Santé au Luxembourg

23 mars 2017 16:06; Act: 24.03.2017 12:15 Print

Un bachelor en médecine à l'Uni à partir de 2020

LUXEMBOURG - Le Luxembourg veut former ses médecins au pays. Les étudiants en médecine pourront donc bientôt suivre leurs études au Grand-Duché, au-delà de la première année.

storybild

Dans un deuxième temps, un master sera mis en place. (photo: DR)

op Däitsch
Sur ce sujet
Une faute?

Le gouvernement a décidé d'étendre les études universitaires de médecine au Luxembourg. Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, Marc Hansen, et la ministre de la Santé, Lydia Mutsch, ont détaillé les mesures prises ce jeudi lors d'une conférence de presse. L'Université du Luxembourg développera bientôt un premier cycle d'études médicales (type préclinique) en partenariat avec des universités à l'étranger.

Les contacts sont très avancés avec l'université de Strasbourg et à un degré moindre avec l'université de Lorraine, alors que les discussions se poursuivent avec des établissements belges et allemands. Objectif: assurer l'accès des futurs diplômés au deuxième cycle des études médicales (Master).

«Deux secteurs fortement développés»

Le premier cycle des études médicales à l'Uni pourrait démarrer avec la deuxième année d'études à partir de l'année académique 2020/2021, avec 25 premiers étudiants. «Lorsque ce premier cycle sera bien installé et que nous aurons un retour significatif sur cette expérience, nous étudierons la possibilité de développer un deuxième cycle d'études médicales, de type Master», a précisé Marc Hansen. La médecine générale, l'oncologie et la neurologie seront les premières spécialités concernées par ce nouveau dispositif de formation, la chirurgie étant une piste pour l'avenir.

«L'oncologie et la neurologie sont deux secteurs qui ont été fortement développés dans notre pays au cours des dernières années», a rappelé Lydia Mutsch. «Notre ambition est aussi de faciliter l'accès des futurs candidats à la recherche médicale». Les formations spécialisées en oncologie et en neurologie pourraient débuter à partir de l'année académique 2018/2019. Tout ceci aura un impact financier sur les finances publiques, estimé à quelque 7 millions d'euros pour le premier cycle et à 4,6 millions d'euros pour les spécialisations.

Des indemnités revues à la hausse

L'État a par ailleurs décidé d'augmenter l'indemnité des médecins qui se forment à la médecine générale ou à la médecine spécialisée. Celle-ci passera de 2 500 à 4 000 euros mensuels la première année de spécialisation pour atteindre 5 000 euros en cinquième année. Le financement sera assuré par l'État et les hôpitaux concernés. Les médecins «maître de stage» toucheront de leur côté une indemnité mensuelle de 1 300 euros.

Les étudiants ayant réussi leur première année pourront toujours poursuivre, s'ils le souhaitent, le reste de leur formation dans les universités étrangères où existe un partenariat universitaire, ont tenu à préciser Lydia Mutsch et Marc Hansen.

(Pascal Piatkowski/L'essentiel)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Vésale le 23.03.2017 23:03 Report dénoncer ce commentaire

    Espérons qu'ils n'oublient pas le cours principal: "Humanisme". Le secteur de la santé au GDL, malgré tous ses moyens financiers considérables, en aurait le plus grand besoin !

  • Wat kommen dei op Idien le 24.03.2017 05:00 Report dénoncer ce commentaire

    Mammomamm alors on est tous sauvés!

  • Hein le 24.03.2017 11:43 Report dénoncer ce commentaire

    L'idée en soi n'est pas mauvaise. Mais ne faudrait il pas de personnes compétentes et pas des ministres, pour mettre ce projet sur pieds. Je pense à des médecins français, suisses, allemands, belges, autrichiens et luxembourgeois? Eux, au moins, ils savent de quoi on parle, de quoi on a besoin, quels critères devraient jouer et comment une coopération intra-pays pourra fonctionner!

Les derniers commentaires

  • mex le 24.03.2017 13:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    actuellement on peut réaliser le 3ème cycle de méd générale au luxembourg, après la 6ème année qui dure 3 ans en accord avec l université de la Saar on peut réaliser actuellement le 3ème cycle de spécialisation en neurologie le but sera d avoir un 3ème cycle Complet en Neuro ainsi que en onco au Luxembourg il est très difficile d avoir un 2ème cycle vu que nous avons uniquement des centres hospitaliers que ne sont pas des CHUniversitaire au Luxembourg avec des chef de service habilité PU-PH professeur universitaire praticien hospitalier pour avoir une formation adéquate

  • Médecin de peste le 24.03.2017 12:45 Report dénoncer ce commentaire

    Et bien bonne chance...

  • Hein le 24.03.2017 11:43 Report dénoncer ce commentaire

    L'idée en soi n'est pas mauvaise. Mais ne faudrait il pas de personnes compétentes et pas des ministres, pour mettre ce projet sur pieds. Je pense à des médecins français, suisses, allemands, belges, autrichiens et luxembourgeois? Eux, au moins, ils savent de quoi on parle, de quoi on a besoin, quels critères devraient jouer et comment une coopération intra-pays pourra fonctionner!

    • @Hein le 24.03.2017 14:29 Report dénoncer ce commentaire

      Ne vous en faites pas: Ces projets ne sont jamais élaborés par des ministres. Un Ministre donne les grandes lignes. Un Ministre met en place le financement. Mais tout les éléments et les détails sont toujours établorés par des groupes de travail comprenant des experts, comme dans ce cas ci, des médecins du CHU de Strasbourg.

  • PACES le 24.03.2017 11:34 Report dénoncer ce commentaire

    En France, c'est après le concours (ECN) en fin de 6ème année que les étudiants (médecins) obtiennent leur affectation de spécialisation (5 à 7 années supplémentaires) pour passer leur Doctorat.

  • olala le 24.03.2017 09:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Un bachelor c'est 3 ans. Je ne comprends pas comment ils peuvent parler de 'spécialisation' en oncologie ou neurologie s'ils ne proposent qu'un bachelor où la spécialisation est exclue ? On peut voir que, sans surprise, rien n'est clair dans leurs plans. La médecine, ce sont des études lourdes et pompantes, et devoir s'inquiéter du fair de devoir changer de pays après le bachelor me paraît comme un pari dangereux...espérons que le transfert soit automatique et que les étudiants ne doivent pas de nouveau passer par un système de candidature en ligne qui est tout à fait obsolète.