Au Luxembourg

15 mai 2019 11:32; Act: 16.05.2019 08:50 Print

Quatre agents de prison blessés par un détenu

LUXEMBOURG - Un détenu s'en est pris mardi, à cinq agents pénitentiaires, lors d'un transfert interne, indique l'association des agents pénitentiaires.

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Les faits se sont déroulés mardi. (photo: Editpress)

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Quatre agents pénitentiaires en service ont été blessés mardi, par un détenu, lors d’un transfert interne. L'agression a eu lieu vers 10h15. Cinq agents du GRIP (Groupe d'intervention pénitentiaire) avaient été chargés de déplacer un détenu préventif, incarcéré depuis le 4 mai 2019, vers une autre cellule, en raison de son comportement agressif.

«Ces agents sont spécialement formés et spécialement équipés pour intervenir dans des situations dangereuses ou difficiles, précise l'Administration pénitentiaire dans un communiqué. L’intervention a eu lieu avec tout le dispositif habituel de protection (casques spéciaux, gilets pare-balle, autre matériel spécifique)». «Le détenu a résisté à son transfert en donnant des coups de poings et des coups de pied», précise de son côté Michel Block, président de l'association des agents pénitentiaires (AAP).

Les agents disposent-ils du matériel nécessaire?

À la suite de l'agression, les quatre agents ont consulté un médecin qui a constaté des blessures entraînant une période d’incapacité de travail de quatre jours pour deux agents, et une période de trois jours pour le troisième. Le quatrième agent n’a pour sa part pas été déclaré inapte au travail. Serge Legil, directeur de l’Administration pénitentiaire, a décidé de placer le détenu concerné au régime cellulaire, vu son inaptitude manifeste au régime en commun.

«Pour de telles situations, les agents ne sont pas toujours équipés du bon matériel», déplore Michel Block, qui demande au gouvernement d'agir rapidement. Il ne souhaite pas en dire plus sur le matériel nécessaire, de peur que les détenus ne s'y adaptent et n'agissent en conséquence. Contacté par L'essentiel, Serge Legil estime au contraire que les agents du GRIP, qui sont en général 4 ou 5 pour une intervention (sur 22 au total) disposent du «matériel nécessaire» pour chaque intervention. «De plus, nous avons investi 120 000 euros cette année pour que chaque agent dispose de son propre matériel, ajoute-t-il. La livraison est prévue au plus tard en septembre. S'ils veulent en plus des armes à feu à l'intérieur de la prison, ils savent que ce n'est pas permis par la loi».

(sw et ol/L'essentiel)