthésie: libérées de la douleur, les femmes étaient plus décontractées pour faire naître leur bébé dans de meilleures conditions», raconte le médecin. «Ce n’est pas qu’une question de confort, c’est également une question de sécurité pour la mère et l’enfant».

Seul un quart des césariennes sont programmées

Une explication qui vaut aussi par exemple pour le taux de césariennes. Aux alentours de 31% en 2011, la proportion a diminué ces dernières années, à la faveur d’une vraie réflexion autour de ce mode d’accouchement. Mais Robert Lemmer le soutient avec vigueur: «La vraie césarienne de confort est tout de même exceptionnelle». Seul un quart des césariennes sont programmées et la moitié sont des césariennes dites itératives, c’est-à-dire que la femme concernée a déjà subi une césarienne et qu’il vaut alors mieux qu’elle n’accouche pas par voie basse. L’autre moitié sont des césariennes de précaution car l’enfant ne se présente pas dans les meilleures conditions.

Et si aujourd’hui, un accouchement sur trois est déclenché artificiellement, le Dr Lemmer le justifie aussi: «Autrefois, on déclenchait pour que les choses aillent plus vite, mais aujourd'hui, c'est différent, si on déclenche c'est pour des raisons médicales, c'est là aussi rarement par convenance». Des raisons médicales guidées par les progrès de la science: «On a aujourd'hui plus d'outils et de connaissances pour anticiper les risques pour la mère et l'enfant et donc pour prendre la bonne décision».

(Marion Chevrier/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • timon le 03.05.2018 11:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    J‘ai eu mes deux enfants sans péridurale, et ça marche, comme chez toutes les autres femmes avant nous.

  • Pr Pracain le 03.05.2018 08:44 Report dénoncer ce commentaire

    On fait ce qu'il faut et puis basta!

  • Zazette le 03.05.2018 17:54 Report dénoncer ce commentaire

    Il y aurait donc des douleurs "acceptables" parce que "naturelles" et d'autres qui ne le seraient pas parce que "non-naturelles"... mais où va-t-on ?

Les derniers commentaires

  • Zazette le 03.05.2018 17:54 Report dénoncer ce commentaire

    Il y aurait donc des douleurs "acceptables" parce que "naturelles" et d'autres qui ne le seraient pas parce que "non-naturelles"... mais où va-t-on ?

    • Débilitium le 03.05.2018 18:20 Report dénoncer ce commentaire

      Une dent de sagesse qui pousse, c'est naturel non ? C'est pas une pathologie non plus, alors, on fait quoi ? On le prend cet antidouleur ou on attend que ça sorte en pleurant ?

  • Thomas le 03.05.2018 17:40 Report dénoncer ce commentaire

    Certaines nous disent ici que les anesthésies sont dangereuses, etc. oui, bon, et alors, on en fait pas quand on se fait opérer ???

  • Robert le 03.05.2018 17:36 Report dénoncer ce commentaire

    J'ai 50 ans et toujours aujourd'hui, ma maman refuse de parler de son accouchement tellement celui-ci était insupportable... plus de 14 heures passées à souffrir et à souffrir encore si bien qu'elle ne se souvient même pas de ma naissance. Sa douleur était si intense qu'elle en a même perdu connaissance au moment de mon passage. Alors, soit, c'est naturel, soit, tous les accouchements ne se ressemblent pas, mais s'il s'agissait pour elle de recommencer, mais bien sûr qu'elle opterait pour la péridurale, ne serait-ce que pour "être là"...

  • Sandy le 03.05.2018 16:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Odile: parfait commentaire, d’accord à 100%! Les commentaires me font vraiment rigoler, que chaque femme fasse ce qu’elle lui semble le mieux pour elle, sans dénigrer les autres. Quand aux commentaires qui disent que la douleur d’un accouchement est normale, naturelle... ce n’est en aucun cas pour cela qu’il faut la surmonter si on n’y arrive pas. Chacune son expérience. C’est le même match que l’allaitement et les biberons, à croire qu’elles ont un truc à prouver. Laissez vivre ces moments aux femmes sans pression comme elles le souhaitent.

  • Unicorn le 03.05.2018 15:32 Report dénoncer ce commentaire

    Pour mon épouse, infirmière, la péridurale, avec tous les risques d'infection, les risques sur le cerveau du bébé, les cicatrices, pas question. Je lui ai tenu la main à chaque naissance, et je n'aurais pas hésité à prendre sa place. Par contre, les deux derniers mois, pas si sûr... Je dis bravo aux mamans, pendant ces mois, mais aussi bravo aux papas pour les 20 ans qui suivent.