Violences au Luxembourg

06 novembre 2018 09:00; Act: 06.11.2018 09:53 Print

«Les victimes se sentent rarement en sécurité»

LUXEMBOURG - Moins d'un tiers des interventions policières pour des cas de violences conjugales ont abouti à une mesure d'éloignement, l'année passée.

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Les mesures provisoires d'expulsion visent «à désamorcer une situation critique», indique le parquet.

op Däitsch
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Si le fait de dénoncer son bourreau constitue assurément un pas décisif, cela n'induit pas nécessairement la fin du calvaire pour les personnes victimes de violences conjugales. Sur les 715 interventions policières répertoriées l'année dernière par la police au Luxembourg, 217 ont abouti à une mesure d'expulsion, soit un peu moins d'un tiers. Un cadre relativement strict et bien établi. Après enquête, c'est le parquet qui décide de la nécessité d'un éloignement.

«L'agent informe alors l'auteur qu'il n'a plus le droit de rentrer chez lui ou de prendre contact sous quelque forme que ce soit avec la personne protégée. Il doit remettre toutes les clés et appareil donnant accès au domicile», détaille la police. Reste que cette mesure est par définition limitée dans le temps. Elle est effective durant 14 jours. Et si des renouvellements sont possibles, la période totale ne peut pas excéder trois mois. Un délai insuffisant pour Andrée Birnbaum, directeur générale de l'ASBL Femmes en détresse. «De manière générale, il manque des mesures efficaces de protection, et les victimes se sentent rarement en sécurité», explique-t-elle, tout en saluant «l'amélioration de la loi sur la violence».

L'épineuse question des enfants

La responsable souhaiterait par exemple une prise en compte accrue de la violence psychique, qui ne figure pas ou très peu dans le cadre légal. «Elle est sous-estimée et difficile à prouver». Autre problème, les frais de justice peuvent constituer un sérieux problème «pour les victimes qui se trouvent au-dessus du seuil d'obtention de l'assistance judiciaire».

Enfin la question des enfants demeure un point central. «Si un enfant n'est pas considéré comme personne à protéger, il se trouvera en contact avec l'auteur de violences. Cela ouvre la voie aux manipulations et à la culpabilisation envers la victime». Autant de questions auxquels devra également répondre la prochaine législation...

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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