Propreté au Luxembourg

19 février 2018 08:00; Act: 19.02.2018 09:37 Print

Les jets de mégots restent difficiles à verbaliser

LUXEMBOURG – Les jets de mégots de cigarettes restent un fléau au Luxembourg, à cause de la pollution engendrée. Mais ils ne font l’objet que de peu de sanctions.

storybild

Un seul mégot jeté dans des égouts peut contaminer 500 litres d'eau. (photo: AFP)

op Däitsch
Sur ce sujet
Une faute?

«Les mégots sont les déchets les plus retrouvés par terre». Le ministère du Développement durable déplore le problème posé par les jets de mégots, que ce soit dans l’espace urbain ou dans la nature. Ils représentent un tiers des déchets sauvages, selon une estimation des autorités.

Depuis le 1er janvier 2016, le jet de mégots, de chewing-gums ou de papiers sur la voie publique est passible d’une sanction de 49 euros. Mais cette disposition n’a été utilisée que 82 fois en un peu plus de deux ans. «Ce n’est pas évident de verbaliser car il faut prendre le fautif en flagrant délit», explique un porte-parole de la police grand-ducale. Les communes tentent de lutter contre les mauvaises habitudes des usagers. La capitale a ainsi installé 4 000 «bornes de propreté publiques» et «plus de la moitié des poubelles» contiennent des cendriers intégrés, explique une responsable.

Déchets non recyclables

Ces «déchets toxiques» posent de vrais problèmes, car ils contiennent des hydrocarbures aromatiques ainsi que des métaux lourds, rappelle le ministère. Ils se diffusent dans l’environnement, chacun pouvant contaminer jusqu’à 500 litres d’eau. De plus, «les mégots ne sont pratiquement pas biodégradables et prennent de une à cinq années pour se décomposer dans la nature».

Surtout, ces petits déchets ne peuvent actuellement pas être recyclés, du fait des produits toxiques et des matières plastiques qu’ils contiennent. Ils sont donc éliminés avec les autres déchets ménagers, avant d’être incinérés ou déposés dans une décharge contrôlée.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Faux message le 19.02.2018 08:27 Report dénoncer ce commentaire

    Que du blabla.J habite à coté d'un arrêt de bus. Tout ce qui monte ou descends "oublie" ses saletés par terre et donc par experience les mégots sont une rarité. Parcontre entre les tickets, canettes, bouteilles, et malbouffe sucreries varies on pourrait en remplir une benne. Autant de sanctions que d'éducation engage : c.à.d.: Zéro

  • Frank le 19.02.2018 08:50 Report dénoncer ce commentaire

    9 fumeurs sur 10 jettent leurs mégots, soit sur la chaussée en roulant, soit sur les trottoirs...

  • Mikas le 19.02.2018 10:04 Report dénoncer ce commentaire

    Une véritable plaie. Et cette fois-ci, tous coupables: français, belges, luxembourgeois, etc. Tous!

Les derniers commentaires

  • Luxo le 20.02.2018 17:55 Report dénoncer ce commentaire

    Je pourai presque comprendre les fumeurs. Ils ont pris cette habitude depuis l'enfance. Pour eux ce n'est pas une polution. Par contre aucune volonté n'est pris pour interdir ce geste. Le pays devrait planter un millier de panneaux et d'affiches interdition de jetter un mégôt ou autre chose. On a bien réusit à rendre le port de la ceinture obligatoire. On peut arriver à ce les fumeurs gardent leurs mégots dans leurs boites ou paquet. Les cendriers de poches existes, et parfois ils sont distribué gratuitement. "Contrôle de police: avez vous votre cendrier dans la poche?"

  • Albert le 20.02.2018 09:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une solution serait de rendre obligatoire , pour chaque possesseur d'un paquet de cigarettes , un cendrier portable. La loi permettrait à un contrôleur civique de compter la différence entre les paquets et la poubelle. On peut aussi, chacun, faire une remarque aux fumeurs à chaque geste de pollution. On dénonce bien les crimes que l'on voit.

  • lkral le 20.02.2018 09:06 Report dénoncer ce commentaire

    Si les autorités avaient la volonté de sanctionner ce type de problème ne se poserait pratiquement plus. Il n'y a pas seulement une sanction sévère, il faut commencer par l'éducation à l'école et surtout dans les familles.

  • deçu le 20.02.2018 07:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    deux suggestions: 1. tabac très cher et cigarette électronique peu chère 2. Mégots avec caution

  • max le 20.02.2018 07:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour le prix des clops le mégot devrait être biodégradable .