Emploi au Luxembourg

03 octobre 2018 13:03; Act: 03.10.2018 13:35 Print

Une nouvelle vie pour le château de Schengen

SCHENGEN – Les ministères de l'Emploi et de l'Économie ont un projet pour le château de Schengen. Racheté, il pourrait accueillir un hôtel-restaurant à vocation sociale.

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Le gouvernement a un projet pour le château de Schengen.

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Le château de Schengen intéresse les ministères de l'Emploi et de l'Économie. Un projet concernant l'établissement situé en bordure de la Moselle a été présenté ce mercredi, lors d'une conférence de presse. «Il s'agit d'un projet à la fois touristique, économique, culturel et à vocation sociale», a résumé le ministre du Travail et de l'Emploi, Nicolas Schmit (LSAP). L'État se porterait acquéreur du château, et le réaménagerait. Il serait alors confié à un privé en charge d'y rouvrir l'hôtel mis en sommeil depuis 2014, couplé à une restauration de qualité.

L'occasion d'élargir une offre hôtelière en manque de chambres dans le pays. La nouvelle infrastructure accueillerait alors des demandeurs d'emploi ou des personnes en besoin d'insertion sociale pour y recevoir une formation en hôtellerie-restauration, avec une immersion en conditions réelles. Une aubaine pour le secteur de l'Horesca, en manque cruelle de main d'œuvre. Un millier de postes déclarés à l'Adem sont en effet vacants. La formation serait assurée sur le modèle développé par le chef étoilé français Thierry Marx, à l'origine du concept «Cuisine, mode d'emploi(s)». «Il a un réel engagement social et il est intéressé pour participer, assure Nicolas Schmit. Ce serait 3 à 4 mois de formation de base, très concrète. La formation n'est pas diplômante, mais certifiée. 90% de ceux qui la suivent trouvent un emploi après».

Pour concrétiser cette idée, il faudra d'abord racheter le bien à Regus. La société spécialisée dans la location de bureaux et de salles de conférence l'avait acquis en 2016 pour 11 millions d'euros. «Mais les projets qui nous ont été proposés, notamment avec la création d'appartements, n'ont pas reçu notre accord, car nous les avons jugés disproportionnés pour la commune. Regus est donc vendeur», explique Michel Gloden, bourgmestre de Schengen, qui soutient le projet du gouvernement. «Ces dernières années, la tendance était plutôt d'acheter ou de construire des infrastructures sans avoir de concept ni de projet en amont. Là, nous nous sommes assurés de les avoir, ainsi que des partenaires qui nous suivent», conclut Francine Closener, secrétaire d'État à l'Économie (LSAP).

(Mathieu Vacon/L'essentiel)