Au Luxembourg

10 juillet 2018 14:47; Act: 10.07.2018 16:34 Print

Moutons et chèvres pour la biodiversité locale

RUMELANGE - Un cheptel a été installé sur le site de l'ancienne carrière de minerai, dans le cadre du pâturage itinérant. Objectif: préserver la flore existante.

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Sur le site de l'ancienne carrière de minerai à ciel ouvert du lieudit «Léiffrächen», sur les communes de Rumelange et Kayl, 200 moutons et 60 chèvres paissent tranquillement au milieu des roches rouges. Le cheptel appartient à Albert Kail, éleveur installé à Bergem, dans le sud du pays, qui possède déjà des vaches et a souhaité diversifier ses activités il y a deux ans, en achetant des moutons et des chèvres. Il participe au pâturage itinérant, que le ministère du Développement durable a mis en place il y a quinze ans, pour favoriser la biodiversité dans certaines zones naturelles protégées.

«Faire paître des moutons ici permet de maintenir le site en l'état, de préserver la flore existante. Si on ne faisait rien, ça deviendrait une forêt, et on perdrait les écosystèmes existants. En broutant, les moutons le nettoient, c'est plus écologique et ça coûte moins cher que de le faire avec des machines», explique Daniel Sannipoli, de l'Administration de la nature et des forêts (ANF).

Biodiversité très riche

Présente sur le site, Carole Dieschbourg ministre Déi Gréng de l'Environnement, a rappelé l'intérêt du pâturage itinérant: «Au Luxembourg nous avons une biodiversité très riche que nous nous efforçons de préserver mais aussi nous travaillons avec les agriculteurs sur de nouvelles perspectives économiques. Ici les moutons trouvent une nourriture très variée, sans pesticides, ça va se ressentir sur la qualité et le goût de la viande que l'éleveur vendra». Actuellement, dans le sud du pays, le pâturage itinérant s'étend sur 280 hectares, de Rodange à Dudelange.

«Cette zone compte des sites naturels protégés par l'Union européenne, cédés par ArcelorMittal en 2017 à l’État, qui en assure la gestion. Si les propriétaires devaient les entretenir, cela leur reviendrait très cher, c'est pour cela que les communes concernées ont volontiers signé une convention avec nous», précise Daniel Sannipoli. Actuellement, le pâturage itinérant concerne 600 moutons répartis entre deux éleveurs seulement, un au nord et un au sud du pays. L'Administration de la nature et des forêts souhaite étendre ce nombre à 300 ovins au sud et élargir la zone de pâturage itinérant de 80 hectares supplémentaires.

Carole Dieschbourg, ministre de l’Environnement, et Michel Leytem, chargé d'études au ministère du Développement durable et des Infrastructures, répondent au micro de «L'essentiel Radio»:

(Émilie Étienne/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Luxo le 10.07.2018 15:50 Report dénoncer ce commentaire

    C'est ça l'avenir de l'agriculture (et de l'humanité). La modernité, le progrès c'est le retour en arrière. Arrêtons de sponsorisez ceux qui détruisent les sols avec leurs tracteurs de plusieurs tonnes gros consommateurs de diesel et multiplions par dix de nombres d'exploitations en divisant par 10 leurs tailles.

  • ladeux le 10.07.2018 19:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le Luxembourg réagit tardivement. Mais vaut mieux tard que jamais. ils peuvent aussi venir en ville dans le ground tondre les pelouses

  • Filax le 11.07.2018 11:36 Report dénoncer ce commentaire

    Les chèvres à quatre pattes sont sympas, celles à deux pattes énervantes

Les derniers commentaires

  • Filax le 11.07.2018 11:36 Report dénoncer ce commentaire

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  • ladeux le 10.07.2018 19:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le Luxembourg réagit tardivement. Mais vaut mieux tard que jamais. ils peuvent aussi venir en ville dans le ground tondre les pelouses

  • Luxo le 10.07.2018 15:50 Report dénoncer ce commentaire

    C'est ça l'avenir de l'agriculture (et de l'humanité). La modernité, le progrès c'est le retour en arrière. Arrêtons de sponsorisez ceux qui détruisent les sols avec leurs tracteurs de plusieurs tonnes gros consommateurs de diesel et multiplions par dix de nombres d'exploitations en divisant par 10 leurs tailles.

  • torolkozo le 10.07.2018 14:51 Report dénoncer ce commentaire

    Mieux vaut ça que les substances chimiques qui nous rendent malades et la faune et la flore !!!