Sum 41

15 janvier 2020 08:00; Act: 16.01.2020 09:45 Print

«Nous gérons mieux les tournées aujourd’hui»

LUXEMBOURG - Les Canadiens Sum 41 sont de retour au Grand-Duché, mercredi soir à Luxexpo. Avec un septième opus sous le bras.

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«L’essentiel»: Vous avez fait plaisir à vos fans lors de votre dernier concert au Luxembourg, il y a trois ans. En gardez-vous un bon souvenir? Jason «Cone» McCaslin (bassiste): Oui, d’ailleurs nous sommes déjà venus jouer plusieurs fois chez vous. C’est à chaque fois de bons shows. Nous apprécions jouer dans des plus petites salles.

À quoi peuvent-ils s’attendre cette fois? Nous avons un bon paquet d’anciens titres en stock. Et nous avons sorti un album en juillet dernier, qui nous permet d’inclure de nouveaux morceaux dans notre set. Il est d’ailleurs plus long, nous jouons environ 1h45. Et il y a un bon équilibre entre les classiques et les nouveautés.

Vos fans sont très fidèles. Comment l’expliquez-vous? Nous avons beaucoup tourné en Europe, à partir de 2001, puis il y a eu une période, vers 2010, où nos venues étaient moins fréquentes. Mais depuis, c’est reparti et nos fans apprécient. C’est important pour nous de revenir avec de nouvelles musiques.

Comment gérez-vous les tournées? Nous arrivons du Japon avant d’attaquer la tournée européenne. Nous sommes en plein jetlag (rires). Sérieusement, nous gérons mieux les tournées aujourd’hui. Cela fait longtemps et nous avons appris à gérer le jetlag. Plus jeunes, nous abusions surtout de l’alcool et nous ne dormions pas des nuits! Désormais, nous prenons davantage soin de nous.

L’enregistrement d’«Order in Decline» s’est-il déroulé comme les précédents? Le processus reste plus ou moins le même. Mais tout est plus facile désormais, car nous pouvons travailler chacun de notre côté et partager les fichiers à distance. C’est plus inspirant de composer dans nos home studios, nous ne sommes plus pressés par le temps comme lorsque l’on devait bloquer un studio.

Ce septième opus est plus politique, mais aussi très personnel. Comment avez-vous trouvé l’équilibre? Il y a des chansons très personnelles écrites par Deryck (NDLR: le chanteur du groupe), où il évoque son père qu’il n’a pas connu. Et nous ne pouvions pas ne pas aborder le côté politique. Impossible d’échapper aux news et à Trump.

Deryck a produit les quatre derniers albums. Est-ce le meilleur moyen de contrôler votre musique? Oui, je crois. Nous avons une vision sur tout de cette manière. Et nous savons exactement à quoi doit ressembler notre son. Nous faisons la pré-production ensemble et Deryck produit.

(Recueilli par Cédric Botzung)