Au Luxembourg

24 juillet 2019 11:01; Act: 24.07.2019 15:04 Print

Neuf personnes inculpées dans l'affaire Bommeleeër

LUXEMBOURG - Dix personnes ont été entendues, du 17 mai au 12 juillet 2019, dans le cadre du dossier «Bommeleeër», dont neuf ont ensuite été inculpées par la justice.

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L'affaire dite «Bommeleeër» a connu un nouveau rebondissement ce mercredi, avec une communication officielle du parquet. Cinq anciens dirigeants de la gendarmerie grand-ducale ont en effet été mis en cause comme coauteurs/complices des attentats postérieurs à l’attentat du 19 octobre 1985, visant le Palais de justice à Luxembourg.

Il s’agit en l'occurrence des attentats du 9 novembre 1985, du 10 novembre 1985, du 30 novembre 1985, du 2 décembre 1985, du 16 février 1986, ainsi que du 25 mars 1986, écrit le parquet. Les faits qui leur sont reprochés sont tentative d’homicide, coups et blessures volontaires, incendie criminel, infraction concernant les distributions d'énergie électrique au Grand-Duché de Luxembourg, infractions sur les armes et munitions, mais aussi faux témoignage et entrave à l’exercice de la justice.

Poursuite de l'instruction

L’inculpation des cinq personnes en question en tant que coauteurs, voire complices des attentats énumérés ci-avant se base sur le constat que la perpétration de ces actes n’a été rendue possible que grâce à leur protection, leur conseil et leur direction. Trois anciens enquêteurs de la Sûreté publique ont été mis en cause pour faux témoignage en matière criminelle. Sur les dix personnes entendues, seul Bernard Geiben n'a pas été inculpé.

Un ancien membre de la Brigade mobile de la gendarmerie a, pour sa part, été inculpé de faux témoignage en matière criminelle. Cette mesure vise les déclarations de celui-ci en relation avec l’attentat aux casemates du plateau du Saint-Esprit, du 5 juillet 1985.

L’instruction se poursuit actuellement. À ce stade de la procédure, il est trop tôt pour dire si l'affaire sera renvoyée devant une chambre criminelle ou si une ordonnance de non-lieu sera prononcée. L’instruction serait dans ce dernier cas considérée comme terminée et ne pourrait être rouverte que si de nouveaux éléments venaient à être découverts, précise le parquet.

(L'essentiel)