Conflit social

18 décembre 2018 17:52; Act: 19.12.2018 10:28 Print

Luxtram se trouve dans le viseur des syndicats

LUXEMBOURG – Les syndicats reprochent à Luxtram d'avoir licencié l'un de ses employés syndiqués. L'exploitant du tramway de la capitale dément.

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Nico Wennmacher (FNCTTFEL), Christian Sikorski (OGBL) et Georges Merenz (FNCTTFE) ont critiqué Luxtram. (photo: Editpress/François Aussems)

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Les syndicats OGBL et FNCTTFEL-Landesverband accusent Luxtram S.A. d'avoir licencié la semaine dernière, l'un de ses employés sans motif déclaré. L'intéressé, âgé d'une quarantaine d'années et résidant au Luxembourg, n'a, selon les syndicats, pas commis de faute grave. Selon eux, il aurait été «réduit au silence» à cause de son engagement syndical.

Avant son licenciement, le salarié de Luxtram était responsable de la gestion des plans de travail. Il y a dix jours, il avait été soumis à une évaluation avec une note satisfaisante. Or, toujours selon les syndicats, le salarié aurait été confronté à des reproches concernant la gestion des plans de travail lors de la Schueberfouer, une période d'activité intense pour la nouvelle ligne de tram. La semaine dernière, il a finalement dû quitter son poste. Il continuera de percevoir son salaire pendant la durée du préavis de licenciement de deux mois. La société est tenue de communiquer le motif du licenciement sous 40 jours.

Luxtram dément

Le secrétaire central de l'OGBL, Christian Sikorski, et le président de Landesverband, Georges Menrez, ont dénoncé un «cas unique» au sein de la société. Ils n'ont pas hésité à sortir l'artillerie lourde, qualifiant mardi la direction de Luxtram de «clique de gangster social payée par les pouvoirs publics». L'OGBL et le FNCTTFEL-Landesverband réclament la réintégration du salarié qui, avant son licenciement, était engagé à mettre sur pied une délégation du personnel en vue des élections sociales de mars prochain. Près de la moitié des employés de Luxtram, entreprise détenue à 50% par l'État et à 50% par la ville de Luxembourg, sont syndiqués.

Luxtram a bien sûr démenti la version des syndicats OGBL et Landesverband. «L'entreprise n'a licencié aucun salarié en raison de son appartenance syndicale», indique-t-elle dans un communiqué. Le renvoi de la personne serait lié à des raisons exclusivement professionnelles. La direction n'aurait pas eu connaissance de son intention de présenter une liste pour les élections sociales.

Débat à la Chambre

Ce cas de licenciement met à rude épreuve les négociations entres les syndicats et Luxtram au sujet d'une première convention collective, pour la centaine d'employés de l'opérateur de tramway. L'OGBL et le FNCTTFEL-Landesverband critiquent l'amplitude horaire des conducteurs de tramway ainsi que les salaires. À l'avenir, les négociations entre les représentants du personnel et la direction se feront par l'intermédiaire d'un médiateur. Selon Christian Sikorski, «en cas de non-conciliation, la perspective d'une grève peut être évoquée».

Le sujet s'est invité à la Chambre mardi, avec notamment des interventions des députés d'opposition David Wagner (Déi Lénk) puis Marc Spautz (CSV). Le ministre de la Mobilité et des Travaux publics, François Bausch (Déi Gréng), a maintenu sa ligne de conduite: «Ce n'est pas le rôle d'un ministre ou d'un conseil d'administration de se mêler du fonctionnement journalier d'une entreprise de droit privé», a-t-il dit à la tribune de la Chambre des députés. «Si ce licenciement s'avère illégal, le conseil d'administration ne manquera pas de demander des comptes au directeur de Luxtram», a-t-il conclu.

(Jörg Tschürtz/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Luxo le 18.12.2018 18:43 Report dénoncer ce commentaire

    Il faut arrêter avec les menaces de grèves en permanence... on est au Luxembourg, pas en France. Les conditions des salariés étaient connues à l'embauche ? Un peu facile de menacer après.

  • Big Brother le 18.12.2018 19:00 Report dénoncer ce commentaire

    Depuis le début, Luxtram semble être gérée par des personnes qui négligent le droits des employés , les droits du travail et le droit Luxembourgeois. Il faut que les pouvoirs publics leur rappelle qu'au Luxembourg il existe une longue tradition de respect entre patronat et salariés

  • ouioui le 19.12.2018 10:21 Report dénoncer ce commentaire

    On aurait licencié un gars parce qu'il appartient à un syndicat dans une boite ou 50% des employés sont syndiqués ? Râlez tant que vous pouvez ! Bientôt les trams seront autonomes (déjà surpris que ce ne soit pas le cas avec ce nouveau)

Les derniers commentaires

  • Shaun le mouton le 20.12.2018 13:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Angoiser, les chauffeurs de taxi non indépendant travaillent 72h par semaine et pourtant le contrat de travail n'estime que 48h par semaine ! tout le Luxembourg le sait mais personne ne bouge ! les patrons ne veulent surtout pas faire 3×8h

  • ouioui le 19.12.2018 10:21 Report dénoncer ce commentaire

    On aurait licencié un gars parce qu'il appartient à un syndicat dans une boite ou 50% des employés sont syndiqués ? Râlez tant que vous pouvez ! Bientôt les trams seront autonomes (déjà surpris que ce ne soit pas le cas avec ce nouveau)

  • Conducteur de Tram le 19.12.2018 10:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Merci pour votre soutien !

  • Léon le 19.12.2018 09:52 Report dénoncer ce commentaire

    Que du vent.

  • DE LETZI le 19.12.2018 09:22 Report dénoncer ce commentaire

    Les gens veulent tout, ou plutôt les syndicats veulent tout. Alors acceptons les revendications, faisons du personnel des fonctionnaires! Mais alors appliquons alors aussi les mêmes conditions (examens, langues etc) avec les conséquences pour ceux qui ne réussissent pas. Mais là, on dit, ah non... on veut juste le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière! Quand je vais travailler chez un patron, les conditions de travail sont clairement marqué dans mon contrat. A moi de décider si oui ou non ça me convient!

    • Jean le 19.12.2018 13:58 Report dénoncer ce commentaire

      Bravo