Jean Asselborn

14 avril 2018 11:11; Act: 14.04.2018 11:27 Print

«On n'arrêtera pas la guerre avec des armes»

LUXEMBOURG - Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères a réagi aux frappes américaines, françaises et britanniques contre le régime syrien.

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Les avions français ont participé à l'opération. (photo: AFP)

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«Cette intervention militaire peut se comprendre si elle est limitée – et Jim Mattis (ministre américain de la Défense, ndlr) a dit qu’elle le serait – si elle visait effectivement un lieu de stockage d’armes chimiques et un centre de recherche pour le développement de ces mêmes armes et s’il n’est rien arrivé à des êtres humains», a confié Jean Asselborn au micro de la Deutschlandfunk samedi matin.

«J’espère qu’il n’y a pas eu de victime en Syrie, mais…», doute le ministre luxembourgeois. Il a rappelé que même si ces frappes étaient ciblées, elles auraient dû être réalisées avec l’accord du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce qui n’a pas été le cas. «Et puis ça ne peut être qu’une réponse à court terme mais ce n’est pas le début d’une solution, pour arrêter une guerre qui dure depuis 7 ans, qui a tué plus de 350 000 personnes et poussé des millions de réfugiés sur les routes», a expliqué le Luxembourgeois.

Il souhaite que tout le monde se retrouve autour d’une table. «Je ne peux pas imaginer que la Russie veuille rester dans ce bourbier et ne pas trouver de solution pacifique pour la Syrie». La question sera évidemment à l’ordre du jour des ministres européens des Affaires étrangères ce lundi. «On n'arrêtera pas la guerre avec des armes».

(mc/L'essentiel)