Au Luxembourg

05 mars 2020 14:46; Act: 06.03.2020 12:14 Print

Un job pour les filles dans le digital? Oui, mais...

ESCH/BELVAL - Les filles et les garçons sont-ils égaux dans l’accès aux métiers numériques? Clairement non. Un événement a mis le doigt sur le problème jeudi.

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Les chiffres ne mentent pas. En 2020, les métiers du numérique n’emploient que 13% de femmes au Luxembourg. «Mauvais élève» sur le plan européen selon Marina Andrieu, cofondatrice de Women in Digital Empowerment (WIDE), qui organisait ce jeudi à Belval, avec le ministère de l’Égalité entre les femmes et les hommes, un cycle d’échanges sur le sujet. Taina Bofferding, ministre référente, était là pour clamer que «nous sommes toutes et tous égaux face au numérique». Mais l’ambition se heurte encore aux stéréotypes.

«Les barrières tombent petit à petit, mais c’est encore difficile», lancent d’une même voix des représentantes de POST venues échanger avec des élèves du lycée Belval. Une intervenante qui travaille dans la cyber-sécurité raconte être encore souvent «la seule fille dans des réunions avec quinze hommes». Une autre rappelle qu’à peine 15% des jobs dans le milieu des jeux vidéo sont occupés par des filles. Un exemple précis qui a «choqué» Fabio, 19 ans. Pour lui, citant l’exemple d’un cousin «méprisant vis à vis des filles», la première barrière est posée à la maison. Une discrimination naturelle est installée par les parents, l’entourage, et qui se concrétise au moment de choisir son orientation post-bac.

«Tant qu’une personne est compétente, peu importe le sexe»

«Et pourtant les possibilités du digital sont vastes. J’ai vu des jeunes filles passionnées de mathématiques qui ne savaient même pas qu’elles pouvaient en faire leur métier dans les biotechnologies par exemple», glisse Ghislaine, spécialiste IT chez POST. «Elles doivent avoir le courage d’affronter ce milieu où elles sont encore minoritaires», confirme Marina Andrieu au moment de donner la parole à plusieurs femmes créatrices de start-up au Luxembourg.

«Tant qu’une personne est compétente et se sent bien dans son travail, peu importe le sexe», veut croire Lia, 16 ans, du lycée Belval. Pour Arijan, 18 ans, «on est en 2020, il faut changer les modèles d’il y a 60 ans». Tout le monde semble donc être conscient de l’enjeu, reste à enclencher la dynamique. Si des préjugés ou influences culturelles freineront toujours l’élan, le gouvernement, les professionnels du secteur digital, les enseignants et les élèves regardaient tous dans le même sens, ce jeudi.

(L'essentiel/ Nicolas Chauty)

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Les commentaires les plus populaires

  • Hubert le 05.03.2020 15:56 Report dénoncer ce commentaire

    Faudrait peut-être arrêter de vouloir la parité partout… On n'empêche personne de faire des études dans le digital il me semble. Ca reste un choix personnel, peu importe le sexe. Cela m'étonnerait qu'il y ait 50% d'hommes dans les crèches, dans les ressources humaines, etc... et là ça semble ok...

  • cedber le 05.03.2020 14:53 Report dénoncer ce commentaire

    j'espere que l'on va éviter les quotats obligatoires

  • Juste une question le 05.03.2020 16:34 Report dénoncer ce commentaire

    Croyez-vous que l'argument de l'inégalité tienne la route économiquement. Imaginez un patron d'entreprise qui accepte d'engager et de payer un homme plus qu'une femme pour le même travail, à un niveau de compétence équivalent voire moindre, il serait tout simplement stupide. Un patron normal, embaucherait sans hésitation une femme si en termes de rendement au travail elle équivaut ou dépasse un homme, car il n'a qu'une logique, apporter de la valeur à son entreprise.

Les derniers commentaires

  • Etudes IT le 06.03.2020 14:08 Report dénoncer ce commentaire

    Dans ma promo, il y avait 2 filles pour 40 etudiants. A la sortie, il ne peut pas y avoir 20 filles et 20 garcons en poste.

  • bonsens le 06.03.2020 06:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    L’idée c’est pour que les filles qui veulent vraiment faire carrière dans cette filière puissent accéder à la filière de manière équitable. C’est pas pour les convaincre de venir dans cette filière. Et il n’y aura pas plus de filles qui voudront y aller ce sera juste plus facile pour elle. C’est le principe de l’égalité des chances sic.

  • Piersilvio le 06.03.2020 06:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bizarre pas de femme masson.

  • I.F. le 05.03.2020 19:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il n'y a plus un jour sans que les féministes ne quinent, pour tout et n'importe quoi et ça dure toute l'année.

  • Sophie le 05.03.2020 19:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Actuellement je peux vous garantir un patron serai content de trouver n’importe si home/femme dans le domaine IT. On cherche mais trouve rien même pas d’homme. Il n’y a pas assez.