Au Luxembourg

05 novembre 2019 17:07; Act: 06.11.2019 09:15 Print

«Une attaque contre les syndicats et les salariés»

LUXEMBOURG - L'OGBL, le LCGB et la CGFP ont répondu aux attaques de l'Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) contre le modèle de dialogue social luxembourgeois.

storybild

Les représentants de l'OGBL, du LCGB et de la CGFP ne digèrent pas les attaques de l'UEL contre le modèle de dialogue social luxembourgeois. (photo: Editpress/François Aussems)

Sur ce sujet
Une faute?

Les trois syndicats représentatifs au niveau national, l’OGBL, le LCGB et la CGFP se sont montrés remontés ce mardi, lors d’une conférence de presse commune dans les locaux de la Chambre des salariés, en réponse aux attaques de l'Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) contre le modèle de dialogue social luxembourgeois.

Le patronat avait en effet quitté la table de négociation lors de la dernière réunion du Comité permanent du travail et de l’emploi (CPTE). Selon les trois syndicats, il s’agit d’un point culminant d’une stratégie consistant à démanteler le modèle social. «C’est une attaque à la fois contre les syndicats, les salariés et le gouvernement», a souligné le président de l’OGBL, André Roeltgen. Car, a-t-il rappelé, le gouvernement s’est engagé à revaloriser le dialogue social.

Une manifestation de protestation

Les responsables syndicaux ont sommé l’UEL de revenir à la table des négociations. En attendant, ils continuent à alimenter leur plateforme 4.0, censée préparer les salariés à la digitalisation galopante, de propositions et de solutions pour ce défi de taille. «Cette attaque du patronat intervient d’ailleurs à un moment où la digitalisation soulève de nombreuses questions qui mettent en péril le droit des salariés», a expliqué Patrick Dury, le président du LCGB.

Selon le mouvement syndical, il appartient aussi au gouvernement d’agir s’il veut tenir sa promesse de redynamiser un dialogue social qui bat visiblement de l’aile. Le mardi 19 novembre, les trois syndicats organiseront une manifestation de protestation, mais André Roeltgen n’a pas exclu ce mardi de recourir à une stratégie plus musclée. «Ce dialogue social que remet aujourd’hui en question l’UEL a eu le mérite de garantir la cohésion sociale pendant presque quarante ans», a conclu le président de la CGFP, Romain Wolff.

«Nous ne sommes pas contre le dialogue social»

«Si nous sommes convoqués à la prochaine réunion du comité permanent du travail et de l’emploi, nous y participerons à condition que les quatre représentants du gouvernement soient présents et que l’ordre du jour respecte l’esprit de la loi qui régit le CPTE. C'est-à-dire que nous allons y discuter de points précis qui touchent au monde du travail et plus précisément à l’Adem et à l’ITM», explique-t-on du côté de l’Union des entreprises (UEL).

«Les syndicats veulent également discuter de l’organisation du temps de travail. Or, l’UEL constate qu’il n’y a pas de base légale pour de telles discussions. De surcroît, nous n’avons pas le mandant pour les mener. Si les syndicats nous reprochent donc de rejeter le dialogue social, c’est au mieux une méconnaissance de la loi et au pire, un procès d’intention. Nous ne sommes pas contre le dialogue social, bien au contraire».

(Maurice Magar/L'essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • domdom le 05.11.2019 18:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bon à dire vrai les syndicats Luxembourgeois ne sont pas vraiment actifs dans les entreprises.

  • Anticonformiste le 05.11.2019 22:00 Report dénoncer ce commentaire

    Jusqu'à présent, il y a toujours eu un dialogue social. Si le patronat quitte la table, alors le peuple ira dans la rue manifester. On peut même se demander comment cela a duré 40 ans. Il vaut mieux qu'un dialogue social se remette vite en place avec des propositions claires et justes. Avant qu'il ne soit trop tard. Parce que les luxembourgeois ne se laisseront plus faire. Puisque les sociétés font des bénéfices, pourquoi y a-t-il encore de la pauvreté dans ce pays ? Pourquoi ne pas combattre le chômage, construire des logements décents et abordables pour tous ? Et la famille ? Et l'éducation?

  • Motmot le 06.11.2019 03:38 Report dénoncer ce commentaire

    Syndicat à Lux : petits arrangements entre patrons et employés, qq fois les syndicats y sont invités. Ailleurs, c'est grève courte si tout va bien, longue quand plus rien ne fonctionne. A quand remonte une vraie bonne grève spécifique ou générale à Luxembourg? (Et pas une grève prise sur le temps de midi des employés avec 3 pauvres salariés et 1 syndicaliste défilant 3 minutes avec des pancartes que personne ne voit)? Franchement se faire virer mêmes avec de bonnes indemnités à 50 ans, ça laisse perplexe et peu d'avenir...

Les derniers commentaires

  • Anny le 07.11.2019 23:44 Report dénoncer ce commentaire

    @head of departement. Dans les 2 camps il y a les serieux et les moins serieux. Helas pour les gens qui ne savent pas ce qui se passe dans le monde du travail c est blanc les patrons les bons et noir les salaries les mauvais. ce qui ne correspond nullement a la realite. On parle du chomeur profiteur mais du chomeur s appliquant a retrouver du travail. Et a l inverse on parlera plutot du patron ayant du mal a trouver de la bonne main d oeuvre mais pas du patron ayant le moyen de payer qui abuse des aides de l etat sur le dos du contribuable .

  • Claude Merrin le 06.11.2019 13:56 Report dénoncer ce commentaire

    Le problème du Luxembourg c'est qu'on ne sait pas remettre les patronat à sa place.

  • Anonymous85 le 06.11.2019 13:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les patrons n’ont que faire des syndicats au Luxembourg et ca fais déjà un bail que ça dure les politiciens n’aident pas non plus ou sont du côté du patronat et non du citoyen qui l’élis, ont vis dans un pays parfait avec une note AAAA +++++ pourquoi ont devrais changer la méthode ca n’a pas de sens

    • Charlie Morreno le 06.11.2019 13:58 Report dénoncer ce commentaire

      Il y a trop longtemps que la lutte des classes est galvaudée dans ce pays.

  • Ignazio le 06.11.2019 12:59 Report dénoncer ce commentaire

    En quoi la CGFP, syndicat des fonctionnaires, est-elle concernée par le dialogue avec les entreprises?

  • den gil le 06.11.2019 08:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je ne peux pas confirmer cela, certes il y a des entreprises ou les syndicats ne sont pas bien représentés ou représentés par des personnes qui travaillent dans leur poche ou par sécurité de l'emploi, mais ce qu'il ne faut pas oublier,c'est que souvent ,les gens ils ont peur de se syndiquer, par peur des représailles des patrons. Un point à méditer..

    • Gustave C le 06.11.2019 13:59 Report dénoncer ce commentaire

      Ce devraient être aux patrons de vivre dans la craine de la colère du prolétariat.