Rixe au Luxembourg

07 août 2019 07:00; Act: 07.08.2019 11:25 Print

«Maîtrisé» par les videurs du Boos, il finit à l'hôpital

BRIDEL - José*, 33 ans, a terminé sa soirée de fête nationale aux urgences avec une main cassée. Quelques heures auparavant, une rixe éclatait avec les portiers du Boos Beach Club.

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La scène s'est déroulée devant le Boos Beach Club dans la nuit du 22 au 23 juin. (photo: L'essentiel)

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C'est l'histoire d'une soirée festive qui tourne au vinaigre, un soir de fête nationale. Originaires des quatre coins du monde, évoluant dans l'univers des start-up au Luxembourg, José* et ses amis sont venus décompresser, après une semaine de travail. L'alcool coule à flots, l'ambiance monte en régime et l'équipe décide finalement de poursuivre les festivités au Boos Beach Club, à Bridel.

Haut lieu des soirées festives au Luxembourg, très apprécié d'une clientèle d'habitués, l'endroit se veut logiquement sélectif. Mais José et ses amis ne s'attendaient pas à se faire claquer la porte au nez, à leur arrivée, vers 1h30. Jusqu'ici rien de dramatique, mais l'insistance d'un ami de José va mettre le feu aux poudres.

«Un des portiers est sorti pour lui mettre une claque. Plusieurs personnes ont filmé la scène. Un agent de sécurité a alors claqué mon téléphone au sol. Le tout accompagné de menaces et insultes», raconte José. Alors que la confusion règne, «le portier agressif m'a ensuite soulevé et m'a plaqué au sol. J'ai failli perdre connaissance!».

«On m'a jeté mon téléphone à la figure»

Une des amies de José a tout enregistré. Inquiets des éventuelles conséquences, «les videurs l'ont obligé à rentrer à l'intérieur du club en la sommant d'effacer les vidéos», raconte-t-il. «Ils m'ont également pris mon GSM, j'ai dû attendre un quart d'heure pour qu'ils me le jettent à la figure. Forcément, nous avons appelé la police».

Contactée par L'essentiel, la police confirme l'intervention vers 2h du matin, indiquant que «personne ne voulait porter plainte» à ce moment-là.

«Ils m'ont conseillé d'aller à l'hôpital en m'expliquant au passage que ce genre de problème arrive souvent». Une fin de soirée en eau de boudin, terminée aux urgences de l'hôpital Kirchberg, où José a attendu trois heures environ. Le verdict médical est sans appel: fracture déplacée du cinquième métatarse de la main droite, entorse du coude et traumatisme, d'après le certificat médical consulté par L'essentiel.

«Les individus ont été maîtrisés car ils étaient agressifs»

«C'est incroyable que ce genre de chose arrive. Nous avions bu, mais nous n'étions pas ivres, et nous n'avons pas créé le moindre problème». Une version qui diffère de celle du Boos Beach Club.

L'établissement reconnaît l'altercation mais certifie «qu'il n'y a eu aucune blessure. Les individus ont été uniquement maîtrisés, car ils étaient agressifs».

José, qui portait toujours une attelle trois semaines après les faits, ne souhaite pas en rester là. L'homme de 33 ans va intenter une action en justice. «Ce n'est même pas une question d'argent. Je veux juste éviter que d'autres personnes subissent ce type de dommages».

*Prénom d'emprunt

(Thomas Holzer/L'essentiel)