Au Luxembourg

16 octobre 2019 06:54; Act: 16.10.2019 09:02 Print

Une Autorité enquêtera sur les agents publics

LUXEMBOURG - Les pouvoirs de l'Autorité nationale de sécurité (ANS), chargée de vérifier les antécédents d'agents publics, font débat.

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Auparavant, c'était le Service de renseignement de l'État (Srel) qui gérait ces enquêtes. (photo: Editpress)

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Actuellement, la commission parlementaire des Institutions se penche sur le dossier de la création de l'Autorité nationale de sécurité (ANS). Son objectif sera d'enquêter sur les agents publics traitant des dossiers confidentiels ou secrets pour qu'ils reçoivent une habilitation de sécurité. Le président de la commission, le député LSAP, Alex Bodry, explique qu'une telle autorité est indispensable dans le cadre d'engagements internationaux et qu'il s'agit pour le Luxembourg de se conformer au droit international.

Or, il était prévu d'accorder des pouvoirs d'enquêtes importants aux futurs agents de l'ANS. Ainsi, ils pourront interroger des personnes dans l'entourage de l'agent public ayant fait une demande pour obtenir une habilitation. «Les députés ont demandé que cette disposition soit changée. On pourrait envisager que les agents ayant demandé une habilitation indiquent trois personnes de leur entourage, comme c'est le cas en Allemagne», explique Alex Bodry. Il faut également préciser que les personnes interrogées dans le cadre d'une enquête ne sont pas obligées de répondre.

Auparavant, c'était le Service de renseignement de l'État (Srel) qui gérait ces enquêtes. Avec l'ANS, ce sera une administration indépendante qui se chargera des vérifications d'antécédents. Selon Alex Bodry, le projet de loi ne sera pas voté tout de suite, la commission continuera à travailler sur le dossier.

(L'essentiel/Maurice Magar)

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Les commentaires les plus populaires

  • Pasurdutout le 16.10.2019 14:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est une certitude ? alors je n'y crois pas !

  • Le philosophe le 16.10.2019 13:37 Report dénoncer ce commentaire

    Bravo! Alors, l'entourage, c'est le conjoint, le voisin, le cousin, le notable ou bien le haut-fonctionaire influent - pourquoi pas le politicien influent qui alors devient meilleur ami? Et les candidats dont l'entourage décide de ne pas collaborer, seront-ils mieux ou moins bien places que ceux dont l'entourage a des petites histoires à raconter ou à découvrir? Comment garantir un traitement égal des candidats? Bonjour, la tête du client et le favoritisme... On ne peut qu'espérer que les deputés se posent toutes ces questions, mêmes si eux ne sont pas soumis à ces enquêtes.

  • Unicorn le 16.10.2019 16:14 Report dénoncer ce commentaire

    Voilà qui confirme que le Gouvernement veut connaître ceux qui travaillent dans leur entourage direct. C'est indigne, dans la lignée de l'ancienne Allemagne de l'Est. Un casier vierge est suffisant. Déjà que la loi (protection des données et sécurité d'Etat) permet d'enregistrer les conversations téléphoniques de ses agents publics sur son réseau et de les garder pendant 6 mois, et qui vérifie si elles sont effectivement effacées ensuite. On doit en avoir des choses à cacher pour tant se méfier de potentiels donneurs d'alerte...

Les derniers commentaires

  • Unicorn le 16.10.2019 16:14 Report dénoncer ce commentaire

    Voilà qui confirme que le Gouvernement veut connaître ceux qui travaillent dans leur entourage direct. C'est indigne, dans la lignée de l'ancienne Allemagne de l'Est. Un casier vierge est suffisant. Déjà que la loi (protection des données et sécurité d'Etat) permet d'enregistrer les conversations téléphoniques de ses agents publics sur son réseau et de les garder pendant 6 mois, et qui vérifie si elles sont effectivement effacées ensuite. On doit en avoir des choses à cacher pour tant se méfier de potentiels donneurs d'alerte...

  • Pasurdutout le 16.10.2019 14:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est une certitude ? alors je n'y crois pas !

  • Le philosophe le 16.10.2019 13:37 Report dénoncer ce commentaire

    Bravo! Alors, l'entourage, c'est le conjoint, le voisin, le cousin, le notable ou bien le haut-fonctionaire influent - pourquoi pas le politicien influent qui alors devient meilleur ami? Et les candidats dont l'entourage décide de ne pas collaborer, seront-ils mieux ou moins bien places que ceux dont l'entourage a des petites histoires à raconter ou à découvrir? Comment garantir un traitement égal des candidats? Bonjour, la tête du client et le favoritisme... On ne peut qu'espérer que les deputés se posent toutes ces questions, mêmes si eux ne sont pas soumis à ces enquêtes.

  • Le Russe le 16.10.2019 08:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est normal, il faut vérifier sur ces personnes sont patriotes et défendent le GDL.

    • Jessica Schultz le 16.10.2019 10:44 Report dénoncer ce commentaire

      Tous les vrais Luxembourgeois sont patriotes.