Au Luxembourg

05 juillet 2018 11:25; Act: 05.07.2018 16:51 Print

«Payer des formations plutôt que le chômage»

LUXEMBOURG - Seize entreprises, dont cinq issues de l'artisanat, participent au projet Digital Skills Bridge, qui vise à former les travailleurs aux changements technologiques.

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Les entrepreneurs qui ont fait appel à Digital Skills Bridge autour du ministre du Travail, Nicolas Schmit (4e en partant de la gauche) et, à côté de lui, la secrétaire d'État à l'Économie, Francine Closener. (photo: L'essentiel)

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Une chaîne de salons de coiffure et de beauté, un fabricant de meuble, un imprimeur, un installateur sanitaire chauffagiste et un spécialiste en constructions métalliques. Cinq entreprises issues de l'artisanat, représentant quelque 550 salariés, ont voulu prendre part au projet pilote Digital Skills Bridge, qui doit aider les travailleurs à s'adapter aux changements technologiques.

«La révolution, on la voit partout, même dans les métiers de la coiffure, ça peut nous aider énormément», affirme Laura Ferber, gérante de la chaîne de salons de coiffure et de beauté Ferber, très attachée à la formation continue. «En 2017, nos 165 collaborateurs ont suivi en tout 4 153 h de formation. C'est nécessaire, on n'est pas seulement coiffeurs, on réalise pleins de choses différentes». Dans le cadre de Digital Skills Bridge, «on a trois projets: une application de diagnostic qui renforce la professionnalisation du conseil beauté, une automatisation du service pour les mariées avec les "beauty squad", qui les coiffent à domicile, et un tableau de bord pour mieux piloter l'entreprise et former nos managers pour gérer nos salons».

Professionnalisation et adaptation des équipes sont les maîtres-mots de la participation pour les cinq entreprises artisanales participantes. Ainsi, Michel Reckinger, de l'installateur sanitaire et chauffagiste Reckinger, indique que «les profils des monteurs et dépanneurs de l'entreprise ne correspondent que partiellement» aux exigences technologiques actuelles. «Ils doivent avoir des compétences beaucoup plus larges pour les nouvelles technologies, notamment dans le domaine du chauffage», pointe le patron.

Tous les secteurs de l'économie

La révolution numérique pose les mêmes problèmes et défis à l'Imprimerie centrale, chez le fabricant de meubles Modulor ou à Luxforges. C'est ce qui les a poussés à participer au projet pilote Digital Skills Bridge, sur lequel la secrétaire d'État à l'Économie, Francine Closener, et le ministre du Travail, Nicolas Schmit (tous deux LSAP) ont fait le point ce jeudi matin à la Hair' Academy de Farber. Pour Nicolas Schmit, «le changement peut être extrêmement rapide et radical, dans certains secteurs». «On n'a pas moyen, et pas envie, d'arrêter la digitalisation, il faut être actif pour profiter de ses possibilités. On peut aider la transition vers le digital» en faisant de la formation continue plutôt qu'en payant le chômage à des salariés qui n'ont pas eu la possibilité de s'adapter, pointe Francine Closener.

La phase pilote du projet doit durer environ une année, pour un budget de quelque 12 millions d'euros. En plus des cinq entreprises de l'artisanat, 11 autres sociétés y participent. «Il y a quatre banques, deux assurances, trois grands acteurs industriels. On a pu toucher tous les secteurs de l'économie», explique Nico Binsfeld, de l'Adem, coordinateur de Digital Skills Bridge. Quant aux formateurs, «on est en train d'identifier les organismes. On va travailler avec des acteurs locaux, chambres professionnelles et centres de compétences, mais on va aussi faire appel à des grandes sociétés internationales. Il y a souvent des machines à acheter, par exemple des robots pour faire de la soudure, et ce sont alors les fournisseurs qui font la formation».

Laura Ferber et Nico Binsfeld au micro de «L'essentiel Radio»:

(JW/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Helmutheimat le 05.07.2018 13:47 Report dénoncer ce commentaire

    Des formations, oui et c'est très bien si cela débouche sur des embauches et si surtout ce n'est pas : formation et ensuite, démerde toi comme souvent. Il faut que toutes les parties jouent le jeu à fond et cela à tous les niveaux. Par contre pour les plus de 55 ans que faire ? Même s'ils peuvent bénéficier d'une formation, on sait fort bien qu'ils ne retrouveront pas de place. Dans ce cas pourquoi ne pas leur faciliter la retraite ou l'invalidité pour ceux qui ont perdu leur place suite à des problèmes de santé.

  • gianni le 05.07.2018 12:35 Report dénoncer ce commentaire

    un robot est fait pour faire des chomeurs!!!

  • mistral le 05.07.2018 14:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ça ne servira a rien

Les derniers commentaires

  • Calgon le 06.07.2018 09:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    surtout que toutes les heures de formation c'est l'état qui les paye à 50€ /heures si je me trompe pas, donc c'est les patrons qui encaissent

  • anto le 05.07.2018 21:15 Report dénoncer ce commentaire

    le digital est la depuis 15 ans, le luxembourg est juste en retard de 15 ans, je travail avec des gens qui sont limite des dinosaures, je suis un utilisateur avancé de l'outil informatique ça ne m'a jamais servis plus que ça au luxembourg surtout avec tous les dinosaures qui persiste. Exploiter le talent des jeunes au lieu de les snobés et de nous prendre pour des incapables.

  • Lulu le 05.07.2018 20:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Non, la machine à vapeur a supprimé certains travaux, elle en a créé d‘autres, elle a permit d‘augmenter la productivité pour l‘employeur, diminué la pénibilité de certains travaux, et au final permit un allègement du temps de travail. Idem avec la robotisation.

  • lagaf le 05.07.2018 19:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Si tu as envie de nourrir quelqu'un, apprends lui à pêcher plutôt que de lui donner du poisson (proverbe chinois)

  • Luxo le 05.07.2018 17:39 Report dénoncer ce commentaire

    Avec la digitalisation, les nouvelles technologies ou informatisation on marche sur la tête, surtout dans les métiers manuels comme la coiffure ou la plomberie, par exemple. Si ça continu, nous allons être coiffés par des robots qui auront plus de dextérités que les jeunes coiffeurs. Alors que c'est le travail manuel qu'il faut revaloriser. Il devient de plus en plus difficile de trouver des bon manuels capable de bien manier les outils avec précision et dextérité sans faire d'erreurs.