Assurance maladie-maternité

17 juin 2020 19:02; Act: 18.06.2020 07:12 Print

Un déficit de 551 millions anticipé pour 2020

LUXEMBOURG – Le gouvernement a présenté mercredi la situation financière de l’assurance maladie-maternité, dans le cadre de la crise, lors de la réunion quadripartite.

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Paulette Lenert, ministre de la Santé, et Romain Schneider, ministre de la Sécurité sociale, lors du point presse relatif à la réunion du comité quadripartite en matière d'assurance maladie-maternité. (photo: Fabrizio Pizzolante)

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Sans surprise, les chiffres annoncés mercredi par les membres du gouvernement lors de la réunion quadripartite étaient mauvais. Le gouvernement prévoit, pour 2020, «un déficit de 551 millions d’euros pour l’assurance maladie-maternité, au lieu d’un crédit de 102 millions d’euros l’an passé», a indiqué Romain Schneider (LSAP), ministre de la Sécurité sociale. «Les dépenses étaient exceptionnelles, à 3,7 milliards d’euros, en hausse de plus de 22%», a-t-il détaillé. L’année prochaine ne s’annonce guère meilleure, avec un déficit estimé à 214 millions, sachant que les calculs pourront être réévalués. «On en saura plus en juillet», selon Romain Schneider.

Le plus gros poste de dépense, cette année, était le congé pour raisons familiales (CRF), élargi le temps de la crise aux parents d’un enfant dont les structures d’accueil avaient fermé. Il a coûté quelque 300 millions d’euros. Les partenaires sociaux ont estimé que ces dépenses n’avaient pas à être réglées par la CNS. Elles n’ont «rien à voir avec une maladie ou un traitement, l’État doit les prendre en charge», a indiqué Carlos Pereira, de l’OGBL. L’État a «pris le chemin le plus court, en utilisant un dispositif existant», reconnaît Romain Schneider. Il estime que désormais, «il faut voir avec l’État la meilleure manière de répartir» ces coûts, dès le budget 2020.

Tous les acteurs se sont accordés pour dire que les débats avaient été courtois et constructifs. «C’était à l’image de ce que j’ai vu depuis le début de la crise, avec une grande solidarité», selon Paulette Lenert (LSAP), ministre de la Santé. Selon elle, la crise peut être l’opportunité d’améliorer certaines choses dans le fonctionnement courant, notamment sur la digitalisation. Christophe Knebeler, secrétaire général du LCGB, évoque des points comme la prise en charge des personnes vulnérables mais pas malades, ou encore les maladies chroniques et l’organisation des hôpitaux. Tous continueront à proposer des pistes de réflexion au cours des prochains mois.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Dex10 le 18.06.2020 08:08 Report dénoncer ce commentaire

    Mais il semble que les gens des parasites n'aient jamais refusé toutes les aides d'État ... chomage, congé extraordinare, congé familial, congé parental, etc etc ...quelqu'un a même si bien étudié le jeu des articulations qu'il a envoyé la lettre du début de la maternité le jour de la déconfinement. Et maintenant les gens qui paient sont toujours nous, ceux qui n'ont pas droit à rien de tout cela, et ceux qui n'ont même pas vu un demi-cent de cet argent ... les célibataires ...

  • resident le 17.06.2020 23:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour payer les profiteurs

  • JUSTICE le 18.06.2020 08:59 Report dénoncer ce commentaire

    Normal, avec toutes ces sociétés et banques qui ont fait travailler leurs employé(e)s sous la charge de la CNS en leur demandant de profiter du congé Social Que l on interroge anonymement les employé(e)s pour leurs demander s'ils ont du travailler durant cette période et si oui alors SANCTIONNER ces entreprises qui en ont profité avec des AMENDES SEVERES Là, la CNS retrouvera une bonne partie de son argent volé pour moi

Les derniers commentaires

  • Infirmier plus Jamais le 18.06.2020 11:18 Report dénoncer ce commentaire

    On a sauvé les compagnies aériennes européennes, on n'a plus d'argent pour la Santé

  • debussy le 18.06.2020 10:42 Report dénoncer ce commentaire

    comme a l accoutume malgre la grande pr eparation mediatique du ministre on va passer a la caisse souvenons nous de la grande propagande quand la tva a augmente a 17% nous connaissons la grande musique

    • Sylvie le 18.06.2020 11:14 Report dénoncer ce commentaire

      debussy, tout à fait exact! Et nous devrons tous payés pour ces profiteurs.

  • Xavier le 18.06.2020 10:35 Report dénoncer ce commentaire

    Seulement les enfants des citoyens devront havoir droit

  • madiou le 18.06.2020 09:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bien sûr que c’est nous qui remplissons les caisses. La caisse peut être bénéficiaire et aussi déficitaire. Il n’y a pas de mal quand c’est déficitaire, cela signifie qu’elle sert à aider des personnes qui ont en besoin. Certains profitent sûrement, il serait intéressant de savoir le pourcentage de tricheurs car on mélange les aides réelles qui génèrent un déficit et les aides aux tricheurs.

    • le penseur le 19.06.2020 07:02 Report dénoncer ce commentaire

      bien pense

  • Jean-Claude le 18.06.2020 09:40 Report dénoncer ce commentaire

    Etonnant que les frais CRF sont à payer par la CNS. Pourquoi ne pas encore ajouter les 9 milliards d'aide promis pour relancer l'économie à cause de COVID-19? Je croyais que les frais étaient dûs pour payer les traitements COVID à l'hôpital par des EMOs (Extracorporeal membrane oxygenation) où il faut compter 40.000 Euros par patient. Les chiffres sont difficiles à obtenir. Un docteur pourrait-il dire les chiffres exacts s.v.p.? Merci. L'utilisation d'EMOs a besoin de la surveillance permanente de plusieurs médecins.