Interview

14 janvier 2022 09:00; Act: 14.01.2022 10:31 Print

Samy Sam Beats, roi de la kizomba au Luxembourg

L’artiste luxembourgeois Samy Sam Beats dévoile ce vendredi son album, «Vida». Rencontre.

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Chanteur, auteur-compositeur et interprète luxembourgeois né à Lisbonne, l’artiste s’est fait un nom dès 2014 sur la scène kizomba en Europe, entre ses mixes et ses productions.

«L’essentiel»: Votre album sort ce vendredi. Comment vous sentez-vous? Samy Sam Beats: Il devait sortir l’été dernier, mais nous avons eu des soucis techniques, puis retravaillé des titres. Je me sens un peu anxieux, il y a une petite adrénaline qui monte. En même temps, je suis très heureux qu’il puisse enfin voir le jour.

L'EP est-il devenu un album? Exactement. Nous avons pris la décision d’ajouter trois morceaux supplémentaires, dont certains sont d’ailleurs déjà sortis en single.

Le succès des premiers singles (475 000 vues cumulées sur les trois) a de quoi rendre optimiste. Franchement, je ne m’y attendais pas. Ça se diffuse un peu partout dans le monde, mais c’est surtout en France. J’ai pu y développer un réseau grâce à la kizomba et aux instrus que j’ai composées pour des DJ.

Vos clips sont très soignés. Avec qui travaillez-vous? Nous avons tourné le clip d'«Ulim Ta Bai» au Cap-Vert, d’où sont originaires mes parents. Et le clip en animation de «Sangue De Beirona» a été réalisé par un artiste de là-bas. Et nous venons de lancer le clip de «Toma Tu Palo» - avec l’artiste dominicain Topo La Maskara - également en animation.

Comment se sont faites les différentes collaborations? Il y a deux artistes capverdiens, Ceuzany, une grande chanteuse du Cap-Vert, et Kiddye Bonz, un des meilleurs rappeurs du Cap-Vert. On les retrouve tous les deux sur le single «Ulim Ta Bai».

Quelles ont été vos sources d’inspiration? L’inspiration principale vient de mon vécu, de la vie quotidienne, comme sur «Vida». Et au niveau musical, j’écoute beaucoup de choses différentes: rap, reggaeton, trap, kizomba.

Vivez-vous de la musique? Maintenant, oui. Mais je me bats pour pouvoir en vivre, je ne fais que ça. Je ne mixe plus depuis 2016, mais je fais des collaborations lors de voyages. Je produis pour d’autres artistes, et mes instrus sont en vente sur mon site.

(Recueilli par Cédric Botzung)