Au Luxembourg

03 février 2018 13:28; Act: 03.02.2018 13:36 Print

«On ne fait que décourager les futurs instituteurs»

LUXEMBOURG – Une soixantaine d'étudiants en sciences de l'éducation et de jeunes instituteurs se sont rassemblés sous l'égide du SEW-OGBL au casino syndical, à Bonnevoie, samedi.

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Les jeunes instituteurs et les futurs enseignants s'inquiètent de leur début de carrière. (photo: Editpress/Didier Sylvestre)

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«Dans ma promotion, une quinzaine de personnes renoncent à devenir enseignant à cause de la formation et plus particulièrement du stage. On ne fait que décourager les futurs instituteurs», lance Maïté, 22 ans, qui s'apprête à passer dans quelques mois le concours d'instituteur. Une fois le concours réussi, les nouveaux instituteurs découvrent leur première classe et doivent en parallèle suivre un stage d'insertion de trois années pour valider définitivement leur formation.

Une véritable corvée, jurent les nouveaux titulaires: «Ce n'est que de la redite, on n'apprend rien. Par contre, la perte de temps est bien réelle. Nous avons des examens à passer, un mémoire à préparer. Autant d'heures de travail que nous ne pouvons pas consacrer à notre classe», raconte Marvin, 29 ans, actuellement en période de stage.

«Le contenu pose problème»

Surtout, cette période de probation créée une pression pour les jeunes titulaires, qui regrettent un manque de confiance. «Pourquoi nous imposer cette contrainte après quatre ans d'étude, deux diplômes et un concours ?», interroge Linda, 24 ans, étudiante en Belgique. Le ministre de l’Éducation nationale Claude Meisch a beau avoir accepté de réduire la période de stage à deux ans au lieu de trois, «c'est le contenu qui pose problème», ajoute Linda.

Principal soutien des instituteurs en formation, le SEW-OGBL réclame une évolution en profondeur, comme l'explique Patrick Arendt, président : «Ces jeunes doivent être accompagnés durant le stage, et non évalués. C'est le meilleur moyen de les faire fuir». Autre point de discorde, le concours d'instituteur ne sera bientôt plus seulement réservé aux étudiants en sciences de l'éducation. Censée enrayer la pénurie de candidats, la solution ne convainc pas. «Ce n'est pas avec 240 heures de formation que l'on apprend à devenir instituteur», conclut Patrick Arendt.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Lamar le 03.02.2018 14:43 Report dénoncer ce commentaire

    «Pourquoi nous imposer cette contrainte après quatre ans d'étude, deux diplômes et un concours ?» - Et bien parce que 4 ans, deux diplômes et un concours ne sont pas synonymes de compétent pour un poste donné. Soulignons aussi que d'autres travaillent au moins 5 ans pour deux diplômes.

  • Mike le 03.02.2018 14:20 Report dénoncer ce commentaire

    Je comprends pas... Emploi peu stressant et salaire de rêve pour la formation des enfants. Le strict minimum c'est d'assurer un personnel motivé et de compétence. À moins de n'avoir aucun des critères nécessaire, je ne vois vraiment pas en quoi un stage est pénalisant. µA mon avis si les candidats ne supportent pas la "pression" d'une probation, alors ils ne supporteront pas non plus le métier d'enseignant.

  • Baron Rouge le 03.02.2018 19:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pauvres choux quelle souffrance pour eux qu’ils aillent travailler comme ouvriers dans le bâtiment pour 1500 euros par mois ils seront motivés comme cela ! Hahahaha !!!

Les derniers commentaires

  • L'arlonais le 05.02.2018 12:58 Report dénoncer ce commentaire

    Honteux oui, surtout les salaires des instituteurs au Luxembourg ! payés 5000 euros par mois, c'est absolument scandaleux! Ce pays à perdu le sens et la valeur de l'argent.

  • Mon avis le 05.02.2018 10:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Comment se fait il aussi que le nombre de classe diminue d’année en année dans certains établissements scolaires. 2 classes de précoces sur 6 ont fermés dans notre commune en constante expansion et 3 classes de spieldchoul ont fusionnés en 1 seule classe du cycle 2.1 ! Des personnes retirent leur enfants en cours d’années pour les mettre dans le privé. Un bon nettoyage de la profession est indispensable. Il faudrait déjà retirer le principe de nomination et augmenter les contrôles par des intervenants externes ; l’insécurité de l’emploi motiverait un peu plus les instit à se perfectionner.

  • Mon avis le 05.02.2018 10:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vous dites cela mais combien d’heures ? Montrez les nous ! Obligatoire pour par intérêt et passion ? Passion pour la propfession par pour le salaire et les congés. car j’en connais beaucoup et même lors du dernier séminaire organisé pour l’unique institutrice motivée de l’école , il n’y avait que des parents ! Alors si déjà une pédopsychiatre de renom européen vient faire un séminaire gratuit et qu’ils ne s’y intéresse pas ... cherchez l’erreur.

  • Mon avis le 05.02.2018 01:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On devrait rajouter une formation continue de 40h par an aux enseignants. On en impose dans le privé mais pas dans le publique. N’est ce pas un monde en constante évolution dans tout les domaine. Notamment en neurosciences dont les nouvelles études devraient être connues par tous les enseignants pour le bien être de nos enfants.

    • Autre Avis le 05.02.2018 08:59 Report dénoncer ce commentaire

      Ils font déjà des formations continues, même plus que deux par an!

  • cl021fr le 04.02.2018 19:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Oh les pauvres! Je viens de verser une larme. Mort de rire.

    • Hein le 05.02.2018 08:59 Report dénoncer ce commentaire

      De qui parlez vous quand vous parlez des pauvres?