Débat sur l'IVG

22 novembre 2012 12:20; Act: 22.11.2012 12:38 Print

«Mon corps m’appartient»

LUXEMBOURG - Les députés débattent ce jeudi de la réforme de l’avortement à la Chambre. Un sujet qui a fait réagir les internautes de «L’essentiel Online».

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Le débat est passionné. (DR)

Sur ce sujet
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Le débat sur un tel sujet est forcément passionné. Pour bon nombre d’internautes, l’IVG est d’abord «un choix personnel» (Angoiser). «Personne n’a le droit de s’immiscer dans la vie intime des femmes» indique Patchwork. «La décision appartient à la femme qui est concernée» poursuit Une femme, qui invite «Curés et hommes», à ne pas «faire la morale aux femmes». «Je vis depuis 10 ans avec un fœtus mort sur ma conscience et il n'y a pas un jour ou je ne pense pas à mon acte». «Je suis une femme, mon corps m’appartient», souligne PasGlop. «C’est peut-être une décision qui se prend à deux», lance toutefois Un homme.

Et puis il y a ceux qui craignent que faciliter l’avortement entraîne des abus. «Mères, pères, n’avez-vous pas peur que vos filles tombent enceintes "facilement" du fait qu’elles savent qu’elles peuvent avorter comme une lettre à la poste?» s’exclame Une mère perplexe. Jean-Mouloud tente de relativiser «Faut être c*** pour penser que les ados ne vont pas s’envoyer en l’air parce que l’IVG est compliquée».

«C’est tellement traumatisant»

«J’espère seulement que si une loi est votée, cela ne sera pas pris comme moyen de contraception par certaines jeunes femmes», explique Paranoïaque. «À noter quand même que pilule + préservatif + pilule du lendemain, on peut avoir certains doutes sur l'"accident"» prévient Carlito. Nini tient à ce que l’IVG soit un «dernier recours mais pas un mode de contraception». Ce à quoi répond Laetytango, qui a subi une IVG, par «pas possible, c’est tellement traumatisant». «Une femme en gardera une trace physique et psychique toute sa vie» poursuit Une personne. «On ne veut pas être jugée mais être comprise» glisse Femme libre qui a subi deux IVG.

Et puis il y a ceux qui pensent que l’avortement est «criminel, qui vous donne le droit de prendre la vie?» lance Faucheur. «Une fois que la vie est créée on n’a pas le droit de toucher à cette vie même sa mère», acquiesce Pas un droit. «Vous avez raison pour la vie, mais où et quand commence la vie? Voilà toute la question», indique Nightbird.

(L'essentiel Online)

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Commentaires sélectionnés

J'ai témoigné sur un autre article (église contre avort.) et on lisant les réactions des gens on voit très bien que c'est tabou. La femme est décrite comme tête en l'air, égoiste et pas consciente de ses actes (avant et après avortement). Je vit depuis 10 ans avec un foetus mort sur ma conscience et il n'y a pas un jour ou je pense pas à mon acte. Une aide psychologique je la cherche toujours. Une exemple de réaction: Tu l'as voulu alors assume maintenant. Alors je reste dans mon silence pour pas être stigmatiser.... – une femme

Les commentaires les plus populaires

  • Une femme heureuse le 22.11.2012 13:07 Report dénoncer ce commentaire

    Bin moi a mes hommes je leur demande de mettre des preservatifs comme ça pas de bébé a la maison héhé...!

  • franci le 22.11.2012 12:33 Report dénoncer ce commentaire

    Quels pitoyables commentaire a ce sujet.On ne doit pas rigoler avec ça.La femme vivra toute sa vie avec le doute si j'avais avorte.... Faut que nous donnons un support et un aide,soit psychologique que morale.Dans des cas pareils on est toujours toute seule et le mari la plupart des fois écoute les conseil de ses parents,chrétiens,moi je dirais crétins,qui ont honte pas pour le geste mais pour :que-ce-que vont dire les voisins?Ca c'est le LUXEMBOURGEOIS. Pas tous j'espère.

  • Emilie le 22.11.2012 14:04 Report dénoncer ce commentaire

    en lisant cet article, on dirait que l'avortement est une chose grave. Je suis tombée enceinte malgré la pillule (il y a 10 ans). J'ai décidé d'avorter, car je ne sentais pas du tout prête. Je n'ai aucun regret et aucun traumatisme. Je l'assume pleinement et n'y pense quasi plus. La seule chose traumatisante, ce sont les psy et les médecins qui vous culpabilisent. Surtout, la deuxième consultation qui ne sert à rien, si ce n'est que repousser l'intervention.

Les derniers commentaires

  • Femme adulte le 22.11.2012 23:11 Report dénoncer ce commentaire

    ...je n'ai aucun regret. L'aspiration a pris cinq minites au cabinet du médecin. J'ai pu partir au bout de 10 mn. L'après-midi, j'ai repris mon travail. A peine un peu de tiraillement au ventre. J'ai assumé mon libre choix et je continue de le faire.

  • Tabou le 22.11.2012 23:07 Report dénoncer ce commentaire

    pseudo-interview d'une naïve par in naïf. Avant les Luxembourgeoises avotaient en Suisse ou aux Pays-Bas. Ensute chez leur gynéco et maintenant en on parle. Mais en faisait toujours. Y compris dans les rangs CSV. Parlez donc aux anciens di Planning qui venait quédemander des adresses à l'étranger!

  • Emilie le 22.11.2012 14:04 Report dénoncer ce commentaire

    en lisant cet article, on dirait que l'avortement est une chose grave. Je suis tombée enceinte malgré la pillule (il y a 10 ans). J'ai décidé d'avorter, car je ne sentais pas du tout prête. Je n'ai aucun regret et aucun traumatisme. Je l'assume pleinement et n'y pense quasi plus. La seule chose traumatisante, ce sont les psy et les médecins qui vous culpabilisent. Surtout, la deuxième consultation qui ne sert à rien, si ce n'est que repousser l'intervention.

  • Julien le 22.11.2012 13:30 Report dénoncer ce commentaire

    Moi je pense que c'est facile de dire que l'on est contre l'avortement du moment qu'il ne s'agit pas de son futur enfant, car si l'enfant est mal aimé ou mal traité car il n'était pas désiré, dans ce cas là, ce n'est pas votre problème, vu que ce n'est pas votre enfant!!Malgré les moyens de contraceptions, l'erreur est humaine et un accident peut arriver. Vous n'avez pas à décider s'il faut ou non avorter à la place des personnes concernées, mélez vous de vos affaires!!! Par contre s'il s'agit de plusieurs avortements consécutifs, là c'est autre chose et un autre débat....

  • Une femme le 22.11.2012 13:24 Report dénoncer ce commentaire

    Bien sûr,l'avortement divise, mais ne soyons as dupe, il a et existera toujours.À une certaine époque, les jeunes filles se rendaient aux Pays-Bas pour subir une IVG sans doute le font elles encore aujourd'hui!! N'essayons pas d'être plus catholiques que le Pape,et modernisons nous. N'est ils pas préférable que ces jeunes filles subissent ne IVG chez nous dans de bonnes conditions,qu'ailleurs en prenant des risques,car ne soyons pas dupes, si elles veulent subir une IVG, elle la subiront!Et pour ceux qui pensent que c'est un acte anodin,détrompez vous, cet enfant non naît, on y pense souvent!