Au Luxembourg

25 mai 2016 17:44; Act: 26.05.2016 12:57 Print

Protéger la santé mentale des travailleurs

LUXEMBOURG - La Chambre des salariés réclame une politique de prévention contre les risques psychosociaux au travail.

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«Il faut mettre l'investissement en balance avec ce que coûtent les risques psychosociaux», a indiqué Carlo Frising, chargé de direction à la CSL. (photo: Editpress/Upload)

op Däitsch
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«Protéger la santé mentale des travailleurs fait partie des responsabilités des employeurs en matière de santé et sécurité au travail», martèle Carlo Frising, chargé de direction à la Chambre des salariés (CSL). C'est la raison pour laquelle la CSL réclame une vraie politique luxembourgeoise pour lutter contre les risques psychosociaux au travail.

En 2015, un tiers des salariés étaient touchés par un niveau élevé et fréquent de stress lié au travail. Cette statistique, tirée du «Quality of work Index», réalisé par la CSL et l'Université du Luxembourg, «est l'une des rares données existant sur le sujet dans le pays».

En Europe, le coût des dépressions dues au travail a été estimé à plus de 600 milliards d'euros (en absence maladie, perte de productivité, frais de santé et allocations pour inaptitudes). «Les pays européens assistent à une hausse de la souffrance en entreprise depuis une quinzaine d'années», détaille Chistophe Dujours, conférencier spécialisé sur la question.

«Le travail joue un rôle important dans la construction de notre identité»

«Mondialement, on assiste à une prolifération de pathologies diverses. Cela peut découler du harcèlement de salariés envers un de leurs collègues, qu'ils considèrent comme dangereux car trop productif, ou qui leur donne mauvaise conscience car il n'a pas accepté les compromissions qu'eux-mêmes ont faites. Cela peut être des employés du secteur bancaire qui consomment de la cocaïne pour soutenir une charge de travail infernale. Ou encore un cadre qui fait une dépression car il ne sait pas si son échec professionnel est lié à ses compétences», illustre Christophe Dejours.

«Le travail joue un rôle important dans la construction de notre identité. Il peut être bénéfique comme dévastateur». La CSL plaide donc pour une évaluation de la situation au Luxembourg, des recherches sur le sujet, une définition juridique de ces risques et enfin pour une politique de prévention dans laquelle toutes les parties seraient impliquées. «L'investissement financier risque certes d'être conséquent, mais il faut le mettre en balance avec ce que coûtent les risque psychosociaux», souligne Carlo Frising.

(Séverine Goffin/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Crise de valeurs le 25.05.2016 22:55 Report dénoncer ce commentaire

    Après des années de violence gratuite au travail, j'ai quitté définitivement ce monde pourri. Aucun médicament ne peut régler cela, partir a été pour moi la meilleure solution. Se détruire la vie au nom de quoi et pour qui ?

  • MMXXV le 25.05.2016 19:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il faut déjà que les mentalités à Luxembourg évoluent...Consulter et user les médecines alternatives à la place de croire que les Psychiatres et leurs anxiolytiques ou antidépresseurs ressoude le problème...Regardez la Suisse et vous verrez qu'ils ont une taxe suicide 41% plus basse que le reste de l'Europe.Pourquoi??!La prise en charge par sécurité social des médecines parallèles(sophrologie/homéopathie etc).Et surtout la mentalité des gens...

  • Coeur dévastateur le 26.05.2016 18:39 Report dénoncer ce commentaire

    Les salariés sont de plus en plus évalué, par rapport à un profil idéal, défini selon les postes par les dirigeants. Ce profil peut demander des qualités qui ne sont pas nécessaires au travail, même des défauts qui peuvent être nécessaire à l'organisation de plus en plus hiérarchisée, compartimentée. Il s'agit de s'adapter au groupe, celui trop consciencieux, scrupuleux, qui pose trop de questions, et pas assez soumis se fait détecter, boycotter. L'individu dans notre société libre dite individualiste sombre dans l'autoritaire du collectif, et personne n'en prend conscience...

