Au Luxembourg

15 décembre 2017 11:40; Act: 18.12.2017 16:40 Print

Une attente aux urgences à raccourcir à 2h30

LUXEMBOURG - Le délai moyen le plus élevé entre l'admission aux urgences et la sortie est de 3h49. Un chiffre que le gouvernement veut réduire à 2h30.

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Le gouvernement veut améliorer les services d'urgences.

op Däitsch
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«La qualité des soins aux urgences n'est pas remise en cause», affirme la ministre LSAP de la Santé, Lydia Mutsch, qui évoque «le travail formidable de tous les urgentistes, des médecins, des infirmières, dans des situations difficiles». Toutefois, le ministère a lancé une étude, de laquelle sont issues des recommandations pour rendre ces urgences plus efficaces.

Très sollicitées, c'est la rançon de la gloire, les urgences sont parfois surchargées. En 2016, 312 109 personnes sont allées dans un des quatre services d'urgences du pays. Ainsi, le temps d'attente moyen, entre l'arrivée et la sortie, y oscille entre 1h20 et 3h49. Ce qui est moins que la moyenne à l'étranger (4h). Pour 75% des patients, la durée est de 3h et moins. Un chiffre qui devrait être porté à 80%. «Notre but est de faire que la durée de présence du patient aux urgences ne dépasse pas les 2h30» d'ici 2 ans, a indiqué la ministre de la Santé.

Vers des gardes parallèles

Pour cela, il faudra que les urgences ne soient sollicitées que pour les vraies urgences. Actuellement, 18,5% des sollicitations concernent des situations où la gravité est peu élevée. Des campagnes d'information ciblées et régulières vont être menées, pour indiquer au patient quand aller aux urgences, chez son médecin traitant ou dans les maisons médicales.

Parmi les autres recommandations de l'étude figure l'idée de gardes parallèles pour la région centre. Aujourd'hui, les urgences dans la capitale sont assurées à tour de rôle par le Centre hospitalier de Luxembourg (CHL) et l'hôpital du Kirchberg. La ministre veut «concrétiser dans les prochains mois» une garde simultanée, jusqu'à 17h pour assurer les heures de pointes, des deux établissements.

Le nombre de lits devrait lui aussi être augmenté, et l'organisation des services améliorée. Ainsi, à l'heure actuelle, 62% des patients sont triés par une infirmière dans un délai de 10 minutes après leur admission. L'objectif est de porter ce taux à 100%.

Dans une réponse parlementaire parue lundi 18 décembre, Lydia Mutsch, ministre de la Santé, et Romain Schneider, ministre de la Sécurité sociale, indiquent que la mise en oeuvre concrète de ces mesures sera entamée dès le début de l'année prochaine, en concertation avec toutes les parties prenantes. «À cette fin, une plateforme regroupant aussi les acteurs de terrain sera mise en place afin d'assurer la mise en oeuvre efficace des mesures et actions pendant les années à venir», précisent-ils.

Les deux ministres rappellent par ailleurs que des efforts visant à désengorger les urgences ont déjà été réalisés, notamment par l'allocation d'un montant de 2 millions d'euros qui avait été intégré dans l'enveloppe budgétaire globale des dépenses du secteur hospitalier pour les années 2017 et 2018, «permettant ainsi d'engager du personnel supplémentaire destiné spécifiquement aux services d'urgence».

(JW/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • suggestion le 15.12.2017 13:45 Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi ne pas installer la maison médicale dans l'enceinte de l'hopital de garde et alors on peut dispatcher les patients à l'accueil en fonction de leur maladie...

  • un patient le 15.12.2017 12:03 Report dénoncer ce commentaire

    Il y a des gens qui connaissent pas encore les maisons médicales et donc ils continuent à aller le soir aux urgences. Faut faire plus de pub.

  • Délai "moyen" le 15.12.2017 15:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Moi jai attendu une fois 8h30 aux urgences du CHL avec ma femme enceinte qui au final s'est soldé par une hospitalisation "en urgence". Cest le caractère "urgent" qui doit être réévalué.

Les derniers commentaires

  • Nomi le 16.12.2017 11:27 Report dénoncer ce commentaire

    Mon fils avait une intervention dentaire le vendredi. Dans la nuit il a eu très mal et nous nous sommes rendu aux urgences à Esch vers 19h00. Nous avons attendu jusqu'à 22h10 pour qu'on nous dise qu'il n'y avait pas de dentiste disponible mais qu'on allait regarder. On a regardé et on nous a renvoyé à la maison. Le dimanche matin nous sommes allé au CHL (garde) qui nous ont guidé vers la Kannerklinik, il y aurait un dentiste vers 14h00. Mais il y avait 25 patients en attente pour des problèmes dentaires. C'était le cumul du WE.

  • dan le 16.12.2017 08:45 Report dénoncer ce commentaire

    après il y a urgence et urgence? combien se rendent aux urgences pour des problèmes mineurs qui peuvent attendre l'ouverture du cabinet d'un généraliste? autant pour les kannercliniks je peux comprendre car pour un bébé on est vite dans un état anxyogène, mais pour les adultes?

  • Physique le 16.12.2017 03:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ai fait un infarctus en 2015. Je suis toujours la. merci le centre du coeur a Strassen. 45 minutes apres infarctus a Munsbach j etais sorti du bloc. Alors quand il y a urgence, ca assure!

  • Doc Human le 15.12.2017 23:54 Report dénoncer ce commentaire

    Il faudrait également distinguer le niveau d'urgence. D'abord réceptionner le patient pour déterminer l'état de l'urgence et l'orienter vers le service adéquat. Par contre il faudrait que tout ce beau monde qui se présente aux urgences pour des petits bobos payent le prix d'une consultation afin de désengorger ce service et de pouvoir s'occuper des cas prioritaires d'urgence absolue

  • benny le 15.12.2017 20:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    heureusement que ça s'appelle urgence