Au Luxembourg

15 avril 2019 07:00; Act: 15.04.2019 11:07 Print

Les violences conjugales ne sont pas que des coups

LUXEMBOURG - En 2018, la justice a éloigné 231 conjoints violents. Mais la violence peut aussi se manifester à distance, via Internet.

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231 expulsions ont été prononcées pour des violences en 2018.

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«Certains auteurs de violences domestiques savent qu’ils ne peuvent plus porter de coups car ils risquent des ennuis avec la police. Alors, ils changent de technique et ont recours à la violence psychologique», témoigne Isabelle Da Silva, qui travaille dans un des centres de soutien aux victimes de l’ASBL Femmes en détresse depuis près de 20 ans. En 2018, la police est intervenue à 739 reprises pour des faits de violences domestiques, ce qui a mené à 231 expulsions prononcées par la justice, soit une très légère hausse par rapport à 2017 (715 interventions et 217 expulsions).

Les chiffres en revanche sont en baisse depuis 2014 (876 et 330). «Le renforcement de la loi a permis aux acteurs de terrain de lutter plus efficacement contre les violences physiques, estime Isabelle Da Silva. Mais il nous manque un arsenal législatif contre les violences psychiques», souligne-t-elle. «Cette violence a ceci de dévastateur qu’elle est insidieuse, qu’elle touche directement à l’identité de la victime et qu’elle peut l’amener à douter d’elle-même. Elle est difficile à identifier, à prouver et elle doit encore être définie».

Autre difficulté, Internet. «Les comportements abusifs qui y ont cours se manifestent aussi dans le cas de violences conjugales. Quand un auteur, sous le coup d’une mesure d’éloignement, suit sa victime dans la rue, les autorités sont outillées pour intervenir. Mais c’est plus compliqué quand il s’agit de cyberharcèlement. Et quand une victime est espionnée en ligne, elle ne s’en rend parfois pas compte avant que ça ne dégénère».

(Séverine Goffin/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Vindulux le 15.04.2019 08:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    la violence psychologique est également très utilisée par certaines femmes moins fortes physiquement.

  • Fullemett le 15.04.2019 09:23 Report dénoncer ce commentaire

    Les victimes des violences psychologiques sont surtout les hommes. Et c'est pas sur internet que ca se passe, mais sur le dos des enfants. Mais les hommes victimes, dès que les femmes ont concernées, c'est un sujet tabou, même si les enfants sont les premiers à en souffrir. Vive 2019 et l'égalité des sexes!

  • Jonggesell le 15.04.2019 12:10 Report dénoncer ce commentaire

    heureusement je suis célibataire et libre

Les derniers commentaires

  • faite le 15.04.2019 18:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Sowat : et les enfants ?

  • Sandro le 15.04.2019 18:14 Report dénoncer ce commentaire

    Mais arrêtez ! La déconnexion d'Internet n'est quand-même pas si compliquée.

  • Sowat le 15.04.2019 16:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @faite : d'accord avec vous, il faut pouvoir assumer un logement à soi tout seul

  • faite le 15.04.2019 15:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Jonggesell : vivre seule devient très difficile . beaucoup de femmes et hommes restent en couple car les loyers sont trop chers

    • Cochon payeur! le 16.04.2019 10:19 Report dénoncer ce commentaire

      Les femmes essaient de se faire entretenir par leur ex-conjoint quitte à dire n'importe quoi pour vivre le grand amours avec leurs amants. Les enfants ne sont qu'une source de revenu: 1400 € (3 enfants avec un différents ) + 37,5€ pour le différent ~1100€ + 700€ pension alimentaires ~3200€ logement sociale 5 chambres pour 955€ la pauvre femme plus salaire, avocat gratuit, ... pas belle la vie.

  • rené le 15.04.2019 14:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Moi j’ai vu une femme de ma rue savater son mari qui perdait un peu la tête il n’y a pas que les hommes