Les derniers commentaires

  • Coeur dévastateur le 26.05.2016 18:39 Report dénoncer ce commentaire

    Les salariés sont de plus en plus évalué, par rapport à un profil idéal, défini selon les postes par les dirigeants. Ce profil peut demander des qualités qui ne sont pas nécessaires au travail, même des défauts qui peuvent être nécessaire à l'organisation de plus en plus hiérarchisée, compartimentée. Il s'agit de s'adapter au groupe, celui trop consciencieux, scrupuleux, qui pose trop de questions, et pas assez soumis se fait détecter, boycotter. L'individu dans notre société libre dite individualiste sombre dans l'autoritaire du collectif, et personne n'en prend conscience...

    • EU-Watcher le 27.05.2016 09:03 Report dénoncer ce commentaire

      Homo homini lupus. Je vous approuve, Cœur ! Surtout votre dernier constat : interpellant, mais très juste.

  • Jean le 26.05.2016 12:17 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je suis au reclassement externe ,a cause de accident du travail comme je ne suis apte a travaillé, Adem me dit que je n'ai pas droit à indemnité de chômage ,alors j'ai droit à indemnité d'atent Adem ne veut rien savoir ,ça fait 3 mois que je ne reçois un centime ,je suis un invalidité a cause de cette accident de travail ,je suis suivie par groupe des douleurs à Ettelbrouck et je commence à être em dépression à cause de cette à faire et je commence avoir de problèmes financiers ça fait 4 ans que ça dure , après 26 ans de cotisations c'est ça mais droits,je ne sais pas comme je vais faire moi et ma famille avec toutes mes factures , je vais avoir 50 ans et je demande que mes droits ,merci Adem pour votre attention .Je espère que sera résolue le plus vite,je commence à être dans une situation précaire

  • Jean le 26.05.2016 11:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je suis au reclassement externe et toujours en invalidité comme ne suis pas apte à travailler la adem me dit que je n'ai droit à indemnité de chômage, ça fait 3 mois que je ne reçois un centime, par la loi j'ai droit un indemnité d'atent mais Adem ve rien savoir .Je suis suivie par groupe de douleurs à Ettelbrouck ,Je suis un dépression de toute que Adem è un train de me faire ,je demande que mes droits ils ont toutes rapports des opérations et les certificats des medecins et médecin du travail.je com.

  • Le travail, c'est fatiguant... le 26.05.2016 08:21 Report dénoncer ce commentaire

    "Protéger la santé mental", "l'une des rares données existants", "les risque psychosociaux"... besoin de vacances Séverine ? Non, ce n'est pas du harcèlement ;op

    • Jean le 26.05.2016 09:33 Report dénoncer ce commentaire

      Cher travail fatigué, lisez bien l'article ! Ce n'est pas Séverine Goffin qui parle. Il s'agit des paroles de Christian Dejours, une éminence dans la problématique de la souffrance au travail (inclus le harcèlement moral). Ne riez pas de ce monsieur, ni du harcèlement moral, car cela démontre une très grande ignorance dont il ne faut pas être fier ! Pour votre info, il y a une série de 12 petits films sur Youtube avec Christiane Dejours (j'ai très mal au travail) : instruisez-vous !

    • @ Jean le 26.05.2016 11:14 Report dénoncer ce commentaire

      "Il est fondamental d'adresser la problématique de la soufrance des personnels au travail en les incentivisant à proactivement solutionner ces occurences anti-productives en termes de mémétique transversale par le truchement de schémas directeurs plurimodaux, éthiques et durables." Tristant Denuit, éminence dans la solutionique du Bonheur au Travail. Ne riez pas.

  • Crise de valeurs le 25.05.2016 22:55 Report dénoncer ce commentaire

    Après des années de violence gratuite au travail, j'ai quitté définitivement ce monde pourri. Aucun médicament ne peut régler cela, partir a été pour moi la meilleure solution. Se détruire la vie au nom de quoi et pour qui ?

    • Jean le 26.05.2016 07:55 Report dénoncer ce commentaire

      Le projet de loi 4979 sur le harcèlement moral au travail : où en est-on, chère CSL ? Le Programme Gouvernemental de 2013, lors de l'entrée du nouveau Gouvernement actuel, mentionne à la page 51 : "Les partenaires sociaux ont signé une convention en date du 25 juin 2009 qui sert notamment en tant qu’outil de sensibilisation et de prévention contre le harcèlement moral sur le lieu de travail. Il a été convenu d’en faire une évaluation après cinq ans, c’est-à-dire en 2014." ... Mi 2016, Rien n'a été fait. Les Juges estiment que le HM ne tombe pas sous la santé mentale ... Que du blabla, CSL !