Au Luxembourg

21 mars 2019 09:02; Act: 21.03.2019 10:59 Print

Une hausse des contenus pédopornographiques

LUXEMBOURG - Sur les réseaux sociaux notamment, les contenus «intimes» mettant en avant des mineurs sont de plus en plus présents et partagés. La police met en garde.

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Ces contenus intimes, qui mettent en scène des mineurs, sont «choquants» et marqués par «la violence et la brutalité», avance la police. (photo: Illustration)

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Ces derniers mois, la police grand-ducale a émis plusieurs avertissements concernant la recrudescence sur Internet, dans le pays, de cas de mobbing, harcèlement ou arnaques diverses. Ce jeudi, les forces de l'ordre ont publié une nouvelle mise en garde vis à vis des contenus à caractère pédopornographique. «Depuis un certain temps, la section protection de la jeunesse et infractions à caractère sexuel de la police judiciaire a constaté que des contenus à caractère pédopornographique circulent sur les réseaux sociaux», peut-on lire dans un communiqué.

Ces contenus intimes, qui mettent en scène des mineurs, sont «choquants» et marqués par «la violence et la brutalité», avance la police. Plus dramatique encore, «ces contenus sont partagés surtout par des jeunes». Si la police judiciaire travaille sur ces différents cas, elle rappelle qu'il s'agit «d'une infraction pénale» pour les diffuseurs mais aussi pour ceux qui consultent ces contenus.

Plusieurs affaires jugées

Depuis le début d'année 2019, deux affaires ont notamment été relevées au Luxembourg. Celle d'un professeur quadragénaire de Bissen, poursuivi pour avoir filmé ses élèves nues. Il a été condamné à huit ans de réclusion (dont cinq probatoires), obligation de suivre un traitement psychiatrique et une amende de 1 000 euros. Par ailleurs, un détenu du centre pénitentiaire de Schrassig, qui possédait des photos érotiques de sa petite amie de 17 ans, a été condamné, entre autres, à une amende de 5 000 euros et une interdiction d’être employé dans l’enseignement. «Vu l’âge de la fille, ces images sont à considérer comme des images pédopornographiques», avait soulevé l’enquêteur.

Le code pénal prévoit jusqu'à trois ans de prison et 50 000 euros d'amende en cas d'enregistrement, de transmission ou de consultation de contenu à caractère pédopornographique. Peine alourdie en cas d'utilisation de réseau de communications électroniques.

(nc/L'essentiel)