Santé au Luxembourg

14 janvier 2020 16:12; Act: 16.01.2020 17:22 Print

La dépression, un mal en croissance au Luxembourg

BERTRANGE – En raison du nombre toujours croissant de dépressions, de troubles anxieux et d'attaques de panique, le Luxembourg lance une campagne à l'échelle nationale.

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Fièvre, radiographies, taux de glycémie... Il est relativement aisé de détecter les maladies physiologiques. Ceux qui en sont atteints bénéficient de compassion de toutes parts. À l'inverse, les maladies psychiques continuent d'être stigmatisées et nécessitent un vrai travail de prévention, déplorent les professionnels. «Ce n'est que lorsque l'on aura levé le tabou sur la dépression, que la lutte et la prévention contre les causes de la maladie porteront leurs fruits», explique Juliana D'Alimonte, docteur à la direction de la santé. Car quatre personnes sur cinq tardent trop avant d'appeler à l'aide, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques.

Selon les chiffres communiqués par les responsables de la campagne nationale: «Et si j'en parlais à un psy?», présentée mardi à Bertrange, 66 personnes ont mis fin à leurs jours au Grand-Duché en 2017. L'Organisation mondiale de la santé estime à 260 millions, le nombre de personnes atteintes de troubles psychiques dans le monde. Une femme sur quatre souffrirait de dépression au moins une fois au cours de sa vie, contre un homme sur huit.

Les frais de psychiatrie sont pris en charge

Lors de la présentation du Service Information et Prévention de la Ligue, un organisme de prévention des troubles mentaux relevant du ministère de la Santé, les participants ont insisté sur le fait qu'il fallait en parler ouvertement. Leur objectif est d'améliorer les connaissances du grand public sur la dépression, sur les traitements disponibles et de sensibiliser la population sur le fait que «les maladies mentales sont à prendre avec autant de sérieux que les maladies physiologiques», comme l'a souligné Barbara Bucki de D'Ligue.

Les participants attendent également des réformes politiques en termes de coûts. À l'heure actuelle, les séances chez un psychologue sont à la charge du patient, à moins que ce dernier ne se fasse rembourser par sa mutuelle santé. Les consultations chez le psychiatre sont quant à elles remboursées par la CNS. Les participants ont insisté sur le fait qu'il n'est «jamais trop tôt pour se faire aider».

Voicì la brochure que La Ligue a publiée:

• Prévention Luxembourg donne des conseils sur sa page Facebook.

(Franziska Jäger/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Le Belge, une fois. le 14.01.2020 21:55 Report dénoncer ce commentaire

    Travaillez pour certaines firmes dont je ne citerai pas le nom use les gens très vite.Où est et que fait l'ITM? Je pense que les politiques devraient prendre des mesures vis à vis de ces grosses firmes où les gens passent des fois des nuits à boucler des dossiers qui sont toujours et systématiquement urgent car l'argent doit rentrer au plus vite et à tout prix pour arroser les partners...Je connais ce milieu et cela ne cesse de s'empirer.Est-ce qu'on n'ose pas dire "stop" en " haut"? Il serait temps de remettre un peu l'humain au centre des intérêts et peut-être un peu moins le dieu PROFIT.

  • Salarié le 15.01.2020 09:31 Report dénoncer ce commentaire

    Toujours demander plus de productivite, de flexibilité, de contrôle de travail. Et tout cela à concilier avec une vie de famille et sociale et des temps de trajet toujours plus long. Y'a de quoi se sentir mal

  • leo salami le 15.01.2020 09:31 Report dénoncer ce commentaire

    Suffit de voir la journée des personnes actives qui travaillent au Luxembourg, entre 2 et 4h de transport anxiogène et fatiguant, un travail prenant où l'on demande une forte productivité car globalement bien rémunéré, quasi plus de temps libre.... sur plusieurs années ou décennies, ça fait mal au cerveau ...

Les derniers commentaires

  • raison le 16.01.2020 10:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les personnes visées sont le plus souvent celles qui ont beaucoup investi dans leur travail et qui sont conscientes de bien faire. Ou celles qui ont un profil différent des autres, de par leur trop grande aisance, leur forte personnalité voire leur couleur de peau ou leur sexualité. Ces individus gênent certains. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les “harceleurs” ne visent pas forcément quelqu'un pour ses faiblesses mais plus pour sa non-conformité.

  • raison le 16.01.2020 10:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    les attaques sont le plus souvent individualisées. Elles visent une personne en particulier, et toujours la même. - ces attaques se répètent sans cesse. - elles ne concernent généralement pas la qualité du travail de la personne harcelée, mais son intimité : c'est l'être qui est pris à partie, pas son savoir-faire.

  • raison le 16.01.2020 10:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    harcèlement moral au travail se définit par une conduite abusive (des gestes, des paroles, des attitudes, des comportements...) qui porte atteinte, par sa répétition et sa systématisation, à la dignité, ou à l'intégrité physique ou psychique d'une personne. Une conduite qui va dès lors mettre en péril l'emploi de cette personne ou dégrader le climat de travail.

  • raison le 16.01.2020 10:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les humiliations, l’isolement, la remise en cause continuelle des compétence sont aussi considérés comme du harcèlement, moral cette fois-ci. on constate que beaucoup font continuellement l’objet de critiques de collègues ou supérieurs, sont mis à l’écart, complètement isolés dans l’entreprise et sont victimes d’agressivité. Les humiliations, la propagation de rumeurs ou encore la surcharge excessive de travail sont le lot quotidien de des salariés. se voient attribuer des tâches qui ne sont pas conformes avec leurs compétences et doivent régulièrement faire face à des menaces.

  • qui le 15.01.2020 20:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et que dit la médecine du travail ? Laisse t elle faire les mauvais agissements? Blame t elle ceux qui dénoncent ? . Vous voyez des choses anticonstitutionnelles des maltraitances et dénoncez auprès des ministères c est dans la loi une obligation . Est ce que le médecin de travaille aide à faire évoluer les choses et dénonce les SA et asbl qui abusent qui négligent qui maltraitent ou camouflent / nient la vérité par peur aussi ? et soutiennent ces abuseurs ?