Dégâts à Esch-sur-Alzette

06 août 2019 07:00; Act: 07.08.2019 09:26 Print

Trois mois après le feu, rien n'a bougé ou presque

ESCH-SUR-ALZETTE - Le 12 mai, un incendie ravageait l'épicerie Tutti Frutti. Trois mois plus tard, les denrées restent au sol, l'odeur est intenable et les insectes se multiplient.

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L'odeur est, à certains endroits, pestilentielle. Pour progresser, il vous faut déjà franchir les rubans de la police et les barrières de chantier installées il y a quelques jours seulement, puis progresser au milieu des déchets. Les traces de l'incendie qui a ravagé l'épicerie Tutti Frutti, rue Joseph-Kieffer, à Esch-sur-Alzette, le 12 mai dernier, sont encore visibles comme si leu feu s'était déclaré hier.

«Ce n'est pas normal!», peste l'un des employés rencontré sur place par L'essentiel. Le bâtiment qui s'est enflammé, un dimanche après-midi, stockait les produits de l'épicerie portugaise, laquelle approvisionne de nombreux cafés et restaurants du pays. Aujourd'hui encore des packs complets de boissons, des boîtes de céréales, des friandises, des chips, du vin ou même des produits surgelés jonchent le sol et les rares étagères encore debout. Tout cela à même la rue. Et évidemment trois mois plus tard, certains pourrissent à vue d’œil et font le bonheur des mouches, entre autres.

Visiblement, rien n'a bougé depuis le sinistre. Seule la ferraille entourant le bâtiment a été enlevée, pour le reste les choses patinent. La commune d'Esch-sur-Alzette et les assurances se renvoient la balle et pour cause, «la justice suit son cours». «La ville ne peut pas nettoyer ça, attendons que la cause soit déterminée, glisse un contact au service des bâtisses à la ville d'Esch-sur-Alzette. Mais soyez assuré que personne n'a d'intérêt à ce que ça reste comme ça!».

«Plusieurs experts sont déjà passés mais rien ne bouge, je demande juste à ce qu'on vienne nettoyer le site, pour l'hygiène, pour des questions sanitaires», insiste l'employé. Selon lui, il faudrait avancer 25 000 euros pour procéder à l'enlèvement des gravats et déchets, sans être certain d'être pris en charge. Auprès de l'une des compagnies d'assurances impliquées, on se refuse à commenter le dossier en cours, visiblement bien connu.

En attendant une issue, le restaurant voisin perd des clients, l'épicerie voit son activité complètement à l'arrêt et même le chômage technique pour les employés n'aurait pas été versé. «Nous avons été la cible de pillages et la canicule n'a rien arrangé en termes d'hygiène», ajoute encore l'employé de Tutti Frutti.

(L'essentiel/Nicolas Chauty)

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